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Blockchain et Cryptomonnaies : les définitions à connaître

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Il y a 16 noms dans ce répertoire commençant par la lettre D.
DAG
Un DAG (Direct Acyclic Graph, ou Graphe Orienté Acyclique en français) est un type de technologie de registres distribués (DLT), tout comme la blockchain. Les technologies de DAG n’ont pas recours aux blocs, mais utilisent un graphe acyclique direct où les informations sont stockées dans des noeuds. Les transactions sont liées les unes aux autres : une transaction confirme la suivante et ainsi de suite. Les DAG ont l’avantage d’être plus scalables que les blockchains, plus rapides et plus adaptés aux microtransactions. Mais ces réseaux sont également plus vulnérables face aux attaques. Les cryptomonnaies les plus connues à être basées sur un DAG sont IOTA et ByteBall.

DAO
Une DAO est une Decentralized Autonomous Organization, autrement dit une organisation décentralisée autonome, ce qui signifie que ses règles de gouvernance sont entièrement automatisées et ne requièrent en principe aucune intervention humaine. La DAO repose donc sur un principe “trustless” (sans confiance), qui supprime la nécessité d’accorder sa confiance à un tiers : dans une DAO, « code is law », autrement dit le code fait la loi. Les règles de fonctionnement d’une DAO sont inscrites dans une blockchain et sont donc à la fois immuables et transparentes.

Dip
Un dip est une chute brutale, mais éphémère du cours d’une cryptomonnaie. Après un dip, une cryptomonnaie retrouve très rapidement sa valeur. Un dip peut résulter de différents mécanismes de marché, très souvent il s’agit d’une vente de la part d’un poids lourd (une « baleine » ou un « whale », selon le jargon du marché crypto). L’idéal est de parvenir à acheter une cryptomonnaie pendant un dip pour réaliser une belle plus-value.

DLT
Une DLT (Distributed Ledger Technology) est une technologie de registres distribués. Le but d’une DLT est d’améliorer la transparence, la sécurité et la traçabilité des informations liées à différentes transactions en partageant un registre immuable et consultable par tous. Les DLTs peuvent être publiques ou privées, et restreindre ainsi l’accès à une minorité de personnes autorisées. La quasi-totalité des cryptomonnaies du marché actuel sont basées sur des DLTs publiques. Une grande majorité d’entre elles sont basées sur des blockchains, toutefois la blockchain n’est pas le seul type de DLT possible : il existe également des technologies comme le DAG (Direct Acyclic Graph), utilisé par IOTA sous forme de tangle, ou le block lattice, utilisé par Nano.

DApp
DApp est un acronyme anglais signifiant “decentralized application” (application décentralisée). Une application décentralisée fonctionne sur un réseau d’ordinateurs appelé souvent virtual machine, comme l’EVM (Ethereum virtual machine), ce qui lui permet d’être “indestructible” car disséminée sur plusieurs ordinateurs plutôt que sur un serveur d’Amazon, Google ou Microsoft. Des réseaux comme Ethereum, Stratis ou EOS sont dédiés à l’hébergement de ces DApps.

DDoS
Une attaque DDoS (attaque par déni de service, Denial of Service) vise à rendre inaccessible ou inopérant un système informatique pendant une certaine durée. Ce type d’attaque ouvre la voie aux hacks (piratages) et à des vols importants sur les plateformes d’échange de cryptomonnaie. Chaque jour, les exchanges sont victimes de tentatives d’attaques DDos et doivent donc savoir s’en protéger pour continuer à résister aux attaques et protéger leurs fonds.

DPOS
Le protocole DPOS, pour Delegated Proof of Stake, est un algorithme de consensus blockchain développé par Daniel Larimer et utilisé pour la première fois pour la blockchain BitShares. Le protocole DPOS consiste en une preuve d’enjeu déléguée qui vise à résoudre les problèmes de centralisation que posent les mécanismes de Proof of Work et Proof of Stake.Chaque utilisateur du réseau détient un droit de vote proportionnel à ses possessions de tokens en vue d’élire différents délégués. Seuls les délégués pourront contribuer à la production des blocs, mais les membres du réseau ont le dernier mot sur toutes les modifications effectuées sur le protocole. Le système est parfois critiqué pour les abus de position dominante des délégués, qui peuvent rester en place très longtemps. D’autres part, plus le nombre de délégués est faible, plus la centralisation est importante (21 pour EOS, 51 pour Ark, 101 pour Lisk).

Dump
Un dump consiste tout simplement en la baisse du prix d’une cryptomonnaie. Un dump est généralement une baisse prolongée, qui peut susciter de l’inquiétude chez les traders ou les investisseurs.

Dust
Le dust, poussière en français, correspond à tous ces faibles montants de cryptomonnaies que l’on conserve dans son wallet si l’on fait régulièrement du trading, et que l’on ne peut ni vendre ni convertir, les montants étant trop bas. Chez Binance, il est possible de convertir ses dusts en BNB (token de la plateforme) pour les récupérer ou payer des frais de transaction avec.

DYOR
DYOR est l’acronyme de “Do Your Own Research”, soit en Français, “faites vos propres recherches”. C’est un adage très courant en finance qui est souvent répété aux novices. Il faut toujours effectuer ses propres recherches avant de réaliser quelconque investissement.

Pour l’anecdote, le directeur de la CFTC aux États-Unis, Christopher Giancarlo (que l’on sait favorable aux cryptomonnaies) était sorti d’une session au Sénat sur la thématique des cryptomonnaies en écrivant sur Twitter “Merci pour votre énorme réponse à mes récentes remarques au Sénat US. Lol. En investissant, rappelez-vous : soyez prudent, mesuré et DYOR”.

https://twitter.com/giancarloMKTS/status/961612907732783104

Déflation
La déflation s’oppose à l’inflation, et désigne donc la baisse des prix. Elle est souvent confondue avec une baisse de l’inflation – la désinflation – qui consiste en une diminution de la hausse des prix, et non en une baisse. . La déflation est synonyme de régression d’un marché ou d’une économie, si bien que l’on parle souvent de « spirale déflationniste ». Il n’est donc pas souhaitable d’observer une situation de déflation sur le marché des cryptomonnaies, pas plus que sur n’importe quel autre marché monétaire.

Downtrend
Downtrend désigne simplement une tendance baissière, ce qui est sa traduction en français.

Daniel Larimer
Daniel Larimer est à la fois développeur et entrepreneur dans le domaine des cryptomonnaies. Créateur de BitShares en 2014 , cofondateur de la blockchain Steemit en 2016, et directeur technique de la société Block.one (projet EOS), Dan Larimer est une des principales figures de l’écosystème des cryptomonnaies et est très reconnu par la communauté crypto. Il est également à l’origine du premier algorithme de consensus DPOS (Delegated Proof of Stake), depuis repris par de gros projets comme Lisk.

Day Trading
Le day trading consiste à prendre des positions de trading plutôt courtes, allant de quelques heures à quelques jours maximum. Le day trading requièrt une disponibilité importante pour pouvoir chaque jour surveiller ses positions et profiter des hausses ou des baisses des cours. Le day trading se distingue du swing trading (échelle de temps plus longue) et du scalping (échelle de temps plus courte).

Difficulty Target
Dans le système Proof of work, la difficulty target, “niveau de difficulté” en français, est une condition que doit remplir le hash d’un bloc pour que celui-ci soit accepté par le réseau et que le mineur qui a créé ce bloc empoche sa récompense. Sur Bitcoin par exemple, la difficulty target actuelle exige que le hash commence par vingt zéros, ce qui est extrêmement difficile à atteindre et demande des consommations d’énergie très importantes.Le niveau de difficulté varie au cours du temps pour que la fréquence de création des blocs soit conforme à celle indiquée dans le protocole de la cryptomonnaie. Plus le niveau de difficulté est élevé, plus les mineurs doivent « travailler » pour le satisfaire, valider un nouveau bloc et toucher la récompense correspondante. Plus il y a de mineurs, plus la difficulté doit être réajustée à la hausse pour que la fréquence de création de blocs reste constante, comme c’est le cas notamment de Bitcoin où le niveau de difficulté est ajusté (réhaussé) tous les 2016 blocs, soit environ deux semaines.

Double spending
Le double spending, la double dépense en français, est précisément une des innovations de Bitcoin, proposé par Satoshi Nakamoto fin 2008. Comme son nom l’indique, la double dépense consiste à dépenser deux fois le même jeton.C’est le problème majeur des actifs numériques, qui, par définition, ne sont que du code informatique. La duplication de fichiers informatiques a notamment était un grand problème dans l’industrie de la musique. Cela a permis de partager des fichiers illégalement sur Internet.Bitcoin résout le problème grâce au système cryptographique qu’est sa blockchain décentralisée. Si les mineurs reçoivent deux transactions dépensant les mêmes bitcoins, ils n’acceptent que la première transaction et refusent la seconde.

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