E-NIGMA surveillance blockchain

Le fisc britannique offre 100 000 £ pour l’aider à surveiller les cryptomonnaies

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La chasse aux cybercriminels s’intensifie – Le fisc britannique vient d’annoncer sa volonté de durcir sa surveillance concernant les cryptomonnaies, notamment pour lutter l’évasion fiscale. Pour ce faire, un appel d’offres à 100 000 livres sterling a été lancé. 

La grande évasion

Le département responsable de la collecte des taxes, Her Majesty’s Revenue & Customs, a publié le 17 janvier un appel d’offre concernant un outil d’analyse des blockchains et des cryptoactifs ayant comme but d’identifier les cybercriminels ayant recours aux cryptomonnaies. Dans l’ensemble, la demande porte donc bien sur l’évasion fiscale supposément pratiquée en cryptomonnaies, mais aussi sur d’autres acteurs néfastes au sens plus large (comme les nombreux cas de pirates informatiques s’attaquant aux cryptomonnaies).

Cet outil devra selon l’appel d’offres, utiliser des méthodes de collecte de renseignements pour identifier et regrouper les transactions illicites dans le but d’en identifier les auteurs. Les entreprises privées ont jusqu’au 31 janvier pour déposer leur candidature à cet appel offre d’un montant de 100 000 pounds (environ 117 000 €). Par la suite, le fisc se laissera jusqu’au 17 février pour effectuer sa sélection parmi les projets proposés.

Au minimum, le fisc britannique souhaiterait être en mesure d’analyser les blockchains Bitcoin, Ethereum, Ripple et Tether. En plus de ces monnaies – et de leurs forks – dont l’analyse est relativement triviale, le département des taxes souhaiterait également pouvoir appliquer son outil à des cryptomonnaies visant à l’anonymat, comme Dash, Zcash ou Monero.

Une volonté de longue date

Ce n’est pas la première fois que le fisc britannique tente d’en savoir plus sur les utilisateurs de cryptomonnaies présents sur son territoire. En effet, en août 2019, les services fiscaux sont venus frapper à la porte de Coinbase, EToro et CEX.IO, les principales plateformes d’échange opérant dans le pays : le fisc avait alors demandé à ce que lui soit fourni les listes complète de leurs clients, ainsi que l’ensemble des transactions qu’ils ont réalisés.

Le Royaume-Uni prend en tout cas la problématique à-bras-le-corps : en 2019, les services fiscaux britanniques ont été à l’origine de 86 demandes auprès du service dédié de la plateforme Kraken.

Le nombre de pays souhaitant réguler l’utilisation des cryptomonnaies est en constante évolution. C’est aussi le cas de l’Union européenne dans son ensemble : les autorités financières ont plusieurs fois exprimé leur volonté de créer un cadre réglementaire plus strict pour l’horizon 2020-2022.   

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Renaud H.
Étudiant ingénieur en software et en systèmes distribués, crypto-enthousiaste depuis 2013. Touche à tout, entre mining et développement, je cherche toujours à en apprendre plus sur l’univers des cryptomonnaies et à partager le fruit de mes recherches à travers mes articles.

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CaJun
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CaJun

100.000£ pour un outils dédié à l’identification, collecte et de pistage…. XPTDR manque juste 1 ou deux zero en+