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Bakkt en quête de la BitLicense new-yorkaise

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La chance sourit diversement aux crypto-exchanges pour obtenir la BitLicense, le précieux sésame qui permet d’opérer dans la ville et l’État de New York. Encore récemment, Bitstamp a pu l’obtenir, mais Bittrex se l’est vu refusé. Aujourd’hui, c’est la plateforme Bakkt qui se lance à sa conquête, pour une raison bien précise…

Initialement prévue pour novembre 2018, l’approbation des premiers contrats à terme (futures) de Bakkt sur Bitcoin n’a cessé d’être ralentie et repoussée par la Commodity Futures Trading Commission (CFTC).

L’Intercontinental Exchange (ICE), à l’origine du projet Bakkt, a décidé de contre-attaquer, en répondant au principal critère d’inquiétude de la CFTC : la garde des bitcoins.

En effet, les futures BTC de Bakkt seront les premiers dits « physiques », c’est-à-dire qu’ils seront réglés en vrais bitcoins plutôt qu’en dollars, comme ceux qui existent déjà (du CME ou du CBOE par exemple).

Selon des sources anonymes de Bloomberg, pour éviter d’avoir à confier la garde de ses bitcoins à une banque extérieure, Bakkt demanderait donc la BitLicense de New York, qui se trouve être également une licence d’État pour la garde d’actifs financiers.

Ainsi, en obtenant la BitLicense, Bakkt mettrait toutes les chances de son côté pour que ses produits cryptos soient enfin approuvés par la CFTC (qui sera toujours le décisionnaire final, BitLicense ou non).

Mais quand on sait qu’Andrew Yangun candidat pro-Bitcoin à la présidence américaine – a qualifié la BitLicense de « réglementation contraignante/coûteuse », on se dit que le projet Bakkt n’est malheureusement pas encore prêt d’être sorti d’affaire.

Rémy R.
Issu d’une formation universitaire en Sciences, je m’intéresse aux blockchains et à Bitcoin depuis 2013 et en ai même miné à l’époque. La bulle qui s'en est suivie m'en a détourné, mais je m'y suis replongé depuis 2017 et les étudie depuis avec passion.

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