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Robert Kiyosaki annonce « le plus grand krach de l’histoire » : et le Bitcoin, dans tout ça ?

« Au loup ! Au loup ! » criait le jeune berger de la fable d’Ésope, bien avant que le loup ne soit réel. Robert Kiyosaki vient de remettre le couvert. Vous l’avez sans doute vu passer sur X ces derniers jours. Le 15 septembre 2026, l’auteur de Père riche, père pauvre y publie un texte définitif : « le plus grand krach de l’histoire » aurait commencé, en Europe et au Japon, avant de se propager au reste du monde. Ce n’est pas franchement une première pour celui qui promet ce scénario depuis deux décennies, comme nous le rappelions lorsqu’il annonçait un Bitcoin à 750 000 dollars après un krach historique. Cette fois, sa recette de survie porte un nom précis : or, argent et Bitcoin.

Les points clés de cet article :
  • Robert Kiyosaki a récemment affirmé que « le plus grand krach de l’histoire » a débuté en Europe et au Japon.
  • Son post du 15 septembre sur X a évoqué des facteurs préoccupants tels que la frénésie de l’intelligence artificielle, une guerre en Iran et une dette mondiale excessive.

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Robert Kiyosaki et son krach « historique » : ce que dit vraiment son post sur X

Robert Kiyosaki y rappelle avoir publié en 2002 un livre au titre sans détour, Rich Dad’s Prophecy (jamais traduit en français, dans la lignée de Père riche, père pauvre) : il y préparait déjà ses lecteurs à profiter du plus grand krach boursier et obligataire de l’histoire. Vingt-quatre ans plus tard, la prophétie se réaliserait enfin, selon lui. Sur le papier, rien de neuf.

Dans son post du 15 septembre sur X, il égrène la liste habituelle : la frénésie autour de l’intelligence artificielle, la guerre en Iran, une dette jugée excessive, et une génération de baby-boomers qui part à la retraite au même moment. Sa cible, cette fois, ce sont surtout les détenteurs de plans de retraite américains, 401(k) et IRA en tête, avec une mise en garde spéciale pour les plus de 40 ans.

Sa référence, c’est toujours la Grande Dépression, qu’il étire jusqu’à vingt-cinq ans (1929-1954), avec la famille Kennedy citée en exemple de préparation réussie. Le remède, lui, tient en une poignée d’actifs : revenus locatifs, puits de pétrole, business personnel, et une sortie du cash vers l’or, l’argent et le Bitcoin. Il pousse même la lecture de The Entropy Trap, de Mickey Maini, un ouvrage bien réel qui applique les lois de la thermodynamique aux marchés financiers.

« LE PLUS GRAND KRACH DE L’HISTOIRE a commencé. En 2002, j’ai publié RICH DAD’S PROPHECY. Ce livre a été écrit pour préparer les gens à en profiter, et à ne pas en être victimes, du plus grand krach boursier et obligataire de l’histoire… un krach qui restait encore à venir. En 2026, ce krach a commencé, en Europe… (…)»

Robert Kiyosaki, post sur X, 15 septembre 2026

Taux japonais, dette mondiale, guerre en Iran : le terreau bien réel du krach

Le post ne sort pas de nulle part, même s’il devance les faits de plusieurs jours. Trois jours après la publication de Robert Kiyosaki, le 18 septembre, la Banque du Japon a relevé ses taux à 1,25 %, un plus haut depuis 1995, pour lutter contre l’inflation. Les principales bourses européennes ont alors ouvert dans le rouge. De leur côté, les rendements obligataires japonais avaient déjà touché les 3 % le 1er septembre, un plus haut depuis octobre 1996, avant de retomber vers 2,98 % après la décision de la BoJ.

Des tensions comparables touchent l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni. À cela s’ajoute une dette publique mondiale qui atteignait déjà 94 % du PIB en 2025 selon le FMI, avec une trajectoire annoncée vers 100 % dès 2029, sans oublier la guerre qui a éclaté en Iran cette année et dont l’économie mondiale encaisse encore les secousses.

Le terrain est glissant. Personne ne le nie. Sauf qu’un terrain glissant n’a rien d’un krach historique. Encore moins du plus grand de l’histoire.

Le bilan de Robert Kiyosaki : dix ans à crier au loup, et le pari Bitcoin qui reste fragile

Voilà pour la théorie. Dans la pratique, l’historique de Robert Kiyosaki ressemble davantage à celui du jeune berger qu’à celui d’un oracle. 2016 devait déjà être l’année du crash : le S&P 500 a grimpé de 9,5 % cette année-là. Même verdict en pleine pandémie, en avril 2020, quand il promettait une aggravation de l’effondrement : l’indice a bondi de 53,3 % dans les douze mois suivants.

En septembre 2021, nouveau tour de piste avec un « crash géant » promis pour le mois suivant : il ne s’est jamais produit. Un an plus tard, place à l’« everything crash », censé emporter actions, immobilier et cryptos d’un même mouvement, mais qui n’aura pas eu lieu tel quel, même si 2022 a bien été une année baissière, avec un S&P 500 en repli d’environ 18 % sur l’année. Et en août 2024, « le crash boursier est arrivé », disait-il déjà : l’indice, depuis, a nettement progressé.

Sur un point, pourtant, Robert Kiyosaki n’a pas tort d’appeler à la prudence. Le Bitcoin, lui, s’échangeait à la mi-septembre entre 75 000 et 77 000 dollars, après une nette remontée en août, mais restait en retrait par rapport à son niveau de janvier. Vous l’aurez compris : la couverture qu’il vante n’a, pour l’instant, rien d’un rempart infaillible. Ce qui ne l’empêchera sans doute pas de recommencer, l’an prochain, avec un nouveau livre.

Apparemment, on peut crier au loup pendant vingt-quatre ans sans jamais lasser son public. Le Journal du Coin décrivait déjà, il y a deux ans, le tiercé or, argent et Bitcoin de Robert Kiyosaki, promu quel que soit l’état du marché. Sur ce point, la martingale n’a pas bougé d’un iota. Ce qui a changé, cette fois, c’est la tension bien réelle sur les taux japonais et européens, pendant que ce nouveau post cumulait, lui, 2,72 millions de vues.

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Magali

Tombée dans le terrier du lapin blanc en 2017, je suis passée de lectrice assidue à Rédactrice en chef du Journal du Coin. J’aime m'investir dans les coulisses de projets pour porter ma vision d'un futur décentralisé. Amoureuse des belles lettres, je coordonne nos équipes pour transformer la complexité technique en une information humaine, précise et sans jargon inutile. Entre entrepreneuriat et rédaction, ma mission est claire : vulgariser demain, mais le faire aujourd'hui.

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