DeepSigma : d’anciens de Goldman Sachs et Citadel lancent des perpétuels sur actions et matières premières
Wall Street, mode perpétuel. Ce mardi 13 octobre, DeepSigma a dévoilé sa plateforme de futures perpétuels sur actifs réels (RWA). Sa démo live couvre pas moins de 77 marchés, des actions américaines aux rendements du Trésor, en passant par l’or et le pétrole. Pour l’heure, place au paper trading. L’ambition déborde pourtant du bac à sable, dans un créneau où le volume des perpétuels RWA a été multiplié par 20 au deuxième trimestre.
Les points clés de cet article :
- DeepSigma dévoile une plateforme de perpétuels sur actifs réels, avec une démo de paper trading couvrant 77 marchés, des actions américaines aux rendements du Trésor.
- L’équipe s’appuie sur des passeurs de Goldman Sachs, Citadel Securities, Google et Uber, et développe le projet sur la blockchain Cypherium.
- Ainsi, les contrats suivent les marchés réels via des prix externes, sans tokenisation ni détention des actifs sous-jacents.
- De plus, l’identité passe par des preuves à divulgation nulle, avec un principe de « prouver l’éligibilité, pas l’identité ».
77 marchés en paper trading, et pas un seul actif tokenisé
La plateforme arrive sur un terrain déjà labouré, mais avec une approche différente. Contrairement aux actions tokenisées à la Securitize, DeepSigma ne tokenise rien et ne détient aucun actif. Dans les faits, ses contrats perpétuels suivent les marchés réels via des données de prix externes. Le trader prend une position longue ou courte sans jamais posséder le sous-jacent. Il n’en prend pas non plus livraison. Un carnet d’ordres central gère le trading, tandis qu’une couche de clearing s’occupe des positions, du collatéral, de la marge et du règlement.
Or, le vrai sujet, c’est la structure des marchés traditionnels. Contrairement au crypto qui tourne en continu, une action cesse de coter la nuit et le week-end. Le monde, lui, continue de bouger. Philip Guo, fondateur de Cypherium et de DeepSigma, résume le défi.
« La partie la plus difficile n’est pas de créer un nouveau ticker. C’est de garantir que le marché reste sensé quand l’actif sous-jacent est fermé, que la liquidité disparaît ou qu’un prix externe bouge brutalement. »
Effectivement, le kit de défense annoncé comprend une tarification multi-sources, des limiteurs de position, des coupe-circuits, des liquidations partielles et un mécanisme d’assurance.
Cypherium, quatre brevets américains et une identité qui reste privée
Le projet se développe sur Cypherium, la blockchain de couche 1 fondée par Guo. En effet, cette dernière revendique quatre brevets américains sur son consensus. Son architecture combine preuve de travail et consensus tolérant aux pannes byzantines dérivé de HotStuff. La capacité annoncée grimpe à des centaines de milliers de transactions par seconde. De surcroît, le terminal embarque un « AI Market Analysis Desk » capable de suggérer des stratégies. Ce dernier opère hors chaîne, sans aucun pouvoir d’exécution sur les fonds. Côté identité, DeepSigma mise sur la zero-knowledge pour prouver l’éligibilité d’un participant sans publier ses données personnelles. Un pari de confidentialité loin des standards des venues perpétuelles actuelles.
L’équipe, elle, tient le podium des CV TradFi. Un ancien gestionnaire de portefeuille FICC chez Goldman Sachs, la banque qui vient de brancher son fonds monétaire sur Avalanche. Un ancien ingénieur de Google et Uber, fondateur de la société de trading quantitatif UmiUmi, et un trader macro passé par Citadel Securities, distingué dans le Forbes 30 Under 30 Finance. Guo avait déjà co-signé des travaux avec Thomas Moser, de la Banque nationale suisse. Reste à savoir si les perpétuels à l’ancienne, ceux des actions et de l’or, trouveront leur public là où Hyperliquid parie que toutes les bourses passeront on-chain d’ici dix ans. La réponse se jouera peut-être sur ce terrain exact.