Publicité

PIB, inflation, emploi : les 3 chiffres de vendredi matin qui vont juger l’économie de Lescure

Un vendredi à haut risque pour Bercy, et pour votre portefeuille crypto. Le 30 octobre, l’Insee publie à 7h30 la première estimation du PIB du troisième trimestre et la consommation des ménages de septembre. Ensuite, à 8h45, tombent l’inflation provisoire d’octobre et l’estimation flash de l’emploi salarié. Le ministre de l’Économie Roland Lescure les attend dans un climat lourd. En effet, la confiance des ménages est tombée à 80 en octobre, au plus bas depuis juin 2013. De plus, l’inflation est remontée à 3,1 % en septembre.

Le marché obligataire tremble aussi. L’OAT à 10 ans a touché 5 % le 21 octobre, une première depuis 2002. Par ailleurs, le vote solennel sur les recettes du budget 2027 est fixé au mardi 3 novembre. Or ce volet contient la taxation à 31,4 % des conversions de cryptomonnaies en stablecoins. Un PIB nul ou une inflation au-dessus de 3 % pèserait donc à la fois sur le débat des 54 milliards d’euros d’effort, sur le rendement de votre épargne et sur l’appétit pour le bitcoin.

Points clés

  • Vendredi 30 octobre, l’Insee publie le PIB du T3 à 7h30, puis l’inflation d’octobre et l’emploi salarié à 8h45.
  • L’Insee et la Banque de France attendent +0,1 % de croissance après un deuxième trimestre à zéro.
  • L’inflation a atteint 3,1 % en septembre, alors que le Livret A ne rapporte que 1,7 %.
  • Le vote du 3 novembre sur les recettes du budget 2027 inclut la taxe à 31,4 % sur les conversions crypto vers stablecoins.
Offre exclusive JDC : jusqu'au 30 octobre 2026, ouvrez votre compte Finst et recevez 50 € en Bitcoin !
<strong>Créer un compte Finst en 5 minutes</strong>
Créer un compte Finst en 5 minutes

PIB du troisième trimestre : l’économie française joue le zéro pointé

Commençons par le chiffre le plus attendu. L’Insee et la Banque de France tablent toutes deux sur +0,1 % entre juillet et septembre. Le premier trimestre avait reculé de 0,2 % et le deuxième a stagné. Pourtant, l’Insee avait d’abord annoncé +0,2 % pour ce deuxième trimestre le 30 juillet. Il l’a ensuite ramené à zéro le 28 août.

Les économistes privés ne sont pas plus gais. Dans une dépêche AFP du 28 octobre, Anthony Morlet-Lavidalie, de Rexecode, vise lui aussi +0,1 %. Il ne voit « pas de relais de croissance aujourd’hui dans l’économie française, pas de moteur ». De son côté, Charlotte de Montpellier, chez ING, parle d’une « accumulation de signaux » annonçant une nouvelle stagnation. Enfin, la consommation des ménages, publiée à la même heure que le PIB, avait gagné 0,4 % en juillet grâce à la canicule. Elle a ensuite perdu 0,5 % en août.

Un zéro ou un chiffre négatif ferait ainsi vaciller la prévision gouvernementale de 0,5 % pour 2026. Roland Lescure l’avait déjà ramenée de 0,7 % à ce niveau le 11 septembre. L’Insee, lui, n’attend que 0,4 % sur l’année.

Inflation d’octobre et emploi : le pic des prix face à la casse sociale

À 8h45, deux chiffres tombent en même temps. D’abord l’inflation : celle de septembre a été confirmée à 3,1 % sur un an le 15 octobre, au plus haut depuis début 2024. L’énergie seule affiche +21,3 %. Rexecode juge les prix « pas loin du pic, voire au pic ». L’Insee visait de son côté 2,9 % en décembre dans sa note de conjoncture de septembre. Ainsi, un chiffre d’octobre à 3 % ou moins conforterait l’idée d’un plateau. En revanche, un nouveau pic au-dessus de 3,1 % accentuerait la pression sur la BCE.

Cette dernière rend justement sa décision ce jeudi 29 octobre. Elle a relevé son taux de dépôt en juin puis en septembre, jusqu’à 2,50 %. Les économistes interrogés par Reuters attendent une pause ce jeudi, puis une nouvelle hausse en décembre.

L’emploi salarié complète le tableau. Selon l’Insee, le secteur privé a perdu 24 300 postes au deuxième trimestre et 80 900 sur un an. Par ailleurs, le climat de l’emploi a encore reculé de 3 points, à 95, le 22 octobre. Un troisième trimestre de destructions tomberait donc en plein examen du budget 2027. Le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, chiffre déjà à 10 milliards d’euros la dégradation du déficit provoquée par les votes des députés.

De l’OAT au Livret A : ce que l’épargnant crypto joue vendredi

Le lien avec la dette est direct. L’OAT à 10 ans a dépassé 5,1 % le 22 octobre. Elle est ensuite repassée sous 5 % le lundi 26, après le maintien de la note Aa3 par Moody’s, avec perspective négative. Toutefois, le rendement remontait dès le 28 octobre, à plus de 150 points de base au-dessus du Bund allemand. Or un PIB nul combiné à une inflation à 3 % forme le pire cocktail pour un créancier de l’État. Les recettes fiscales reculent, les dépenses indexées grimpent et la BCE n’a aucune raison de baisser ses taux.

Le premier effet pour l’épargnant crypto passe par le taux réel. Le Livret A rapporte 1,7 % depuis le 1er août, soit 1,4 point de moins que l’inflation. Chaque mois à 3 % grignote donc l’épargne sans risque. Dès lors, le bitcoin devient plus audible comme actif de diversification. Le second effet joue toutefois en sens inverse. Une OAT au-dessus de 5 % signifie une prime de risque plus élevée partout. Or les actifs volatils, crypto en tête, sont souvent les premiers vendus dans ces phases d’aversion.

Le calendrier ne laisse pas de répit. Après les chiffres de vendredi, les députés achèvent l’examen des recettes du budget 2027 avant le vote solennel du 3 novembre. L’amendement adopté le 16 octobre fait partie du lot. Il soumet les conversions de cryptomonnaies en stablecoins à la flat tax de 31,4 % dès le 1er janvier 2027. Enfin, un PIB à zéro renforcerait la quête de recettes du gouvernement, au moment où les détenteurs de crypto attendent de savoir si cette mesure survivra à la navette.

Tradez plus de 400 cryptomonnaies en toute confiance grâce à une plateforme régulée, transparente et aux frais imbattables en France. Recevez 50 € en Bitcoin pour toute nouvelle inscription !
<strong>Rejoindre Finst</strong>
Rejoindre Finst

Magali

Tombée dans le terrier du lapin blanc en 2017, je suis passée de lectrice assidue à Rédactrice en chef du Journal du Coin. J’aime m'investir dans les coulisses de projets pour porter ma vision d'un futur décentralisé. Amoureuse des belles lettres, je coordonne nos équipes pour transformer la complexité technique en une information humaine, précise et sans jargon inutile. Entre entrepreneuriat et rédaction, ma mission est claire : vulgariser demain, mais le faire aujourd'hui.

Journal du Coin
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.