Publicité

Microsoft propose le départ à 60 000 salariés : l’IA commence à remplacer les emplois de bureau

L’intelligence artificielle n’est plus seulement un argument produit chez Microsoft : elle commence à modifier les effectifs. Un mémo interne du 26 octobre, signé Amy Coleman, DRH du groupe, présente un dispositif de départs volontaires destiné à environ 60 000 salariés, soit plus d’un quart de l’effectif total. Officiellement, aucun licenciement n’est imposé ; dans les faits, le géant de Redmond ajuste déjà son organisation à l’ère de l’IA.

Les points clés de cet article :
  • Microsoft a introduit un dispositif de départs volontaires touchant environ 60 000 salariés, révélant un ajustement à l’ère de l’intelligence artificielle.
  • Les dépenses massives pour l’infrastructure IA ont conduit à prioriser la réduction de la masse salariale afin de protéger les marges bénéficiaires.

Offre exclusive JDC : jusqu'au 30 novembre 2026, ouvrez votre compte Finst et recevez 50 € en Bitcoin !
<strong>Créer un compte Finst en 5 minutes</strong>
Créer un compte Finst en 5 minutes

Une porte entrouverte, pas un parachute doré

D’après le message d’Amy Coleman, le dispositif vise les collaborateurs de niveau 70 et inférieur, c’est-à-dire jusqu’au rang de vice-président. La liste précise du personnel et des services visés n’a pas été rendue publique, mais inclut des travailleurs du Canada, de l’Inde, du Royaume-Uni et des États-Unis.

Le programme, limité dans le temps, prévoit un soutien financier et un accompagnement à la reconversion, sans que le montant soit précisé. La DRH y voit une évolution de l’approche du groupe face au changement, avec « plus de flexibilité » et, lorsque c’est possible, davantage de moyens pour les salariés de choisir « leur prochain chapitre ».

Des serveurs plutôt que des bureaux

D’après CNBC, Microsoft cherche à financer la construction très coûteuse de son infrastructure IA sans dégrader sa rentabilité. L’équation financière est limpide. Sur l’exercice clos en juin 2026, les achats d’équipements ont atteint 116 milliards de dollars, contre 64,6 milliards un an plus tôt, selon TokenPost. Pour le seul trimestre de septembre, le groupe prévoit plus de 50 milliards, contre 34,9 milliards un an plus tôt. Sur l’année civile 2026, CFO Dive évoque environ 175 milliards. Pour protéger ses marges, la masse salariale devient la variable d’ajustement.

Le groupe a déjà testé la formule. En avril, un premier plan de retraite anticipée visait environ 7 % des salariés américains, soit quelque 8 750 personnes selon GeekWire. Plus de 30 % l’ont accepté, d’après Microsoft cité par CNBC, et GeekWire chiffre son coût à 900 millions de dollars. Il s’ajoutait à trois vagues de licenciements : environ 6 000 postes en mai 2025, 9 000 en juillet 2025 et 4 800 en juillet 2026.

Les cols blancs en première ligne

Microsoft ne dit pas noir sur blanc que ses outils comme Copilot remplacent des salariés. Mais le signal est clair : aujourd’hui, pour espérer survivre, mieux vaut travailler dans un domaine que l’IA ne peut pas encore remplacer. Les fonctions de bureau classiques, elles, sont ou seront bientôt poussées vers la sortie.

Mais ce mouvement dépasse déjà largement Redmond. La banque Barclays réoriente ses budgets vers l’IA tout en réduisant ses effectifs, et Goldman Sachs alerte sur un ralentissement des embauches lié à l’automatisation. Car dans la tech comme ailleurs, le départ volontaire offre un avantage de taille : il coûte moins cher en image qu’un plan de licenciement brutal.

Des résultats au beau fixe

Deux jours après la diffusion du mémo interne, le 28 octobre, Microsoft a publié ses résultats. Le groupe affiche un chiffre d’affaires de 92,28 milliards de dollars (+19 %) et un bénéfice par action ajusté de 4,89 dollars, au-dessus des attentes. Surtout, Azure (le service de cloud de Microsft) progresse de 48 %, ce qui confirme que l’IA commence réellement à porter ses fruits.

Ceci illustre toute la contradiction à l’ère de l’IA. La performance financière ne protège pas les effectifs ; elle accompagne même l’ajustement. Reste une inconnue majeure : combien des 60 000 salariés concernés accepteront l’offre. Une charge de restructuration pourrait apparaître dans les prochains comptes, et d’autres géants pourraient être tentés de copier la méthode.

Tradez plus de 400 cryptomonnaies en toute confiance grâce à une plateforme régulée, transparente et aux frais imbattables en France. Recevez 50 € en Bitcoin pour toute nouvelle inscription !
<strong>Rejoindre Finst</strong>
Rejoindre Finst

Scrypto

Intéressé par les cryptos depuis 2014 et actif sur les marchés depuis plus de 8 ans, j'ai développé une expertise solide en analyse fondamentale et stratégies DeFi. Mon approche combine veille technologique rigoureuse et expérience pratique des protocoles décentralisés, forgée à travers différents cycles de marché. Contribuant régulièrement au Journal du Coin depuis 2022, je m'attache à vulgariser afin de rendre accessibles les concepts parfois complexes de l'écosystème. Mon parcours pluridisciplinaire (ingénieur, professeur, entrepreneur) nourrit une pédagogie concrète, privilégiant qualité et fiabilité de l'information. Discret mais actif sur X, je partage analyses et opportunités, avec pour objectif constant : démystifier la finance décentralisée tout en identifiant les innovations à fort potentiel. Mon credo ? L'éducation comme clé pour naviguer dans cet espace en évolution rapide.

Journal du Coin
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.