Qivalis : Les Américains s’emparent du stablecoin Européen

Douze banques européennes majeures viennent de s’allier pour lancer Qivalis, un stablecoin adossé à l’euro. Une initiative ouvertement saluée par le gouvernement français pour contrer l’hégémonie du dollar dans les paiements numériques. Pourtant, un détail de taille vient ternir cette vitrine de la souveraineté : l’infrastructure technique du projet a été confiée à l’entreprise américaine Fireblocks. Décryptage d’un virage institutionnel majeur et de ses conséquences pour votre épargne.

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Le virage à 180° de Bercy sur les stablecoins

Il y a encore peu, la position des institutions françaises face aux cryptomonnaies était catégorique. L’ancien ministre de l’Économie Bruno Le Maire y voyait une menace directe pour la souveraineté des nations et affirmait qu’elles n’avaient « aucune place sur le sol européen ». Dans la même lignée, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, mettait en garde contre une « privatisation de la monnaie ».

Aujourd’hui, le ton a changé. Le ministre des Finances, Roland Lescure, appelle désormais publiquement à multiplier les stablecoins émis en euros et encourage les banques à explorer les dépôts tokenisés.

Ce revirement s’explique par un simple calcul de survie. Le marché des stablecoins a franchi la barre des 305 milliards de dollars en janvier 2026, mais l’euro n’en capte que 650 millions, soit à peine 1 % du gâteau. 

Pour la deuxième devise la plus échangée au monde, qui brasse 1 100 milliards de dollars de flux quotidiens, cette anomalie statistique n’est plus tenable. L’Europe a fini par admettre que refuser le stablecoin revenait à laisser le champ libre au dollar numérique.

Le paradoxe Qivalis : une monnaie en euro sur des rails américains

Pour combler ce retard, le consortium Qivalis regroupe douze poids lourds bancaires, dont BNP Paribas, ING, BBVA ou encore UniCredit. Régulé par la Banque centrale néerlandaise, ce groupe prévoit l’émission d’un stablecoin euro conforme à la réglementation MiCAR d’ici le second semestre 2026.

L’initiative est ambitieuse, mais elle révèle les lacunes technologiques de la finance traditionnelle. Pour émettre et distribuer cet actif numérique, les banques européennes s’en remettent à Fireblocks, un géant de la conservation crypto basé aux États-Unis.

Ce choix démontre du retard technologique européen : les institutions ne semblent pas avoir trouvé un acteur européen pour gérer l’infrastructure blockchain. 

Elles sous-traitent le cœur du réacteur technologique à un acteur dont les actionnaires se nomment Sequoia Capital ou Paradigm. Aucun fonds européen ne contrôle la société qui détient les clés de l’euro tokenisé.

Ne faites confiance ni à l’Europe, ni aux US

Si les banques européennes actent le besoin de stablecoins, elles conservent une logique de tiers de confiance : l’utilisateur délègue son capital à une banque, qui délègue elle-même la sécurité à un prestataire américain. Ce modèle maintient l’investisseur dans une position de dépendance vis-à-vis d’une chaîne d’intermédiaires qu’il ne maîtrise pas.

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