Guerre en Iran, impact sur Bitcoin et le pétrole : Que s’est-il passé ce week-end ?

Soixante-cinq jours après le début du conflit, les négociations entre Washington et Téhéran reprennent du souffle, sans pour autant déboucher sur une percée. Le marché crypto suit, suspendu à chaque déclaration. Et, ce week-end du 1er au 4 mai 2026, n’a pas fait exception. Les États-Unis et Israël ont suspendu leur campagne de bombardements contre l’Iran il y a environ quatre semaines, mais les deux parties ne semblent pas plus proches d’un accord pour mettre fin à un conflit qui a provoqué la plus importante perturbation jamais enregistrée sur les marchés énergétiques mondiaux. Sur le terrain diplomatique, les échanges s’intensifient, sans que la méfiance mutuelle ne se dissipe. On fait le point.

Les points clés de cet article :
  • Les négociations entre Washington et Téhéran ont repris, mais sans percée significative, dans un contexte tendu de méfiance mutuelle.
  • La situation au détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran, a provoqué une perturbation historique sur les marchés énergétiques mondiaux.
  • Le marché des cryptomonnaies, en particulier Bitcoin, a réagi de manière intrigante, avec une hausse malgré les tensions géopolitiques.

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Guerre en Iran : Des négociations en dents de scie

L’Iran a soumis une réponse en 14 points à la proposition américaine visant à mettre fin au conflit. Le document a été transmis jeudi via le Pakistan, qui avait déjà servi d’intermédiaire lors du cessez-le-feu. La proposition iranienne prévoit notamment de régler la question du détroit d’Ormuz et de mettre fin à la guerre en priorité, en repoussant les discussions sur le programme nucléaire à une phase ultérieure.

Du côté américain, la réaction de Donald Trump a été pour le moins fraîche. Sur les réseaux sociaux samedi, le président a écrit qu’il allait bientôt examiner le plan iranien, mais qu’il « ne pouvait pas imaginer qu’il serait acceptable », estimant que Téhéran n’avait « pas encore payé un prix suffisamment élevé ». Interpellé à l’aéroport de West Palm Beach avant de décoller pour Miami, Trump a toutefois reconnu avoir été briefé sur le « concept de l’accord » et attendait le texte exact.

Puis, dimanche, le président US a déclaré que ses représentants menaient des discussions « très positives » avec l’Iran, tandis que le ministère iranien des Affaires étrangères a confirmé être en train d’examiner la réponse américaine, transmise elle aussi via le Pakistan. Un dialogue indirect, donc, mais un dialogue quand même.

De leurs côtés, les points de blocage demeurent structurels. Washington exige en priorité la réouverture complète du détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz. Trump a par ailleurs fait de l’absence d’arme nucléaire iranienne une « ligne rouge » non négociable. Un officier militaire iranien senior a pour sa part estimé samedi qu’une reprise des combats entre les États-Unis et l’Iran était « probable ». La fenêtre diplomatique reste donc étroite.

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Un choc économique majeur : pétrole et Hormuz au cœur de la guerre en Iran

L’Iran bloque depuis plus de deux mois la quasi-totalité du trafic maritime dans le Golfe, à l’exception de ses propres navires. En réponse, les États-Unis ont imposé leur propre blocus sur les navires en provenance des ports iraniens. Résultat : les marchés énergétiques mondiaux sont sous pression, et l’Europe évoque une crise énergétique qui pourrait durer des années.

Le prix du Brent a bondi d’environ 70 à plus de 110 dollars le baril en mars avant de se stabiliser dans une fourchette de 95 à 100 dollars. Le prix moyen du gallon d’essence aux États-Unis a grimpé à 4,45 dollars, soit une hausse de près de 50 % depuis le début du conflit fin février. Pour Trump, la pression politique est réelle : les élections de mi-mandat de novembre approchent, et le pouvoir d’achat des ménages américains en prend un coup.

Dans ce contexte, Washington a annoncé l’opération « Project Freedom », qui vise à escorter les navires commerciaux à travers le détroit d’Ormuz à partir de lundi, mobilisant des destroyers à missiles guidés, plus de 100 aéronefs et quelque 15 000 militaires. Une démonstration de force autant qu’une nécessité économique.

Le marché crypto entre espoir et prudence

Le marché des cryptomonnaies n’échappe pas à ce contexte géopolitique chargé, mais sa réaction reste singulière. Depuis le début du conflit fin février, Bitcoin a progressé d’environ 14 %, s’imposant comme un îlot de relative stabilité face à la volatilité des actions, de l’or et du pétrole.

La sensibilité aux nouvelles diplomatiques est néanmoins bien réelle. Bitcoin a franchi la barre des 78 000 dollars le 1er mai, porté par les espoirs de résolution du conflit après la soumission de la proposition iranienne. À l’inverse, mi-avril, après l’annonce de l’échec d’un round de négociations, BTC, ETH et XRP avaient chacun reculé d’environ 2 % en quelques heures.

Parallèlement, les institutions achètent des options d’achat (« calls ») sur Bitcoin tout en conservant des couvertures à la baisse, signalant une participation au marché sans abandon des protections, une posture caractéristique d’un environnement incertain. Le conflit retarde les anticipations de baisse de taux de la Fed, maintenant les conditions de liquidité restrictives qui pèsent sur les actifs à risque.

La situation entre l’Iran et les États-Unis en ce debut de semaine reste donc celle d’un conflit gelé, nourri d’échanges diplomatiques laborieux et de déclarations contradictoires. Les prochains jours seront décisifs : la réponse formelle de Washington à la proposition iranienne en 14 points, et surtout l’évolution du bras de fer autour du détroit d’Ormuz, conditionneront aussi bien les cours du pétrole que le moral des marchés crypto. Dans l’intervalle, Bitcoin fait figure de baromètre géopolitique en temps réel, une fonction nouvelle, et inconfortable, pour un actif né en dehors des circuits financiers traditionnels.

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Magali

Tombée dans le terrier du lapin blanc en 2017, je suis passée de lectrice assidue à Rédactrice en chef du Journal du Coin. J’aime m'investir dans les coulisses de projets pour porter ma vision d'un futur décentralisé. Amoureuse des belles lettres, je coordonne nos équipes pour transformer la complexité technique en une information humaine, précise et sans jargon inutile. Entre entrepreneuriat et rédaction, ma mission est claire : vulgariser demain, mais le faire aujourd'hui.

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