Conflit en Iran : la crise des carburants pourrait durer « des années » selon l’UE
En panne sèche. Le conflit contre l’Iran a provoqué une hausse et une forte volatilité du prix du baril de pétrole. Surtout avec les tensions autour du détroit d’Ormuz, par lequel transitait 20% du commerce mondial de pétrole. Et la crise énergétique induite par ce conflit au Moyen-Orient pourrait durer encore plusieurs mois, voire plusieurs années selon le commissaire européen à l’énergie.
- Le conflit au Moyen-Orient a provoqué une hausse historique et une forte volatilité du prix du pétrole, exacerbée par le double blocus du détroit d’Ormuz.
- Selon le commissaire européen à l’énergie, cette crise énergétique pourrait persister plusieurs années, rappelant des crises passées comme le choc pétrolier de 1973.
Le conflit au Moyen-Orient maintient un prix du pétrole élevé
Depuis le début du conflit entre l’Iran et la coalition israélo-américaine, le détroit d’Ormuz est devenu un enjeu géostratégique majeur. Pour rappel, ce détroit est un point de passage crucial pour les exportations de pétrole et de gaz naturel. Il représente 20% des exportations mondiales.
La blocus de l’US Navy (la marine américaine) sur les ports iraniens, est venu accentuer ce verrouillage du détroit d’Ormuz, ce qui maintient les prix du baril de pétrole très hauts : proche des 98 dollars pour le WTI, et juste sous les 107 dollars pour le Brent.
Cette hausse de la matière première a évidemment entraîné une hausse sur le prix des carburants. Aux États-Unis, le prix moyen du gallon d’essence (près de 3,8 L) a ainsi dépassé les 4 dollars (soit environ 0,90 euro le litre). Et en Europe, le prix du litre d’essence a lui aussi augmenté de manière significative, dépassant notamment les 2 euros le litre en France.
Une crise des carburants qui pourrait s’étaler sur plusieurs années
Selon Dan Jørgensen, commissaire européen à l’énergie cité par Euronews, cette crise énergétique, et particulièrement sur les carburants, pourrait s’inscrire dans la durée : « des mois très difficiles, voire des années » sont à prévoir.
Ainsi, le commissaire européen a déclaré que cette actuelle crise était « probablement aussi sérieuse » que celles du choc pétrolier de 1973 et de la guerre en Ukraine combinées, selon Euronews.
De plus, l’approche de la saison touristique fait craindre une pénurie de kérosène. Ce qui pourrait notamment entraîner des annulations de vols par les compagnies aériennes.
Face à cette situation, les gouvernements européens tentent de sécuriser leurs approvisionnements en carburant. Cette crise énergétique pourrait donc durer bien plus longtemps que prévu. Les consommateurs devant donc s’attendre à des prix élevés pendant un long moment, si les fortes taxes sur les carburants ne sont pas baissées, comme en France, où la taxation représente 60% du prix final du carburant.