JPMorgan : Les investisseurs abandonnent l’or pour le Bitcoin depuis le début du conflit iranien
Bitcoin, l’or 2.0. Depuis l’approbation des ETF au comptant sur Bitcoin par la SEC américaine en janvier 2024, ces fonds négociés en bourse ont aspiré des capitaux à un rythme qui dépasse largement celui de leurs homologues sur l’or, pourtant longtemps considérés comme la valeur refuge par excellence. Pour les analystes de JPMorgan, le verdict tombe : le bitcoin grignote doucement (mais sûrement ?) le statut historique du métal jaune.
- Bitcoin a été comparé à l’or, suite à l’approbation des ETF au comptant par la SEC en janvier 2024, captant plus de capitaux que les ETF or.
- Les analystes de JPMorgan ont révélé que les ETF BTC ont attiré 10 milliards de dollars depuis janvier, contre 3 milliards pour l’or, en raison de la demande croissante.
Les ETF BTC captent plus de capitaux que les ETF or
Dans une note publiée ces derniers jours et reprise par la presse US, les experts de JPMorgan dirigés par Nikolaos Panigirtzoglou ont passé au crible les flux entrants et sortants des ETF Bitcoin et or depuis le début de l’année. Le résultat est sans appel : les ETF Bitcoin enchaînent trois mois consécutifs de souscriptions nettes positives, quand les ETF or ont essuyé d’importantes sorties en mars, au plus fort des tensions entre Israël et l’Iran.
D’après les données collectées par les équipes de M. Panigirtzoglou , les ETF Bitcoin ont attiré environ 10 milliards de dollars depuis janvier, contre seulement 3 milliards pour les ETF or. L’écart s’expliquerait par une demande soutenue des particuliers comme des institutionnels, qui voient en bitcoin une protection contre l’inflation et l’érosion des monnaies fiduciaires.

Bitcoin, valeur refuge face à l’incertitude géopolitique (c’est de plus en plus vrai)
Pour JPMorgan, le succès des ETF Bitcoin confirme l’installation de la cryptomonnaie comme alternative crédible au métal jaune dans un contexte macroéconomique de « debasement trade ». Il s’agit d’une stratégie d’investissement consistant à acheter des actifs qui résistent à la dépréciation des devises, en particulier lors de périodes de tensions géopolitiques ou de craintes inflationnistes avec par exemple des banques centrales qui impriment trop d’argent.
Et c’est dans cet environnement de « debasement trade » que les investisseurs choisissent actuellement plutôt le bitcoin que l’or, du moins depuis le début du conflit entre Israël, les USA et l’Iran. L’intervention de Trump et Netanyahou a en effet fait fortement grimper le prix du pétrole et cela pèse sur les marchés boursiers et dope donc la volatilité financière.
Bitcoin est-il vraiment le nouvel or numérique ? Actuellement (et factuellement), pour JPMorgan, la réponse est oui. La banque vise d’ailleurs un cours à 100 000 dollars d’ici la fin de l’année, porté par l’appétit des investisseurs et la rareté programmée de l’actif. Même conclusion pour Arthur Hayes qui vise lui plutôt 125 000 dollars dans un contexte d’impression monétaire et « d’inflation de guerre ».