Créé en janvier 2009 par le mystérieux Satoshi Nakamoto, Bitcoin (BTC) est la première et la plus emblématique des crypto-monnaies. Son principe de fonctionnement a été décrit dans un livre blanc publié le 31 octobre 2008, et le réseau Bitcoin a été lancé le 3 janvier 2009 avec le bloc genesis.
Le cours du Bitcoin depuis 2009
La première phase de l’histoire du BTC se caractérise par une valorisation quasi nulle, puis par l’apparition d’un vrai marché en 2010. CoinMarketCap rappelle que le bitcoin a commencé à être échangé en juillet 2010, avec des prix allant de 0,0008 $ à 0,08 $, tandis que SoFi mentionne un premier prix enregistré autour de 0,00099 $ en 2009.
En 2011, le bitcoin atteint pour la première fois la parité avec le dollar, puis grimpe rapidement jusqu’à environ 30–31 $ avant de retomber sous 5 $ en fin d’année. En 2012, son premier halving réduit la récompense de minage de 50 à 25 BTC par bloc, ce qui prépare le cycle haussier suivant.
L’année 2013 marque la première grande explosion du BTC : parti d’environ 13 $, il approche 250 $ au printemps, corrige fortement, puis atteint environ 1 193 $ en fin d’année. Entre 2014 et 2015, le marché entre ensuite dans une longue phase baissière, avec un point bas autour de 171,51 $ en 2015 selon le tableau historique de SoFi.
En 2016, le deuxième halving fait passer la récompense de 25 à 12,5 BTC, et le bitcoin termine l’année proche de 1 000 $. L’emballement de 2017 conduit ensuite le BTC à près de 20 089 $, avant un violent marché baissier en 2018 où il retombe jusqu’à environ 3 191 $ sur l’année.
Après une reprise partielle en 2019, le bitcoin subit en 2020 un choc majeur lié à la crise sanitaire, avec un plus bas annuel à 4 106,98 $, avant de terminer l’année dans une forte dynamique haussière. En 2021, il inscrit alors un sommet à 68 789,63 $, porté notamment par l’adoption institutionnelle et l’intérêt croissant des investisseurs.
L’année 2022 correspond à un nouveau crypto winter, avec un plus bas annuel à 15 599,05 $. En 2023, le marché repart progressivement à la hausse, avec un sommet annuel à 44 705,52 $, avant un changement d’échelle en 2024.
En 2024, Bitcoin franchit pour la première fois le seuil symbolique des 100 000 $ et atteint un sommet annuel de 108 268,45 $. Cette hausse s’inscrit dans un contexte de marché très favorable, après le halving de 2024 qui a réduit la récompense de minage de 6,25 BTC à 3,125 BTC.
En 2025, le mouvement haussier se prolonge et Bitcoin établit son plus haut historique absolu à 126 198,07 $ le 6 octobre 2025. Le marché termine toutefois l’année en retrait par rapport à ce pic, autour de 87 000 $ selon SoFi.
En 2026, le BTC reste très volatil : SoFi indique un plus haut annuel à 97 860,60 $ et un plus bas à 60 074,20 $, tandis que les données de marché disponibles à la mi-avril 2026 situent le bitcoin autour de 74 000 $. Autrement dit, malgré une correction nette par rapport au record de 2025, le bitcoin évolue encore à des niveaux historiquement élevés.
Pour en savoir plus sur Bitcoin, sa définition, son histoire et son fonctionnement, vous pouvez consulter ce guide complet du Journal du Coin.
Chiffres clés
| Période |
Niveau marquant |
| 2009 |
Prix initial proche de 0, premier prix relevé autour de 0,00099 $ |
| 2010 |
Premiers échanges autour de 0,0008 $ à 0,08 $ |
| 2011 |
Premier passage à 1 $, puis pic vers 30–31 $ |
| 2013 |
Sommet vers 1 193 $ |
| 2017 |
Pic proche de 20 089 $ |
| 2021 |
Sommet à 68 789,63 $ |
| 2022 |
Plus bas annuel à 15 599,05 $ |
| 2024 |
Sommet annuel à 108 268,45 $ |
| 2025 |
ATH à 126 198,07 $ le 6 octobre |
| Avril 2026 |
Cours autour de 74 000 $ |
Volatilité et dynamique du marché
Vous l’aurez compris, le bitcoin est un actif extrêmement volatil. Son prix reste sensible aux cycles de marché, aux décisions réglementaires, aux mouvements macroéconomiques et à l’adoption institutionnelle, ce qui explique des variations parfois très rapides sur de courtes périodes.
À long terme, le marché reste aussi influencé par la rareté programmée de l’actif, avec une offre plafonnée à 21 millions de bitcoins et des halvings successifs qui réduisent la création monétaire. Cela nourrit une dynamique haussière de fond sur le très long terme, sans jamais supprimer les phases de correction brutale.