Art, communauté, luxe, architecture… NFT Paris 2021 : retour sur l’évènement

Nous étions à la conférence « NFT Paris » à Station F le samedi 22 janvier 2021. Voici notre retour sur les points forts de l’évènement !

Présentation de NFT Paris 2021

Le 22 janvier 2021 s’est tenu à Station F, l’événement « NFT Paris ». Premier rendez-vous de l’année entre amateurs et professionnels des Non-Fungible Tokens, de nombreuses conférences et sessions de networking étaient prévues.

Lors de cet évènement, plusieurs stands étaient dressés dans le grand hall de Station F pour représenter les grandes marques de l’écosystème mais aussi des projets naissants. On citera par exemple The Sandbox, Ledger, Rarible ou encore Proof of Attendance Protocol pour les plus connus.

En projets moins connus, on notera la présence d’Ethernaal (tatouage NFT), SolidNFT (impression d’oeuvres digitales), La Collection (curateur d’œuvres d’art en lien avec les musées) ou encore Screenshot (studio derrière le jeu Game of Blocks).

Tous ces acteurs plus ou moins connus dans l’écosystème crypto et NFT sont venus pour présenter leur projet ou leurs dernières avancées. Parmi les œuvres exposées, il était possible d’apprécier les œuvres de Pascal Boyart, Hackatao, Rik Oostenbroek ou encore Denis Santelli

Dollars Nakamoto - 2nd Edition - Dollars Nakamoto by Pascal Boyart | OpenSea
« Dollar Nakamoto », de Pascal Boyart

Les autres œuvres venaient de collections privées de différents collectionneurs ou collectif d’artistes : Art Point, VerticalCrypto Art, DanPolko, MOCA, La Collection, Rarible, .Gate, Breezy

Durant tout l’évènement, plusieurs conférences se sont succédées. Metaverse, art, luxe, jeux vidéo, PFP, musique, copyright ou identité numérique, les sujets étaient aussi divers que variés !

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NFT Paris 2021 : la matinée

NFT Paris 2021 – la matinée

La matinée était consacrée à deux grandes thématiques : l’art, l’identité numérique et l’utilisation des NFT dans le secteur du luxe. Voici les différentes conférences qui nous ont marqués :

La première fut celle avec Benoit Couty du Museum of Crypto Art (MoCA), Giulia Archetti de Sotheby’s et le collectif artistique Obvious. En résumé, les discussions ont porté sur l’utilisation des NFT dans le secteur de l’art et comment cela participait à créer de nouvelles communautés partout dans le monde, sans intermédiaire de confiance.

Ensuite, la conférence a abordé la question de l’identité numérique avec Yen de World of Women, Luca Verra de POAP et Nirmala Shone de The Fabricant. « Comment est-ce que les NFT peuvent créer l’identité numérique d’une communauté ? Avec quels outils ? »

Ces questions, le monde du luxe se les pose aussi. Nicolas Oudinot de Gucci, Pierre-Nicolas Hurstel d’Arianee et Olivier Moingeon d’Exclusible ont échangé sur le sujet : « Quelle sorte de NFT pour les marques de luxe ? ». Ce qu’il semble ressortir des discussions est l’importance de la communauté, quel que soit le projet.

Pour discuter encore plus en profondeur sur ce thème, le panel nommé « Le destin du Web3 dans les mains des communautés » a regroupé plusieurs acteurs d’univers différents. S.A.M de Blackpool, Adrien Ohannessian de Rennaissance, Luc Jodan d’Arianee et Vladimir Oustinov ont échangé sur leurs représentations respectives des mécanismes du Web3 qui sont en place dans différentes communautés. « Quel type de e-démocratie proposer pour la gouvernance d’un projet ? Comment avoir des utilisateurs engagés dans les décisions de la communauté ? »

NFT Paris 2021 : L’après-midi

NFT Paris 2021 – L’après-midi

La première conférence marquante de l’après-midi fut celle de John Karp de NFT Morning, qui avait demandé à sa communauté : « Quels sont selon vous, les trois pires projets PFP ? ». Cela lui a permis d’introduire la notion de « WAGMI » (We All Gonna Make It) et de revenir dessus. « Qu’est-ce qui fait qu’un projet va ou ne va pas réussir ? » Grâce à une série de questions particulièrement bien ciblées, John est revenu sur les erreurs à éviter et a aussi prodigué quelques conseils pour bien préparer le lancement de son projet NFT.

Suite à ça, le panel « Play 2 Earn & Metaverse, et ensuite ? » a enchainé avec Sébastien Borget de The Sandbox, Jérôme de Tessac, Briyan Cessac de Screenshot ainsi que Max Stöckl de Dogami comme intervenants. Plusieurs questions ont été soulevées dans ce panel. Tout d’abord, celle de l’utilité du NFT dans le jeu concerné. Ensuite, celles relatives à l’équilibre économique à avoir dans un jeu Play to Earn. Au final, ce concept, bien que riche d’un gros potentiel, en est encore à ses balbutiements et l’arrivée de gros acteurs comme Adidas ou Ubisoft a fortement accéléré le processus d’adoption.

La troisième conférence qui nous a marqué est celle sur « les NFT: En avant vers la démocratisation de l’art ». Modérée par Fanny Lakoubay, cette question a réuni sur scène Diane Drubay de AlterHEN, Micol Ap de VerticalCrypto Art, Pierre-Etienne Pommier d’Arago et Kate Vass de Kate Vass Galerie. Après avoir défini ce qu’est la démocratisation grâce au dictionnaire de Cambridge, les échanges se sont concentrés autour de la manière dont les artistes peuvent entrer dans l’espace NFT, même si ces derniers n’évoluent pas dans le marché de l’art initialement.

Que conclure de cette journée ?

L’évènement, a été l’occasion de prendre le pouls de la communauté en échangeant avec le public présent. Ce dernier était très éclectique : entrepreneurs, chefs d’entreprises, artistes, investisseurs mais aussi de nombreux curieux. Nous avons pu échanger avec une « architecte du metaverse » qui devait imaginer et créer l’apparence des différents bâtiments dans les mondes virtuels.

Montés en association comme .gate ou faisant partie d’une communauté en ligne, le constat est clair pour les artistes ou collectifs d’artistes présents : les NFT sont pour eux un nouveau moyen de communiquer et valoriser leurs œuvres.

Stanislas Mako, CEO de Kalart pense la même chose :

« Nous pensons vraiment que le monde des NFTs s’applique très bien au monde des créateurs numériques. Ils servent à légitimer leur travail. Ils travaillent comme les artistes, ont les mêmes problèmes que les artistes, mais leur création ne sont pas considérés comme des œuvres. Les NFTs peuvent changer ça et c’est l’un des bénéfices que nous leur trouvons. »

Stanislas Mako – CEO de Kalart

Ce premier évènement aura donc réuni experts, amateurs et professionnels autour de la thématique des Non-Fungible Tokens. Les NFT sont encore jeunes dans l’espace numérique et beaucoup d’expériences ont encore besoin d’être menées avant d’en maîtriser leur plein potentiel.

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Konohime

Issu d'une formation artistique, et fort d'un parcours professionnel technique, j'évolue depuis plusieurs années dans l'univers blockchain, et plus précisément dans celui des Tokens Non Fongibles. Ma valeur ajoutée dans cet écosystème est de rendre accessible au plus grand nombre les enjeux et opportunités offertes par ces nouvelles technologies

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