Crise du détroit d’Ormuz : Ce DEX est devenu la seule bourse mondiale ouverte sur le pétrole
Flash-Back. Le vendredi 28 février 2026, les marchés traditionnels ferment à l’heure habituelle. Les traders du CME, à Chicago, rangent leurs positions. Le week-end commence tranquillement. Quelques heures plus tard, dans la nuit de samedi à dimanche, les premières alertes tombent : l’Iran ferme le détroit d’Ormuz. Des frappes touchent des sites pétroliers. Un cinquième du pétrole mondial passe par ce couloir maritime de seulement 54 km de large. Les bourses classiques sont fermées. Impossible de trader le Brent ou le WTI.
Sauf sur une plateforme que peu de professionnels connaissaient : Trade[XYZ], déployée sur Hyperliquid. En quelques minutes, le contrat perpétuel CL-USDC (l’équivalent du brut WTI) commence à bouger. Il passe de 68,72 $ à 70,62 $ dans les premières heures. Puis les volumes explosent : 109 millions de dollars le lundi 2 mars, 203 millions le 4 mars, et jusqu’à 1,7 milliard le 9 mars. Quand le CME rouvre le lundi suivant, il affiche 75 $, soit plus de 7 $ au-dessus de la clôture du vendredi. Trade[XYZ] avait déjà absorbé une grande partie de cet écart en temps réel.
Bloomberg, le Wall Street Journal et Fortune couvrent l’histoire en quelques jours. Un DEX de contrats perpétuels sur Hyperliquid devient, pendant cette crise, le marché de référence pour le pétrole mondial.
- Trade[XYZ] a émergé comme une plateforme cruciale lors de la fermeture du détroit d’Ormuz, devenant un marché de référence pour le pétrole mondial, grâce à sa technologie sur la blockchain Hyperliquid.
- Le protocole HIP-3 d’Hyperliquid, lancé en octobre 2025, a permis à Trade[XYZ] de se développer rapidement, capturant une part de marché de 6,74 % parmi les grands protocoles DEX de contrats perpétuels au premier trimestre 2026.
Qu’est-ce qu’Hyperliquid et HIP-3 ?
Même s’il existe pléthore d’articles sur le sujet disponibles sur Le Journal du Coin, des présentations s’imposent avant de mettre les mains dans le cambouis.
Hyperliquid est une blockchain de couche 1 conçue pour la finance décentralisée. Elle utilise un carnet d’ordres entièrement enregistré sur la chaîne, avec une finalité en moins de 0,2 seconde et une capacité de 100 000 ordres par seconde. Contrairement à beaucoup de plateformes qui emploient des AMM (marchés automatisés où les prix dépendent d’une formule mathématique), Hyperliquid reproduit le système classique des grandes bourses : un carnet d’ordres où les acheteurs et vendeurs se rencontrent directement. Tout reste transparent et vérifiable publiquement.
En octobre 2025, Hyperliquid lance HIP-3, un protocole ouvert. Il permet à des équipes extérieures de déployer leurs propres marchés de contrats perpétuels sur son infrastructure. Ces équipes choisissent les oracles, les niveaux de levier, les limites de prix et les frais. En échange, elles reçoivent 50 % des frais générés. Pour déployer, il faut bloquer 500 000 tokens HYPE en garantie. Cela filtre les acteurs sérieux sans tout centraliser.
Trade[XYZ] est la première équipe à se lancer, le 13 octobre 2025, jour même du déploiement de HIP-3 sur le mainnet d’Hyperliquid. Elle est développée par Unit Labs, la même équipe qui a conçu la couche de tokenisation d’actifs sur Hyperliquid (celle qui permet les dépôts natifs de BTC, ETH et SOL).
Elle démarre avec un seul produit : XYZ100, un contrat perpétuel qui suit l’indice des 100 plus grandes entreprises non financières américaines (un proxy du Nasdaq 100).
Dès les premières semaines, le succès est au rendez-vous. Le 7 novembre 2025, soit à peine trois semaines après le lancement, XYZ100 dépasse 1,3 milliard de dollars de volume cumulé. Trade[XYZ] annonce alors le déblocage de 1 000 utilisateurs supplémentaires de la liste d’attente. Le modèle HIP-3 fonctionne immédiatement.

Un premier trimestre 2026 record
Les chiffres du premier trimestre 2026 surprennent même les observateurs les plus optimistes. Trade[XYZ] enregistre 112,87 milliards de dollars de volume, soit une hausse de 857 % par rapport au trimestre précédent. Pendant que le reste des DEX de perpétuels perd 40 % en volume, Trade[XYZ] passe de 0,43 % à 6,74 % de part de marché parmi les grands protocoles.
L’indicateur le plus important reste l’open interest : la valeur totale des positions ouvertes. Il passe en moyenne de 181 millions à 795 millions de dollars, pour finir le trimestre à 1,94 milliard. La plateforme bat son record d’open interest pendant 48 jours d’affilée. Ce n’est pas un pic dû à des liquidations, mais une croissance régulière : des traders installent des positions et les gardent. À fin mars, Trade[XYZ] représente 33 % du volume total d’Hyperliquid. HIP-3 dans son ensemble atteint 36 %.
Côté revenus : 7,93 millions de dollars de frais sur le trimestre, soit un rythme annualisé d’environ 40 millions. L’équipe a activé un « mode croissance » fin novembre 2025 qui a réduit les frais de prise d’ordre de plus de 90 %. Le frais moyen tombe à environ 1,3 point de base (0,013 %). Même à ce niveau bas, le modèle reste rentable.
Le premier grand test : le krach de l’argent le 30 janvier
Mais, reprenons notre histoire. Avant le pétrole, il y a eu l’argent (silver). Le 29 janvier, le métal touche 121,64 $ l’once sur le COMEX. Le 30 janvier, la nomination de Kevin Warsh à la tête de la Fed est vue comme un signal très restrictif. L’argent plonge de 19 % en cinq heures, puis encore plus. Sur Trade[XYZ] :
- 70,5 millions de dollars de liquidations en quatre heures (presque toutes en positions longues) ;
- Une liquidation unique de 18 millions de dollars sur un seul portefeuille ;
- Volume du jour : 2,57 milliards de dollars pour un open interest de 142 millions avant le choc.
La plateforme absorbe tout sans interruption. Pendant que des bourses traditionnelles suspendent les cotations ou ferment, comme ça a pu être le cas au Moyen-Orient au mois de mars 2026, Hyperliquid reste ouvert 24h/24. Le week-end suivant, Trade[XYZ] traite 257 millions de dollars de notionnel avec un écart médian de seulement 0,93 point de base. Aucune panne, aucune intervention manuelle. Le moteur de liquidations, appelé HyperCore, fonctionne de façon automatique, transparente et vérifiable.
La nuit où Hyperliquid a coté le pétrole mondial
Pendant la crise d’Ormuz, il n’y avait plus d’alternative. Le CME et les marchés du Brent étaient fermés. Les traders institutionnels se tournaient vers Trade[XYZ] pour réagir en temps réel.
Chronologie simplifiée :
- Week-end 1 (27-28 février) : Trade[XYZ] capture 44 % de l’écart entre la clôture du vendredi et la réouverture du CME. Volume : 14 millions de dollars. Les écarts de prix montent temporairement, mais le marché reste fonctionnel.
- Week-end 2 (6 mars) : Volume de 305 millions en deux jours. Le marché touche une limite technique de découverte de prix. L’équipe déploie une mise à jour (Discovery Bounds V2) pour rendre les bornes plus souples.
- Week-end 3 (20 mars) : L’erreur par rapport à la réouverture du CME tombe à 34,7 points de base.
- Week-end 4 (27 mars) : Erreur résiduelle : seulement 4,9 points de base.
En un mois, un marché parti de zéro devient très précis. Les teneurs de marché apprennent l’instrument, réduisent leurs marges. La liquidité s’améliore avec l’usage.

La licence S&P 500 : la reconnaissance de la finance traditionnelle
Le 18 mars 2026, Trade[XYZ] annonce un accord avec S&P Dow Jones Indices. C’est la première fois qu’un indice aussi important est officiellement licencié pour un contrat perpétuel sur une plateforme décentralisée.
Le contrat S&P 500 perpétuel est lancé avec 50x de levier maximum, des bornes de ±2 % et un plafond d’open interest. Volume le premier jour : 26,7 millions, puis 122 millions le lendemain. En 14 jours : plus de 2 milliards cumulés.
Ce partenariat montre que des institutions traditionnelles commencent à prendre l’infrastructure on-chain au sérieux.
Trade[XYZ], le colosse aux pieds d’argile ?
La qualité d’exécution s’est améliorée à une vitesse impressionnante. Les spreads médians sur les 15 marchés les plus actifs sont passés de 25-30 points de base début janvier à moins de 5-6 points de base fin mars, un niveau désormais comparable à celui des perpétuels crypto natifs d’Hyperliquid. La plateforme est ouverte 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, ce qui lui permet de capter en temps réel les événements géopolitiques et de proposer une cotation continue pendant les week-ends. Ca a été un avantage décisif pendant la crise du détroit d’Ormuz. Enfin, la transparence est totale : chaque ordre, chaque transaction et chaque liquidation est enregistré sur la blockchain et publiquement vérifiable.
Pourtant, des limites demeurent. La profondeur du carnet d’ordres reste encore modeste par rapport aux grandes bourses traditionnelles : on compte souvent seulement quelques centaines de milliers de dollars de liquidité dans les premiers niveaux, contre plusieurs millions sur le COMEX.
Par ailleurs, le volume le week-end ne représente qu’environ 30 % du volume en semaine : la plateforme est techniquement ouverte en continu, mais la participation reste asymétrique. Aussi, les frais actuels sont artificiellement bas grâce au « Growth Mode » activé fin novembre 2025. Cette forte compression (plus de 90 %) a servi à attirer du volume, mais elle est temporaire. La vraie question pour les prochains mois sera de savoir quelle part de ce volume se maintiendra lorsque les frais reviendront à des niveaux plus normaux.
D’ailleurs et enfin, notons que ce mois de mai 2026, CME et ICE font d’ailleurs pression sur les régulateurs américains pour encadrer plus strictement ces plateformes offshore, craignant une influence sur la formation des prix du pétrole.
Hyperliquid dans le viseur de la régulation crypto
La réglementation reste le principal risque. Trade[XYZ] bloque volontairement l’accès aux traders américains pour des raisons légales. La CFTC et la SEC travaillent actuellement sur un cadre pour ces nouveaux produits. Une clarification favorable pourrait ouvrir un marché adressable considérable.
La concurrence arrive rapidement. D’autres équipes déploient sur HIP-3, tandis que Binance, Bybit et plusieurs plateformes réglementées s’inspirent déjà des innovations de Trade[XYZ] (oracle basé sur l’impact price, bornes de découverte dynamiques…). L’avance actuelle, liquidité, licence S&P et sophistication technique, constitue un vrai fossé, mais il n’est pas infranchissable.
De son côté, Hyperliquid prépare déjà HIP-4, son protocole de marchés de prédiction, qui viendra compléter l’offre. L’idée est de créer une bourse universelle on-chain où l’on pourra à la fois se couvrir sur le pétrole, spéculer sur une élection, trader le S&P 500 ou des actions coréennes à 3 heures du matin.
Vers une finance qui ne connait pas de repos ?
À quoi sert vraiment une bourse qui ne ferme jamais ?
La réponse va bien au-delà de « pouvoir trader le week-end ». La crise du détroit d’Ormuz l’a montré de manière spectaculaire : un événement géopolitique majeur s’est produit un samedi, et le prix mondial du pétrole n’a pas attendu le lundi matin. Il s’est formé en continu sur Hyperliquid.
Les marchés traditionnels ont des horaires pour des raisons humaines : journées de bureau, cycles de règlement, contraintes réglementaires. Ces limites ne sont pas une fatalité économique. Elles sont des artefacts du passé. Ce premier semestre 2026 a prouvé que la découverte de prix permanente a une réelle valeur, non seulement pendant les crises, mais aussi en offrant des prédictions souvent plus précises que la clôture du vendredi.
Le CME, le Nasdaq et le NYSE parlent désormais de marchés 24/7. Hyperliquid et Trade[XYZ] les ont déjà construits. La question est simple : la finance mondiale est-elle prête pour des marchés qui ne dorment jamais ?
Cet article est à but informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement. Les données citées proviennent du rapport Q1 2026 de Trade[XYZ] publié par le Hyperliquid Research Collective (HRC) en collaboration avec GLC Research et Four Pillars.