La cote de popularité de Trump tombe à 32 %, un plus bas historique
it’s the economy, stupid. Trois décennies plus tard, la formule de Carville n’a rien perdu de sa force. Un sondage publié dimanche place Donald Trump à 32 % d’opinions favorables, son plus bas niveau sur l’ensemble de sa carrière politique. Une chute qui ne doit presque rien à un scandale ponctuel et beaucoup à une inflation qui grignote le porte-monnaie des ménages américains.
- Donald Trump a atteint un niveau historiquement bas de 32 % d’opinions favorables, en grande partie à cause de l’inflation qui pèse lourdement sur les ménages américains.
- Les électeurs républicains commencent à se détourner de Trump, avec une baisse notable de l’approbation de sa gestion économique, tandis que les Démocrates prennent l’avantage pour les élections de mi-mandat.
Trump à 32 % : même les Républicains commencent à décrocher
Selon Reuters/Ipsos, l’enquête menée en ligne sur quatre jours et close dimanche a recueilli 1 277 réponses d’adultes américains, avec une marge d’erreur de 3 points. Le chiffre qui frappe le plus : seuls 17 % des sondés approuvent la gestion du président sur le coût de la vie, l’enjeu numéro un cité pour les midterms du 3 novembre. Le socle républicain lui-même s’effrite. 73 % des sympathisants du parti approuvent encore l’action de Trump, contre 82 % une semaine plus tôt à peine.
Sur l’intention de vote aux midterms, les électeurs inscrits donnent les Démocrates gagnants face aux Républicains, 43 % contre 35 %. Un écart de 8 points, le plus large enregistré par Reuters/Ipsos cette année.

Deux sondages, deux fois 32 %, et un mois d’écart
Le chiffre a un air de déjà-vu. Début août, un sondage AP-NORC plaçait déjà Trump à 32 % d’opinions favorables sur sa gestion économique, contre 40 % au début de son second mandat. Cette fois, le chiffre ne porte plus sur un seul volet de son bilan. Il englobe l’ensemble de son action, tous sujets confondus. Le plancher de l’été n’était donc pas un accident isolé, mais une tendance qui s’est simplement généralisée.
Les prix à la pompe n’arrangent rien à l’affaire. Depuis les frappes ordonnées contre l’Iran en février, le carburant s’est enchéri des deux côtés de l’Atlantique, et l’électeur américain moyen n’a pas plus de patience pour l’inflation géopolitique que pour l’inflation tout court.
Le secteur crypto a ses propres raisons de garder un œil sur les conséquences d’une popularité en berne pour une administration jugée globalement favorable à l’industrie depuis son arrivée. Un président affaibli à six semaines des midterms complique la suite de cet agenda, du CLARITY Act aux prochaines nominations réglementaires, au moment où le Congrès pourrait basculer.