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Suisse : quand l’EPFL se penche sur la cryptographie

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L’EPFL vient de tester un système de vote électronique basé sur blockchain. En collaboration avec le hub qu’elle a elle-même créé, le C4DT, la fameuse école veut « établir un garant numérique de la confiance entre plusieurs partenaires ».

EPFL x C4DT

La prestigieuse École Polytechnique lovée sur les bords du lac Léman à Lausanne l’avait annoncé en fin d’année dernière :

« La numérisation est souvent comparée à une énorme vague se propageant à travers le monde. Les gens ont besoin de connaître et de comprendre les bases s’ils veulent faire confiance à cette vague en toute confiance » s’était exclamé le président de l’école, Martin Vetterli, lors d’une conférence.

C’est durant celle-ci que l’ingénieur suisse diplômé d’ETHZ, de Stanford et de l’EPFL, reconnu pour ses recherches dans le domaine général du traitement numérique du signal, a alors annoncé la création du « Centre pour la Confiance Numérique » (le Center for Digital Trust – C4DT). En association avec huit partenaires institutionnels et industriels, cette nouvelle plateforme de recherche visera à être un centre d’excellence pour la sécurité informatique et la protection des données personnelles à l’ère numérique.

Martin Vetterli source : alchetron.com

EPFL x C4DT + blockchain

Six mois après l’annonce faite par Vetterli, le premier système de vote électronique basé sur la technologie blockchain était testé à l’EPFL. Celui-ci est le premier en son genre à garantir à la fois l’anonymat cryptographique, mais aussi la vérification décentralisée.
Développé dans le laboratoire de l’école et baptisé « DEDIS », pour Systèmes Décentralisé et Distribué (Decentralized and Distributed Systems), l’e-voting a alors été utilisé pour les élections internes de l’école. Il permet de décentraliser la gestion des votes, mais aussi le dépouillement, via un système de confiance distribuée. En d’autres termes, si auparavant le processus était basé sur un seul et même service central, celui-ci se voit alors entièrement changé. En effet, ce sont désormais des machines gérées indépendamment qui assurent la responsabilité collective. Alors que les données sont anonymes, les résultats des élections quant à eux sont transparents, facilement vérifiables et garantis valides.

L’EPFL

Le directeur de DEDIS, Bryan Ford, est fier de la contribution de son laboratoire en partenariat avec l’EPFL.

Il a par la suite déclaré :

« Nous avons pu mettre à profit notre expertise en matière de technologie de décentralisation pour accroître l’attrait du vote électronique et répondre aux besoins légitimes des électeurs et des autorités électorales. »

La Confédération helvétique n’en est pas à son premier essai d’e-voting. Le canton abritant la fameuse Crypto Valley, Zug, considérée par Forbes comme la ville la plus « blockchain-friendly » du monde, avait lancé le tout premier système de carte d’identité officielle sur la blockchain d’Ethereum.

Sources : Actu.EPFL || Image from Shutterstock

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Jean-Armand Figeac
Jean-Armand est basé en Suisse depuis maintenant 5 ans. Son intérêt marqué pour les fintechs a émergé durant son parcours professionnel et universitaire acquis sur quatre des cinq continents.

2 Commentaires

  1. La blockchain est la technologie la moins appropriée pour le vote électronique. Tous les votes enregistrés seront à la merci d’une cryptanalyse pendant des années. adieu l’anonymat du vote.

  2. au temps du dérèglement climatique, il faut proscrire les blockchains grosses consommatrices d’énergie, surtout pour le vote : les solutions papier sont très satisfaisantes : peu coûteux, transparent, les citoyens peuvent même activement participer au dépouillement

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