« Ils sont finis ! » : Les négociations entre Trump et l’Iran déjà menacées – Que s’est il passé ?
Quelques heures auront suffi pour que l’entente surprise entre Washington et Téhéran vacille sous les frappes israéliennes au Liban. Au milieu de cette poudrière, Donald Trump joue son va-tout… et sort les griffes comme souvent le vendredi soir.
- Un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran a déjà été compromis par les frappes israéliennes au Liban.
- Donald Trump a menacé de bloquer les 6 milliards de dollars prévus, accusant Israël de saboter les négociations.
Un accord US-Iran déjà mis à mal
L’annonce d’un accord-cadre entre les États-Unis et l’Iran a pris tout le monde de court. Donald Trump a tranché seul, signant un memorandum of understanding (MoU) à Versailles, rapidement confirmé par Téhéran. Mais la surprise a vite laissé place à la colère, notamment du côté israélien.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a immédiatement posé sa ligne rouge : Israël ne se considère pas lié par cet accord et continue de traiter l’Iran comme une menace existentielle. Tsahal maintient et intensifie ses opérations contre le Hezbollah au Liban.

Israël maintient la pression au Liban
Depuis la signature du MoU, Israël a multiplié les frappes aériennes dans le sud du Liban. Le ministère de la Santé libanais fait état d’au moins 15 morts civils. Malgré l’extension du cessez-le-feu actée dans l’accord, les hostilités se poursuivent.
Pour Donald Trump, cette escalade est inacceptable. Dans un post musclé sur Truth Social ce 19 juin, il a accusé l’Iran d’avoir annulé les premières négociations prévues en Suisse par « désespoir » et a lâché sans filtre :
« Nous ne sommes pas venus négocier par désespoir, c’est l’Iran qui l’a fait. Ils sont finis ! Nous allons jouer les 60 jours. Ils n’auront pas d’argent, pas un centime ! »
Donald Trump – Source
Le président américain a également averti qu’Israël sabote les efforts diplomatiques et que Téhéran ne verra « pas un cent » des avantages financiers tant que les hostilités se poursuivront.
Téhéran recule, les discussions reportées
Le vice-président JD Vance a annulé sa rencontre prévue avec le président iranien Masoud Pezeshkian en Suisse. Officiellement pour des « raisons logistiques », plusieurs diplomates cités par le New York Times pointent surtout les bombardements israéliens au Liban comme principale raison du report.
L’Iran avance prudemment : tout en ayant signé le MoU, Téhéran semble conditionner la suite des négociations au comportement d’Israël.
Les deux parties ont 60 jours pour s’entendre sur les dossiers les plus explosifs : programme nucléaire iranien, levée des sanctions américaines et sort des prisonniers politiques.
Une paix fragile… et les marchés qui tremblent
La tension reste extrême au Moyen-Orient. Chaque nouvelle frappe ou déclaration peut faire basculer la région. Sur les marchés, l’impact se fait déjà sentir.
Le pétrole Brent évolue autour de 77 dollars le baril ce 19 juin, en nette baisse par rapport aux pics de la guerre mais toujours volatil. La réouverture potentielle du détroit d’Hormuz pèse sur les prix, mais l’annulation des discussions en Suisse et les frappes au Liban entretiennent l’incertitude.
Du côté des actions, les indices américains avaient fortement rebondi après l’annonce du MoU. Mais la fragilité actuelle de l’accord et les critiques internes tempèrent l’optimisme. Les secteurs de l’énergie et de la défense restent particulièrement sensibles.
Bitcoin, souvent scruté comme un actif refuge en période de forte incertitude géopolitique, montre une certaine résilience. Après un rebond sur les espoirs de désescalade, la cryptomonnaie reste autour des 63 000 dollars. Les investisseurs l’observent de près comme baromètre du risque.