5 raisons d’acheter du Bitcoin plutôt que des actions FDJ

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C’est la news économique du moment dans le petit milieu de la bourse franco-française : l’État privatise 50% des actions de la Française des Jeux depuis le 7 novembre. Mais est-ce une si bonne affaire ? Si vous détenez du Bitcoin (et êtes habitué à sortir de sentiers battus), vous pourriez vous aussi penser que la situation est loin d’être aussi rose. Voici donc 5 bonnes raisons d’investir dans Bitcoin (BTC) plutôt que dans des actions FDJ.

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1 – Garder le contrôle

Il faut d’abord avoir bien conscience que l’État français ne délègue naturellement pas totalement le contrôle de la Française des Jeux. En effet, il garde 20% des actions de la société, et comme on s’en doute, l’État n’est pas un actionnaire comme les autres. Il suffit de suivre d’autres groupes sous pavillon bleu blanc rouge ayant connu le même sort – comme Renault ou Orange, où la France a conservé respectivement 15% et 13% des actions – pour constater qu’il ne s’agit pas pour la France d’abandonner les rênes.

Avec son autorité et conservant quelques 30% des droits de vote à lui seul, l’État ne se désengagera pas des habituelles questions de gouvernance, notamment lorsque viendra l’heure de participer à la nomination des nouvelles têtes de l’entreprise.

Pour nos lecteurs habitués de la cryptosphère, nul besoin de vous rappeler la nature décentralisée de Bitcoin : n’importe qui peut y créer un nœud et participer au fonctionnement au réseau. Bitcoin ne dépend d’aucune souveraineté étatique, il est disponible pour tous, mais n’obéit à personne. De là à dire qu’il remplit bien les conditions pour être défini comme un véritable bien public, il n’y a qu’un pas.

2 – Prix surévalué et introduction en bourse toujours risquée

Certains spécialistes économiques ont estimé dans la presse que le cours d’introduction de l’action FDJ pourrait bien être surévalué d’au moins 10 à 20%, des hypothèses possiblement optimistes ayant été émises concernant les résultats futurs de l’entreprise. Si ces voix dissonnantes pourraient faire grimacer, c’est qu’il faut là encore se reporter à l’histoire des introductions en bourse françaises pour se rappeler des résultats décevants d’anciens champions tricolores : souvenons-nous par exemple avec émotion de l’action EDF, introduite à 32€ en 2005, aujourd’hui tombée à 9€…  une dégringolade d’environ –70%, soit une belle chandelle rouge à faire pâlir de jalousie les plus résistants des shitcoins de la cryptosphère.

Bien sûr, on reprochera leur volatilité aux cryptomonnaies dans leur ensemble, mais qui pourrait véritablement statuer sur la valorisation actuelle du Bitcoin ? Son indépassable émission d’un maximum de 21 millions de bitcoins en tout et pour tout continuera de séduire nombre de spéculateurs… mais aussi et surtout de curieux et de convaincus à travers le monde entier. Il reste certes la possibilité que les 191 millions d’actions de la FDJ poussent leur plus beau cocorico, mais cela sera-t-il suffisant ?

3 –  Bitcoin rebat les cartes chez les intermédiaires

Tous ceux qui ont déjà acheté des actions connaissent les frais importants que peuvent prélever les courtiers en bourse spécialisés, ou encore les frais exorbitants des banques classiques. De plus, ces intermédiaires détiennent les actions pour votre compte, ainsi nul n’est à l’abri d’un risque de contrepartie.

Les plus critiques diront qu’il en va de même pour Bitcoin s’il est conservé sur les crypto-exchanges. Pour autant, la situation diffère car tout un chacun est libre de prendre ses responsabilités et de conserver seul l’entier contrôle sur ses cryptoactifs, en les gardant sur un hardware wallet ou même un simple paper wallet.

4 – Éthique et spéculation à deux vitesses

Là où les États sont prompts à dénoncer l’aspect spéculatif des cryptomonnaies, il peut être amusant de constater comme – soudainement – les jolies publicités fleurissent sur les écrans des français, du moment qu’elles sont saupoudrées d’un avertissement court – mais intense – de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). Cette spéculation – parce qu’elle est encadrée et sollicitée par l’Etat – est alors encouragée. Il serait dommage de se priver, puisque le succès est d’ores et déjà annoncé : les petits porteurs se précipitent sur cette action façon ruée vers l’or, pour un mirifique 3 à 4% de rendement annuel.

En comparaison, Bitcoin est un appel à l’indépendance financière universelle, un moyen de transaction direct entre tout individu de la planète, obéissant à une stricte logique déflationniste et étant pour certains une bien curieuse valeur refuge.

D’après vous, laquelle de ces deux entités provoque l’ire de M. Bruno le Maire, le ministre des finances français, expliquant qu’il refuse “les risques de spéculation [qui lui sont liés] ? Et laquelle, au contraire, est considérée comme “un immense succès populaire” ?

5 – La libre concurrence : presque !

Pour finir, il y a bien un point où l’on pourrait presque voir converger FDJ et Bitcoin : la concurrence. Eh oui, car qui dit privatisation dit souvent ouverture à la concurrence, n’est-ce pas ?

Eh bien non, puisqu’il faut rappeler que la FDJ joue finement le coup, puisque son monopole sur les jeux de grattage, de tirage et sur les paris sportifs en point de vente physique a été confirmé pour une période de 25 ans.

Du côté du Bitcoin, pas besoin de ces menus artifices : le monopole se conserve par la force de choses et dans un milieu que d’aucuns qualifieraient de largement concurrentiel (au vu de la myriade d’altcoins existants à l’heure actuelle), et non par une décision administrative somme toute classique.

Les actions de la Française des Jeux et Bitcoin ne jouent décidément pas dans la même cour. Pourtant les unes sont plébiscitées par l’État, et l’autre est conspué. Cette dichotomie seule résume pourquoi Bitcoin semble un bien meilleur pari à nos yeux. Mais rappelons qu’il ne s’agit nullement de vous influencer : l’introduction en bourse effective des actions FDJ est prévue pour ce jeudi 21 novembre, dans une fourchette de prix indicative de prix comprise entre 16,50 et 19,90 euros par action. Les jeux sont faits, serions-nous tentés de dire au Journal du Coin.

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Rémy R.
Issu d’une formation universitaire en Sciences, je m’intéresse aux blockchains et à Bitcoin depuis 2013 et en ai même miné à l’époque. La bulle qui s'en est suivie m'en a détourné, mais je m'y suis replongé depuis 2017 et les étudie depuis avec passion.

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