Paiements en stablecoins : Polygon étend son Open Money Stack à Solana
Polygon s’étend sur Solana. Le 29 octobre, Polygon Labs a annoncé l’arrivée de son Open Money Stack sur Solana, cette boîte à outils qui rassemble tout ce qu’il faut pour encaisser et payer en stablecoins. De quoi répondre à une demande déjà bien installée, puisque 88% des grandes entreprises ont déjà sauté le pas des stablecoins et des dépôts tokenisés.
Les points clés de cet article :
- Polygon Labs étend son Open Money Stack, une offre complète de paiements en stablecoins, aux entreprises installées sur Solana.
- Une seule intégration suffit désormais pour relier compte bancaire, wallet embarqué, transferts entre chaînes et paiements vers le monde entier.
- Le spécialiste des paiements transfrontaliers Kira convertit déjà les transferts en stablecoins de ses clients en dollars bancaires.
- Solana revendique au-delà de 5 000 milliards de dollars en stablecoins échangés depuis le début de l’année, selon la Solana Foundation.
Qu’est-ce que l’Open Money Stack de Polygon ?
Envoyer des stablecoins d’un wallet à l’autre ne prend que quelques secondes. Le plus dur vient ensuite, quand il faut sortir l’argent d’un compte bancaire, le convertir, puis le faire atterrir chez le bénéficiaire. Cette étape oblige à empiler plusieurs prestataires, chacun avec son intégration et son contrat.
L’Open Money Stack s’attaque à ce puzzle en condensant ces étapes dans une connexion technique unique, doublée d’une seule relation commerciale. Chaque entreprise reste libre d’adopter l’ensemble ou de greffer seulement les briques dont elle a besoin.
La plateforme couvre ainsi les entrées de fonds par virement, carte, espèces ou crypto, les wallets embarqués et les transferts entre réseaux, notamment Polygon, Ethereum ou Tron. À l’arrivée, les paiements sortent vers des comptes bancaires, des cartes ou des wallets.
Par exemple, un service de transfert de fonds peut recevoir des dollars de l’expéditeur, livrer de l’USDC sur Solana, puis brancher le bénéficiaire sur un paiement bancaire. Un parcours qui exigeait auparavant un accord distinct avec chaque maillon de la chaîne.
Selon Sandeep Nailwal, cofondateur et PDG de la Polygon Foundation, toutes les banques et fintechs qui veulent utiliser la crypto partagent le même problème. Il faut se connecter aux comptes et aux systèmes de paiement que leurs clients utilisent déjà.
L’ajout de Solana doit permettre à davantage d’entreprises de construire sur le réseau choisi par leurs clients, ajoute-t-il. Un segment où les stablecoins gagnent en légitimité, comme avec la note A2 attribuée au stablecoin de Ripple par Moody’s.
Un réseau déjà rodé pour les paiements en stablecoins
Parmi les premiers utilisateurs figure Kira, une société de paiements transfrontaliers qui transforme les transferts en stablecoins de ses clients en dollars déposés sur leur compte bancaire.
De quoi payer un fournisseur à l’autre bout du monde. Un domaine où les États bougent aussi, à l’image de l’alliance BLOOM entre Singapour, la Malaisie et la Thaïlande.
Côté réseau d’accueil, l’argument est massif. Le volume en stablecoins de Solana dépasse 5 000 milliards de dollars pour la seule année 2026, chiffre la Solana Foundation. Un chiffre qui mesure des montants transférés, et non un stock détenu.
Le réseau a également déployé un standard de règlement institutionnel avec l’apport de J.P. Morgan, puis lancé récemment sa mise à jour Alpenglow. De son côté, Polygon poursuit sa poussée sur les paiements après l’acquisition de Coinme, spécialiste du cash crypto.
Nailwal voit surtout des banques et des fintechs derrière ce type d’outils. De leur côté, les Sparkassen ouvrent l’achat de cryptos à 50 millions d’Allemands. Les rails bancaires et crypto devraient continuer de se rapprocher, et l’Open Money Stack se veut l’attache.