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Coinbase collabore avec les services secrets américains

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La célèbre plateforme d’échange de cryptomonnaies Coinbase possède un logiciel propriétaire de surveillance des transactions blockchains, appelé Coinbase Analytics. Ce dernier a tellement plu aux services secrets américains qu’ils ont conclu un contrat de service avec la société pour utiliser cet outil de traçage.

Coinbase, agent secret au service des États-Unis

Sur le site gouvernemental américain beta.SAM.gov, on peut trouver un contrat conclu le 8 mai dernier entre Coinbase, la société qui gère la crypto-bourse éponyme, et l’US Secret Service (USSS).

Coinbase, agent de l’U.S. Secret Service

Cette agence gouvernemental, outre son rôle de contre-espionnage afin de protéger les principaux dirigeants du pays, s’occupe également d’enquêter sur les délits financiers.

L’USSS obtient, à travers ce contrat, la licence d’utilisation du logiciel Coinbase Analytics pour une durée de 4 ans, puisqu’il est valable jusqu’en mai 2024. L’agence américaine aurait déjà versé 49 000 $ sur un total prévisionnel de 183 750 $ pour l’ensemble de la période d’utilisation.

Coinbase Analytics est un outil de surveillance et de traçage des transactions blockchains, issues notamment de l’acquisition par Coinbase de la startup Neutrino en février 2019.

Neutrino : quand Coinbase réinvente la chaîne de valeur de la traque d’opposants politiques »

Brian Armstrong répond aux critiques

Le développement d’un tel logiciel de surveillance des transactions est déjà sujette à des polémiques. Sa mise à disposition auprès d’une agence gouvernementale a suscité de vives réactions quant à un éventuel manquement de déontologie de Coinbase, notamment envers ses propres clients.

Le PDG de Coinbase, Brian Armstrong, s’est ainsi employé à réfuter tant bien que mal ces accusations dans une série de commentaires sur Twitter. Il commence par mentionner le fait que le développement de Coinbase Analytics s’est avéré « coûteux ». Ses équipes cherchent ainsi simplement à « récupérer ces coûts » en revendant le logiciel.

Brian Armstrong considère aussi que ce type de contrat avec des autorités gouvernementales permet d’établir avec elles des relations de confiance, qu’il juge importantes pour élargir l’adoption des cryptos. Il précise :

« Surtout si vous voulez que de plus en plus de monnaie fiat à travers le monde se déverse dans les cryptos au fil du temps (…). »

Dans un autre tweet, après avoir cité la possibilité d’utiliser des cryptomonnaies anonymes, le PDG avance l’argument suivant :

« Que Coinbase vende ou non ce type de logiciel de surveillance, les transactions sur les blockchains publiques restent toujours traçables peu importe la quantité de personnes. »

Au jeu du chat et de la souris entre les États et leurs citoyens, on peut comprendre que certains voient les outils d’analyse de transactions comme des instruments pour les piéger ou, du moins, pour les surveiller. Pourtant, il s’agit aussi d’un mal nécessaire afin d’adoucir la position des autorités vis-à-vis des crypto-actifs et faciliter ainsi leur croissance et leur adoption.

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Rémy R.
Issu d’une formation universitaire en Sciences, je m’intéresse aux blockchains et à Bitcoin depuis 2013 et en ai même miné à l’époque. La bulle qui s'en est suivie m'en a détourné, mais je m'y suis replongé depuis 2017 et les étudie depuis avec passion.

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