Circle lève 222 millions $ pour Arc, sa blockchain institutionnelle valorisée 3 milliards $
Un Arc en ciel. Circle, société émettrice du stablecoin USDC, vient de boucler une levée de 222 millions de dollars pour sa nouvelle blockchain baptisée Arc. Le tour de table valorise le projet à 3 milliards de dollars et a attiré aussi bien des poids lourds de Wall Street comme BlackRock et Apollo que des fonds crypto comme a16z et ARK Invest. Objectif affiché : bâtir une infrastructure taillée pour les marchés de capitaux adossés aux stablecoins.
- Circle a achevé une levée de 222 millions de dollars pour sa blockchain Arc, valorisée à 3 milliards de dollars, attirant des géants comme BlackRock et Apollo.
- Arc vise à révolutionner les marchés de capitaux adossés aux stablecoins avec une infrastructure dédiée aux règlements transfrontaliers et à la tokenisation d’actifs.
Arc, la blockchain maison de Circle
L’information confirme l’ambition de Circle de ne plus se limiter à l’émission d’USDC. Avec Arc, l’entreprise dirigée par Jeremy Allaire veut proposer une blockchain optimisée pour les règlements transfrontaliers, la tokenisation d’actifs et les activités financières réglementées.
Le réseau disposera de son propre jeton natif, ARC, et cible explicitement les usages institutionnels : règlement-livraison de titres tokenisés, paiements en stablecoins entre établissements, déploiement de produits financiers on-chain.
Une approche qui place Circle en concurrence frontale avec d’autres projets de chaînes orientées RWA (real world assets, soit les actifs du monde réel portés sur blockchain).

Wall Street met le ticket
La composition du tour de table en dit long sur le positionnement recherché. Aux côtés de BlackRock et d’Apollo, deux des plus gros gestionnaires d’actifs au monde, on retrouve :
- a16z crypto et ARK Invest, fonds spécialisés dans la tech et les actifs numériques ;
- Intercontinental Exchange (ICE), maison-mère du New York Stock Exchange ;
- Standard Chartered Ventures, branche d’investissement de la banque britannique.
La présence d’ICE est particulièrement notable. Le propriétaire du NYSE n’investit pas dans une blockchain par hasard : il y voit un terrain d’expérimentation pour ses propres produits cotés. BlackRock, de son côté, avait déjà fait parler de lui en lançant son fonds tokenisé BUIDL, dont une partie des réserves est gérée via Circle. Le partenariat se prolonge donc logiquement vers l’infrastructure.
Pour Circle, cette levée arrive après une introduction en bourse réussie qui avait propulsé sa capitalisation au-delà des attentes. Reste à transformer l’essai : convaincre les acteurs traditionnels d’opérer réellement sur Arc, et pas seulement d’y figurer en tant qu’investisseurs. La promesse d’une colonne vertébrale on-chain pour la finance institutionnelle se mesurera au volume de transactions effectives, pas aux logos sur le slide de présentation.