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Bitcoin, de la fausse monnaie pour criminels ? La Banque de France se lâche sur Bitcoin

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Bitcoin est un hors-la-loi ? – Même si la Banque de France (BdF) semble très pressée de lancer un euro numérique, cela ne veut pas dire qu’elle porte son modèle, Bitcoin, en très haute estime. Loin de là même ! Le fait que les cryptos deviennent des monnaies à part entière est « un mythe » pour la BdF, et Bitcoin serait surtout utilisé pour des activités illégales.

Bitcoin : c’est pas bien

La Banque de France vient fraîchement de sortir son bulletin bimensuel et y consacre une partie entière sur les « monnaies digitales ».

Premier point de la pensée binaire de la BdF : Bitcoin et les cryptos ne sont que des pseudo-monnaies qui n’ont pas d’avenir.

Les usages de ces monnaies numériques (que la BdF semble (dé)considérer comme « préhistoriques ») n’auraient que des revers et même pas de médaille :

  • Des placements spéculatifs ;
  • Des opérations de règlement sous pseudonyme, qui permettent de financier plus facilement des transactions illicites. Selon la BdF, « un quart du volume des transactions en Bitcoin et près de la moitié de leur montant seraient associés à des activités illégales » ;
  • Des transferts de fonds vers l’étranger, dont les frais seraient « difficiles à évaluer », du fait de la volatilité des cours des cryptos. Les coûts exorbitants des virements bancaires classiques ne sont, par contre, pas mentionnés.

Vous l’aurez compris. Pour la Banque de France, Bitcoin n’a que des défauts :

« L’objectif que Bitcoin ou les autres crypto‑actifs deviennent des monnaies fiduciaires décentralisées relève du mythe. »

La Blockchain contrôlée : c’est ce qu’il faut

Mais quelle sera alors la « vraie » monnaie de demain ? Il s’agirait donc des devises d’État numérisées, avec des blockchains contrôlées par les banques.

En effet, la technologie des registres distribués (DLT) « paraît plus prometteuse » pour la Banque de France.

« Une telle monnaie digitale de banque centrale (MDBC), émise et échangée à parité avec les autres formes de monnaie centrale (billets et réserves), ne pourrait être créée ou détruite que par la seule banque centrale. »

Eh, oui ! Les banques centrales seraient ainsi libres de faire tourner la planche à billets numériques. Exactement comme aujourd’hui en somme. Quel changement ! (Pardon pour l’ironie)

Alors que de grandes banques internationales, comme JPMorgan ou Goldman Sachs, semblent (enfin) avoir compris l’intérêt des crypto-actifs, la Banque de France reste sur ses retranchements habituels. En même temps, on peut comprendre que les banques centrales soient sur le taquet dès que l’on touche à leur précieux marché.

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Rémy R.
Issu d’une formation universitaire en Sciences, je m’intéresse aux blockchains et à Bitcoin depuis 2013 et en ai même miné à l’époque. La bulle qui s'en est suivie m'en a détourné, mais je m'y suis replongé depuis 2017 et les étudie depuis avec passion.

8 Commentaires

  1. Ce qui est marrant c’est que si on remplace “bitcoin” par “euro” ou “dollar” dans l’article, ça marche aussi 🙂
    Le marché noir c’est 15% du pib mondial, entièrement financé par la monnaie fiduciaire des banques centrales. Or ça correspond aux M1 des différentes banques centrales.
    Sans parler des marchés de la drogue et la prostitution.
    Donc les échanges en euro ou dollar fiduciaire c’est pas 25% d’échanges illégaux mais plutôt entre 80 et 90%

    Le constructeur du titanic jurait que son bateau etait insubmersible alors que les 3 quarts du ponton était sous l’eau.

    Le propre d’un système qui se fait disrupter s’est de se voiler la face. Internet aussi n’avait aucun avenir

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