Crypto : les levées de fonds en chute libre ! Le pire trimestre depuis 5 ans pour les ICO, IEO et IDO
Coup de froid sur les levées de fonds crypto. Longtemps perçues comme des voies royales pour financer un projet crypto naissant, les ICO (Initial Coin Offering), les IEO (Initial Exchange Offering) et les IDO (Initial DEX Offering) traversent pourtant une période des plus difficiles ces derniers mois. D’après les données de CryptoRank, le deuxième trimestre 2026 s’annonce déjà comme le pire qu’ait connu ce mode de financement depuis cinq ans.
- Le deuxième trimestre 2026 a connu un effondrement important des levées de fonds publiques en crypto, atteignant des niveaux historiquement bas.
- Le renforcement réglementaire et la perte de confiance du public ont contribué à cette chute, tandis que le capital-risque et les levées privées ont gagné en popularité.
Une baisse drastique des financements par ICO, IEO et IDO
Les levées de fonds directes via ICO, ainsi que via des exchanges centralisés (IEO) ou décentralisés (IDO) ont totalisé jusqu’ici 58 millions de dollars à peine au deuxième trimestre 2026, selon les données de CryptoRank publiées sur X ce mercredi 10 juin (voir graphiques ci-dessous).
Même si le mois de juin et ce second trimestre 2026 ne sont pas encore terminés, ce dernier s’annonce très probablement comme le pire enregistré depuis 2021. Le mois de mai 2026 résume à lui seul la débâcle. Seulement 13 ventes de tokens ont été enregistrées, le plus bas mensuel depuis décembre 2020 (qui n’avait vu que 4 ventes).
« (…) Après avoir atteint un pic au 1er trimestre 2025, avec près de 849 millions de dollars levés à travers 429 ventes, le marché de la levée de fonds publique a progressivement perdu de son élan. »
CryptoRank

Un marché des levées de fonds crypto en perte de vitesse
Comme on le voit sur le graphique ci-dessus, le contraste avec l’année faste qu’a été 2025 est saisissant. Quand on compare le premier trimestre 2025 et le second trimestre 2026 (même en prenant en compte que ce dernier n’est pas fini), la dégringolade est de près de -97% en nombre d’ICO/IEO/IDO (de 429 à 13 ventes de tokens), et de plus de -92% en termes de fonds levés (de 849 millions à 58 millions de dollars).
Deux explications se dégagent. D’abord, le tour de vis réglementaire engagé dans de nombreux pays (notamment avec le règlement MiCA en Union européenne), qui alourdit et complexifie le lancement de ces levées de fonds crypto. Ensuite, la longue série d’arnaques et de projets mort-nés a entamé la confiance du public, qui hésite désormais à miser sur un token avant même qu’il ne soit coté.
Pour autant, l’argent n’a pas déserté le secteur. Le capital-risque (VC) et les levées de fonds privées captent une part croissante des financements, attirés par des tickets plus importants et un cadre juridique mieux balisé. Ces canaux ont leurs propres contraintes, à commencer par un accès réservé à un cercle restreint d’acteurs, loin de la promesse d’ouverture qui faisait l’ADN des premières ICO. Le déclin des ventes publiques par ICO/IEO/IDO ne signe donc pas la fin du financement crypto, mais son déplacement vers des circuits plus institutionnels.