Solana (SOL), le nouvel eldorado crypto ?

Que ce soit par ses performances, sa technologie ou bien ses casseroles, si vous suivez un peu l’écosystème crypto, vous avez sans doute déjà entendu parler de Solana. Un partenariat avec VISA, des airdrops à en pleuvoir, un smartphone Web3 prometteur, le projet n’a pas manqué les occasions de faire parler de lui ces derniers temps.

Dans cette vidéo, on va revenir sur ce qui a fait le succès de Solana, son fonctionnement et ses perspectives d’avenir. Et restez jusqu’à la fin de la vidéo, puisqu’on va aussi évoquer quelques airdrops à venir qui pourraient s’avérer plutôt intéressants, c’est parti !

Aux origines de Solana (SOL)

L’idée de Solana nous provient d’Anatoly Yakovenko, un ingénieur diplômé en sciences de l’informatique à l’institut de physique et de technologie de Moscou. Il a travaillé pour plusieurs grands noms du domaine comme Microsoft, Qualcomm, ou encore Dropbox.

Solana est né du souhait de développer une blockchain offrant une vitesse et une évolutivité jamais vues jusqu’à présent. C’est comme ça qu’est née la preuve d’histoire, la fameuse technologie qui est une pierre angulaire du consensus de Solana.

Le white paper est publié en 2017 et déjà à ce moment-là, Solana commence à faire parler de lui.

Pour l’anecdote, le nom Solana est un clin d’œil à une plage Californienne dans laquelle Anatoly adorait passer du temps.

En 2018, un ami d’Anatoly le rejoint dans l’aventure. Il s’agit de Greg Fitzgerald, un ancien employé de chez Qualcomm, qui deviendra le directeur technique de Solana.

Ils seront très vite rejoints par quatre autres associés pour fonder la société Solana Labs. Entre 2018 et 2019, l’entreprise a organisé plusieurs ventes de tokens dont une série A de 20 millions de dollars menée par Multicoin Capital.

En 2020, le projet avance et l’équipe déploie le premier testnet public avec un système d’incitation qui marchera plutôt bien. Ce système est l’œuvre de la Solana Fondation, basée en Suisse, et qui a pour mission de développer l’écosystème de Solana d’un point de vue marketing.

Au lancement du projet, et après les premiers tours de financement, une ICO publique est organisée sur l’exchange CoinList. À ce moment-là, environ 8 millions de tokens SOL seront vendus pour à peu près 2 millions de dollars. En d’autres termes, les investisseurs qui ont pu rentrer à ce moment-là ont eu du Solana a 0.22$ le token, ce qui représente une performance de 120 000% au top du marché et 46 000% environ au moment de l’écriture de cette vidéo, plutôt lucrative pour une ICO totalement publique. C’est assez hallucinant…

Au final, voilà à peu près à quoi ressemblait l’allocation initiale des 500 millions de tokens SOL créés au lancement du projet.

Plus de 30 % venant des 4 ventes privées, 40 % bloqués pour les validateurs du réseau, un peu plus de 10 % pour les développeurs, environ 10 % pour la fondation, et 1.6 petits pourcents pour les investisseurs particuliers, c’est-à-dire vous et moi.

La distribution initiale du token a d’ailleurs pas mal fait parler d’elle en priorisant largement les gros investisseurs. Dans les documents techniques de Solana, on apprend que l’inflation du jeton est d’environ 8 % pour les premières années, avant de descendre progressivement vers les 1.5 % au bout de 10 ans.

Bref, 2021 et le bullrun arrivent, et le mainnet sort enfin en version alpha avec un dernier tour de financement de plus de 300 millions de dollars mené par Andreessen Horowitz et Polychain Capital.

A ce moment-là, la promesse est grande. On est en pleine fièvre des Ethereum Killers, les projets censés détrôner le roi des Altcoins, et Solana arrive avec de gros arguments. Plus de 50 000 transactions par secondes, des frais ridicules et une latence de l’ordre de la milliseconde, c’est clairement l’un des projets phares à l’époque.

Ceux qui ont connu ce bullrun le savent, Solana enregistre l’une des plus grosses prises de valeur de ce cycle en passant d’environ 1$ à plus de 250$ en l’espace d’un an, et ça, c’est pour le retail.

Du côté des investisseurs de la première heure, la plupart ont pu acheter le token aux alentours de 0.2$ et certains même à 0.04$, je vous laisse imaginer la performance. Au moment de l’ATH du SOL, en ayant acheté un SOL à 0.04$, les fonds d’investissements ont pu enregistrer une performance de 650 000 % environ, rien que ça.

D’ailleurs, vous le savez sûrement, mais Sam Bankman-Fried, l’ancien patron de FTX, n’y est pas pour rien dans le succès retentissant de Solana.

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FTX et Sam Bankman-Fried, le caillou dans la chaussure de Solana

Très vite, SBF est devenu un grand fan de Solana et il s’exprimait souvent en faveur du projet. Pour lui, cette nouvelle blockchain a le potentiel de devenir une infrastructure phare pour le futur des actifs numériques.

C’est ainsi que pratiquement 60 millions de tokens SOL, la cryptomonnaie native de Solana, se retrouvent entre les mains de Sam Bankman-Fried et ses entreprises FTX et Alameda Research. Au cours actuel, ça représente plus de 5 milliards de dollars, c’est colossal.

Dans le même temps, FTX soutient une plateforme d’échange décentralisée, appelée Serum, et basée sur la blockchain d’Anatoly Yakovenko. À l’époque, Serum se fait remarquer par sa rapidité d’exécution des ordres et ses frais très faibles.

Malheureusement la suite, on la connaît. La faillite de FTX a vraiment fait mal à l’écosystème de Solana, et pas uniquement au niveau du prix du token. Bon nombre de projets à l’image de DeGods par exemple ont décidé de changer de blockchain.

Bon, depuis quelques mois, l’écosystème reprend un peu des couleurs et Solana fait partie des top performers, c’est pas surprenant vous me direz. En 2022, le SOL avait perdu environ 95 % de sa valeur alors qu’en moyenne le marché des altcoins se trouvait aux alentours de -75%.

Et malgré tous les déboires liés à FTX qui a vraiment été un coup dur pour le projet, il faut tout de même noter que Solana fait encore aujourd’hui partie des écosystèmes les plus dynamiques de toute la crypto-sphère.

Récemment, on a eu le droit à plusieurs belles opportunités du côté des NFT sur Solana, ainsi que des airdrops plutôt juteux comme pour les projets Pyth ou Jito. La blockchain peut même se vanter d’avoir dépassé Ethereum en termes de volumes en décembre.

Bon mais passons, Solana semble avoir survécu à tout ce tumulte jusqu’à aujourd’hui et il fait encore partie du top 10 crypto en termes de valorisation. Et ça, le projet le doit à son mode de consensus innovant qui s’appuie notamment sur un système d’horodatage assez unique, à savoir la preuve d’histoire que j’évoquais en début de vidéo.

La preuve d’histoire, la colonne vertébrale de Solana

La preuve d’histoire est une innovation qui simplifie grandement le processus de validation des transactions. Pour la faire courte, c’est un mécanisme qui permet de prouver l’écoulement du temps entre deux événements grâce à la cryptographie, un système d’horodatage si vous préférez.

Et oui parce qu’un des gros problèmes d’un système décentralisé, c’est se rendre compte du temps qui passe de manière fiable et sans intermédiaire. Pour qu’une blockchain puisse fonctionner, il faut pouvoir mettre en ordre les événements qui s’y passent de façon chronologique.

Et ça, lorsque vous ne pouvez pas vous appuyer sur un tiers de confiance, c’est tout sauf trivial. Satoshi Nakamoto a trouvé une première solution avec la preuve de travail. En gros, chaque nœud se synchronise avec la bonne version de la blockchain toutes les 10 minutes environ, à chaque fois qu’un bloc est obtenu.

Ce bloc est ajouté à la blockchain en résolvant un calcul mathématique qui demande beaucoup d’énergie et nécessite d’engager ce qu’on peut appeler du travail, d’où le nom de preuve de travail.

Dans la preuve d’histoire de Solana, les choses sont un peu différentes. Au lieu de recourir à des calculs complexes comme dans d’autres blockchains, la preuve d’histoire utilise une approche temporelle pour organiser chronologiquement les transactions.

Le temps est directement inscrit dans chaque transaction, et pas au niveau des blocs. Cela signifie qu’avant même d’être incluses dans un bloc, les transactions sont déjà ordonnées dans un ordre temporel fiable, accélérant ainsi le consensus sur la blockchain. Ce mécanisme efficace permet à Solana d’atteindre des performances élevées, offrant une solution rapide et économe en énergie pour la confirmation des transactions.

Le succès de Solana peut aussi en partie s’expliquer par l’utilisation de Rust. Je vous en ai déjà parlé dans plusieurs vidéos mais pour rappel, Rust est un langage de programmation développé par Mozilla qui est conçu pour privilégier la performance et la sécurité, et est aujourd’hui l’un des langages les plus appréciés dans les communautés de développeurs.

En tout cas, Solana est un projet de blockchain plutôt novateur sur bien des aspects et même si la preuve d’histoire est la plus connue, il existe plusieurs autres points cruciaux reliés à leur technologie. La communauté parle de huit innovations majeures toutes plus techniques les unes que les autres.

Car oui, il est important de faire la clarification, la preuve d’histoire n’est pas un consensus, il s’agit simplement d’un mécanisme parmi tous les autres qui régissent le fonctionnement de la blockchain. Solana est une cryptomonnaie à preuve d’enjeu, exactement comme Ethereum maintenant, c’est-à-dire que pour valider des blocs, vous bloquez des jetons sur la blockchain, vous les mettez en enjeu, si vous voulez.

Bon on ne va pas aller plus loin dans les détails techniques ici, retenez simplement que la technologie mise au point par Solana a de bons arguments, que ce soit au niveau de la rapidité des transactions, des frais très réduits, de la grande évolutivité du réseau ainsi que sa sécurité.

Problèmes sur Solana : les transactions s'effondrent à cause d'une mise à jour qui a mal tourné.

Pour aller plus loin sur Solana

Si vous voulez aller plus loin sur la preuve d’histoire ou bien sur Tower BFT, le mode de consensus global de la technologie, vous pouvez consulter nos excellents articles sur le Journal du Coin.

Un autre point important que l’on peut noter à propos de Solana, c’est son évolutivité. Depuis quelques années, on assiste à une véritable course technologique entre tous les projets d’altcoin qui essayent tous, déjà de détrôner Ethereum, ensuite de devenir le numéro 1, l’infrastructure blockchain la plus utilisée.

Pour ça, il n’y a pas cinquante solutions. Si une blockchain de couche 1 venait à émerger et à prendre la quasi-intégralité des parts de marché, il faudrait que celle-ci soit meilleure que les autres.

Meilleure en quoi ? Évidemment on ne prévoit pas le futur, mais le nombre de transactions par secondes est l’une des métriques que l’on peut prendre en compte. Je vous ai dit que Solana pouvait traiter plus de 50 000 transactions par seconde ? Le chiffre est bon, mais le protocole a été conçu pour être évolutif.

C’est l’un des principaux arguments en faveur de Solana, d’ailleurs. Le nombre de transactions par secondes n’est pas limité au protocole comme sur Bitcoin par exemple, mais par le matériel informatique.

Vous le savez peut-être mais depuis l’avènement de l’informatique, des lois empiriques qui portent le nom de Lois de Moore ont vu le jour. Pour la faire courte, ces lois modélisent l’évolution de la puissance de calcul de nos matériels informatiques et, en gros, l’idée est que ça double tous les 2 ans environ.

Solana a été conçu pour suivre cette loi et, en théorie, le nombre de transactions par secondes de Solana ne devrait faire qu’augmenter avec l’augmentation de la puissance de calcul de nos ordinateurs et réseaux. Qu’on se le dise, cet argument est plus marketing qu’autre chose, mais tout de même, ça se pose là.

Bon, tout ça c’est bien gentil, mais le protocole est encore jeune. Et ça se sent, depuis sa mise en service, Solana a souffert de plus d’une dizaine de pannes, dont une aura duré 17 heures d’affilée. Plutôt moyen pour une blockchain qui a pour ambition d’être l’infrastructure de demain.

Bon cela dit, ça fait maintenant un peu moins d’un an que le protocole n’a souffert d’aucune panne. Après, je ne vous fais pas de dessin. Niveau activité on-chain, 2023 a été plutôt calme.

D’après les fondateurs, il va falloir du temps pour régler ces soucis, mais ils sont sur le coup et c’est leur priorité numéro un. A voir ce que ça va donner sur le long terme donc.

Malgré tout, l’équipe du projet ne lésine pas sur les moyens pour faire parler de leur produit. Vous vous souvenez de Stepn ? L’un des premiers Move to earn, littéralement bouge pour gagner. Ce projet a beaucoup fait parler de lui en 2022 et était entre autres basé sur Solana.

Et bien sachez que fin 2022, nous avons eu droit à un partenariat entre Solana, Stepn et Asics, la célèbre marque de chaussures. Évidemment, une blockchain qui sponsorise des chaussures, ça a plutôt fait sourire.

Des chaussures c’est très bien, mais en réalité leur produit dérivé phare, ce n’est ni plus ni moins qu’un téléphone portable.

Le Solana mobile, le dernier chouchou du projet blockchain

En 2022 à l’occasion d’une conférence à New York, Anatoly a dévoilé Solana Mobile, une filiale de Solana Labs dédiée à la conception et la commercialisation d’un smartphone Web3. A l’époque, l’annonce fait grand bruit et la promesse a de quoi plaire. Qui dit smartphone Web3 dit wallet intégré, un store d’applications décentralisées, un OS revisité pour les cas d’usages liés aux cryptomonnaies…

Initialement lancé à un prix avoisinant les 1000$, le Solana Saga arrive sur le marché au milieu d’année 2023. Cela dit, au début, c’est un petit flop. A peine 2 500 unités vendues pour une prévision d’environ 50 000. Mais ça, c’était avant qu’un memecoin vienne tout changer.

Le $BONK, l’équivalent d’un dogecoin sur Solana, a annoncé un airdrop de token pour tous les utilisateurs du Saga. Ni une ni deux, les ventes du smartphone ont skyrocket en étant quasiment multipliées par 10. A un moment, la valeur de l’airdrop excédait même le prix de l’appareil, rendez-vous compte.

Et depuis, les airdrops n’ont fait que pleuvoir pour les détenteurs de ce smartphone. Très récemment, la société a annoncé une nouvelle version de leur téléphone, le Chapter 2. Proposé à 450$ en précommande, donc relativement moins cher que son prédécesseur, le moins que l’on puisse dire, c’est que ce lancement est plutôt un succès. En quelques jours, plus de 40 000 unités ont été précommandées, dépassant de loin les ventes initiales du Saga.

Il est très probable que la récente airdrop season qu’on a vu passer sur Solana y soit pour quelque chose, beaucoup de gens spéculent sur le fait qu’acheter le smartphone leur permettra de toucher de futurs airdrops. Cependant, pour le moment, on n’en sait rien. Solana n’a rien annoncé pour le Chapter 2, de même qu’on ne connait pour le moment pas vraiment les caractéristiques techniques du téléphone.

Cependant, si ça vous intéresse de tenter l’expérience et de précommander le téléphone, je vous mets un lien d’affiliation dans la description, n’hésitez pas à l’utiliser pour soutenir notre travail.

Airdrops à gogo sur solana

D’ailleurs, en parlant d’airdrop, il se pourrait bien que certains protocoles plutôt intéressants se préparent à distribuer des tokens à leur communauté, alors autant vous en parler.

Plusieurs d’entre eux sont déjà très attendus dans l’écosystème de Solana, à l’image de MarginFi et Kamino qui sont des protocoles de prêts et d’emprunts par exemple. On peut aussi

citer Zeta et Drift qui sont des plateformes de trading décentralisées ou encore Parcl, un DEX qui propose de trader des produits dérivés sur l’immobilier, le tout on-chain.

Dans la même veine, mais un peu moins connu, vous pouvez regarder du côté de Meteora, qui est un protocole de DeFi qui a l’air plutôt prometteur et qui compte parmis ses membres une partie de la team de Jupiter, un agrégateur phare de Solana qui a récompensé ses utilisateurs d’un gros airdrop en décembre dernier.

Enfin, Tensor, l’une des plateformes de vente et d’achat de NFT leader du moment sur Solana, a également annoncé le lancement de leur token. Avec tout ça, vous avez de quoi faire. N’hésitez pas à vous rendre régulièrement sur notre site journalducoin.com où nous vous partageons des articles et tutos sur les prochains airdrops à ne pas rater.

https://journalducoin.com/solana/airdrop-zeta-markets-sur-solana-comment-y-etre-eligible/

https://journalducoin.com/solana/airdrop-drift-solana-comment-se-positionner-profiter/

https://journalducoin.com/solana/airdrop-kamino-solana-comment-en-profiter/

https://journalducoin.com/solana/tuto-airdrop-marginfi-solana-comment-positionne/

Ce qui est sûr, c’est que depuis bientôt 4 ans, l’écosystème de Solana est en pleine effervescence. Évidemment, il y a eu des hauts et des bas, et le protocole est encore très jeune. Il va falloir voir comment la team compte résoudre les problèmes et si elle continuera d’avancer dans la bonne direction pour rester compétitif et continuer d’attirer toujours plus de monde sur son réseau.

En tout cas, ceux-ci multiplient les partenariats et les opérations marketing pour continuer à faire vivre le projet, et les utilisateurs semblent également être au rendez-vous.

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Romain

Cofondateur du Journal du Coin et crypto-addict depuis de nombreuses années. J'aime partager ma passion et aider les nouveaux arrivants à évoluer dans cet univers.