Les Etats-Unis ont-ils déjà perdu la guerre des MNBC ?

Les USA, la tortue des MNBC ? – Les monnaies numériques de banques centrales (MNBC) sont aux antipodes de la philosophie de décentralisation et de protection de la vie privée des CypherPunks et de Bitcoin (BTC). Toutefois, cela n’empêche pas les États de se livrer une véritable course à celui qui sortira sa monnaie numérique en premier. Une course dans laquelle les États-Unis semblent particulièrement mal placés.

Les USA un tantinet lents dans la course aux MNBC

Partout dans le monde, les gouvernements semblent très pressés de voir leur banque centrale mettre au point et émettre leur propre monnaie numérique nationale, pour tenter de faire barrage au succès populaire croissant de Bitcoin et des cryptomonnaies.

La Chine est très enthousiaste, et la plus avancée, pour mettre au point sa MNBC – qui mène des tests opérationnels depuis un moment déjà – qui lui permettrait de renforcer son contrôle et sa surveillance sur sa population, qui est déjà soumise au terrible crédit social.

Du côté des États-Unis, le roi dollar semble, quant à lui, se reposer beaucoup trop sur ses lauriers, et une MNBC made in USA n’y paraît pas du tout comme une priorité. Une lenteur qui agace Tim Massad, ancien directeur (jusqu’en 2017) de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC)

A l’occasion d’une audition devant la Commission économique mixte du Congrès américain, qui s’est tenue ce mercredi 17 novembre 2021, l’ancien directeur de la CFTC n’a pas mâché ses mots :

« Les MNBC, les stablecoins et les actifs numériques en général sont souvent cités comme un moyen de parvenir à une plus grande inclusion financière, et nous devrions considérer leur potentiel pour y parvenir (…) Nous devrions agir dès maintenant pour améliorer l’accès aux services financiers (…) le besoin est trop grand [pour ne pas agir rapidement]. »

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Des MNBC critiquées par la CFTC

Tim Massad n’hésite pas à critiquer le système de paiement actuel en le qualifiant de « lents et coûteux ». Une obsolescence qui contraste avec la rapidité et la fluidité des échanges avec des stablecoins, comme l’USDT de Tether qu’il cite nommément.

Toutefois, l’ancien directeur de la CFTC se montre assez inquiet sur les réserves de garantie de tels émetteurs et souhaite des réglementations similaires à celles des banques pour surveiller la réalité des actifs mis en contrepartie pour soutenir ces stablecoins.

Un point de vue qui est d’ailleurs partagé par Peter Van Valkenburgh, directeur de la recherche du Coin Center, qui appelle à être plus pro-actif dans la surveillance des émetteurs de stablecoin :

« Il y a certainement des émetteurs de stablecoins qui violent la loi. Il y a aussi des émetteurs de stablecoins réglementés, et il y a aussi la possibilité de créer un centre fédéral pour la régulation des stablecoins. Je pense qu’il n’y a pas de vide juridique dans ce domaine, mais simplement un vide au niveau de l’application des contrôles. »

Pendant que les États se mènent la guerre des MNBC, d’autres combats se déroulent entre la cryptosphère et les organismes de surveillance réglementaire. En effet, c’est une véritable passe d’armes qui vient de se produire entre VanEck et la SEC, durant laquelle un ETF Bitcoin a été accepté et un autre rejeté à la dernière seconde.

C’est désormais toute l’économie dite « traditionnelle » qui se met en ordre de bataille pour profiter des potentialités de Bitcoin et des cryptomonnaies. Et vous ? N’attendez plus pour vous inscrire sur l’exchange crypto de référence FTX. Une réduction à vie de vos frais de trading vous y attend grâce au lien affilié du JDC.

Rémy R.

Issu d’une formation universitaire en Sciences, je m’intéresse aux blockchains et à Bitcoin depuis 2013 et en ai même miné à l’époque. La bulle qui s'en est suivie m'en a détourné, mais je m'y suis replongé depuis 2017 et les étudie depuis avec passion.

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