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La blockchain s’invite à l’ONU

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Plusieurs acteurs majeurs de l’industrie blockchain ainsi que des hauts-représentants d’états et des membres de diverses agences onusiennes se sont retrouvés cette semaine au siège de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) à Genève dans le cadre du 10ème Forum mondial de l’investissement (World Investment Forum). Le Journal du Coin s’est rendu sur place pour écouter les échanges de ceux qui façonnent ce secteur en tant que leaders politiques et de l’industrie, régulateurs, investisseurs et philanthropes.

Si le sujet de la blockchain semble de plus en plus évoqué dans les plus grandes réunions internationales, il n’a pas souvent l’occasion d’occuper le devant de la scène. La Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) qui organise le Forum mondial de l’investissement a cette fois fait exception en offrant plusieurs sessions de discussion de haut niveau sur la technologie. Cet événement qui se concentre sur le développement durable est le plus grand rassemblement mondial des décideurs et de leurs parties prenantes en matière de commerce et d’investissement.

Parmi les représentants de l’univers blockchain, on notera entre autres la présence de Changpeng CZ Zhao, CEO de Binance, du fondateur de Tron Justin Sun, de la co-fondatrice de Bancor Galia Benartzi, de la Directrice générale de ConsenSys Social Impact, Vanessa Grellet, et de Marta Piekarska, Directrice d’Ecosystem Hyperledger.

Lancement de la nouvelle plateforme caritative de Binance

Pour beaucoup, l’un des événements majeurs était le discours de Changpeng CZ Zhao. CZ a exprimé son souhait de soutenir plus efficacement les objectifs du millénaire pour le développement en luttant contre le manque de responsabilité des agences caritatives.

Il a ainsi annoncé devant une salle remplie et très attentive le lancement officiel de la nouvelle plateforme de collecte et distribution de dons de la Binance Charity Foundation. CZ: « S’il y a une chose que je voudrais que tout le monde garde en tête, c’est l’idée de la transparence. Je suis convaincu qu’avec plus de transparence, l’efficacité des dons caritatifs peut être multipliée par 100. Je ne parle pas d’une augmentation de 100%, mais bien de résultats 100 fois meilleurs ».

La plateforme devrait permettre aux donateurs de suivre l’utilisation des dons sur un site web. Ce système devrait initialement accepter le BTC, ETH et BNB avant d’élargir l’offre à d’autres cryptomonnaies. CZ a aussi expliqué que le PDG de Tron, Justin Sun, a spontanément offert un don de 3 millions de dollars USD à la fondation.

La blockchain au service du développement durable

Une grande partie des discussions se sont focalisées sur l’utilisation de la blockchain pour le développement durable. De nombreux projets apportant des réponses aux problèmes humanitaires et de développement ont été présentés par les représentants de l’industrie ainsi que par les représentants d’ONG et des Nations Unies. Les solutions concernent des sujets aussi variés que la chaîne d’approvisionnement, le changement climatique, les droits humains, le renforcement de la démocratie, l’inclusion financière, l’identité des populations vulnérables ou la transparence de l’utilisation des fonds.

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Toutefois, malgré l’enthousiasme d’une grande majorité des participants, les panélistes se sont accordés à dire que la blockchain n’est qu’un outil et que la technologie n’est pas vouée à résoudre tous les problèmes.

Régulation et ressources énergétiques de la blockchain

La régulation de la technologie a aussi suscité des débats passionnés entre les divers panélistes. Pour les entrepreneurs, la régulation ne peut pas suivre la vitesse de développement de la technologie et peuvent représenter un frein à l’innovation et à l’évolution de l’industrie. Les régulateurs et représentants de gouvernements présents ont quant à eux insisté sur la nécessité de protéger les personnes qui investissent dans des produits certes intéressants mais très risqués. Marius Jurgilas, membre du directoire de la banque centrale de Lituanie, a interpellé les industriels : « pourquoi ne pas tester vos produits avec nous ? Il ne faut pas avoir peur des régulateurs. Les régulateurs ont le même intérêt que vous à tester la blockchain ».

Les besoins en ressources énergétiques des blockchains ont aussi été évoqués comme un des freins au développement de la technologie et un risque majeur pour la lutte contre le changement climatique. L’industrie de la blockchain a riposté en soulignant les énormes besoins énergétiques de l’ensemble du système financier. Ils ont par ailleurs insisté sur les ambitions et les recherches en cours pour diminuer les besoins en ressources énergétiques et en améliorer l’utilisation.

Un rôle à jouer pour aider les plus démunis

Les difficultés rencontrées par les agences et les gouvernements à répondre aux exigences des “objectifs du millénaire” vont les obliger à innover et renforcer la collaboration avec le secteur privé. Dans ce contexte, la blockchain et les cryptomonnaies semblent avoir un rôle à jouer pour améliorer la situation des plus démunis. Des événements comme celui-ci qui rapprochent tous les acteurs peuvent nous laisser espérer voir des avancées dans un futur proche.

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Alex P
Issu du monde des relations internationales, je travaille depuis plusieurs années dans le milieu du développement international et de l’humanitaire. Mon intérêt pour la blockchain est surtout orienté vers l’utilisation de cette technologie pour servir le bien commun et améliorer les conditions de vie des plus démunis.

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SOME Hinatikôg
Invité
SOME Hinatikôg

Vraiment longue vie à la blockchain et aux crytomonnaies car elles seront la voie du succes pour les pays du tiers monde et leur population