Bitcoin et sa « pseudo-technologie » iront à 0 ! Le cri d’alarme de la Chine

Bitcoin, c’est mal (il paraît) – À part si vous venez tout juste d’arriver dans la cryptosphère, pas besoin de vous rappeler à quel point l’impossibilité de contrôler Bitcoin (BTC) est détestée par le Parti unique chinois (PCC). Ce dernier ne jure que par le e-yuan (e-CNY), la version chinoise d’une monnaie numérique de banque centrale (MNBC). Les médias du PCC continuent donc de plus belle à dénigrer Bitcoin et les crypto-actifs décentralisés, pour éviter qu’ils ne fassent de l’ombre à leur propre MNBC.

Bitcoin : « rien de plus qu’une chaîne de codes numériques »

La Chinedu moins son gouvernement – tente depuis des années de repousser Bitcoin et ses semblables de son sol (en vain pour l’instant). Du bannissement des plateformes d’échange/du financement des cryptos (ICO) dès 2017/2018, à l’interdiction des activités de crypto-minage (fin 2021), le Parti communiste chinois met tous les moyens en oeuvre pour contrer l’adoption du roi des cryptos.

La dernière saillie en date nous vient de l’agence de presse nationale Economic Daily, organe d’information (restons polis) du PCC. Comme le rapporte notamment le South China Morning Post, l’organe de propagande (oups, ça nous a échappé cette fois) n’y va pas de main morte avec Bitcoin.

« Bitcoin n’est rien de plus qu’une chaîne de codes numériques, et ses bénéfices proviennent principalement de l’achat à bas prix et de la vente à prix élevé. (…) À l’avenir, lorsque la confiance des investisseurs s’effondrera, ou lorsque des pays souverains déclareront Bitcoin illégal, il reviendra à sa valeur d’origine, qui est totalement nulle. »

Economic Daily

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Défi : citez une seule monnaie fiat qui ne s’est pas dépréciée au fil du temps

Cette dernière déclaration est bien malheureuse, puisqu’elle paraphrase cette fameuse citation de Voltaire sur les monnaies fiat émises par les États :

« Une monnaie fiduciaire [ndlr : comme le dollar ou le yuan], basée sur la seule confiance dans le gouvernement qui l’imprime, finit toujours par retourner à sa valeur intrinsèque, c’est-à-dire zéro. »

Voltaire

Rien d’étonnant ici toutefois. En effet, il y a un mois – et exactement comme la secrétaire au Trésor US Janet Yellen -, l’Economic Daily avait déjà sauté sur la catastrophe du stablecoin UST de Terra (LUNA) pour en tirer profit, ou plutôt, pour tirer sur l’ambulance.

Pour en revenir à sa dernière publication sur Bitcoin, l’organe d’information (reprenons-nous) du Parti unique ne manque pas aussi de reporter la faute sur les pays occidentaux :

« [Les États-Unis/pays occidentaux] ont contribué à créer un marché [crypto] à fort effet de levier, qui est plein de manipulations et de concepts pseudo-technologiques. (…) »

Economic Daily

Les crypto-bourses d’origine asiatique (voire chinoise) proposant les effets de levier ne manquent pas non plus pourtant… Le South China Morning Post, basé à Hong Kong et donc beaucoup plus neutre, commente les propos de leurs confrères journalistes (nous n’avons pas dit « propagandistes ») de l’Economic Daily :

« Pourtant, on sait que les amateurs de cryptomonnaies de tout le pays ont trouvé des solutions pour contourner les restrictions. Ils restent actifs dans la clandestinité. »

South China Morning Post

Ce n’est pas nous qui l’avons dit ! Comme vous l’aurez compris, le jeu du chat et de la souris va continuer de plus belle, entre les crypto-enthousiastes chinois et leur gouvernement autoritaire. Pendant ce temps, des pays commencent à réaliser, comme la Grande-Bretagne, que l’hypersurveillance des cryptos est vaine, et liberticide. Et leur interdiction encore plus, puisque l’universalité de Bitcoin lui permet par sa nature même de résister à la censure.

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Rémy R.

Issu d’une formation universitaire en Sciences, je m’intéresse aux blockchains et à Bitcoin depuis 2013 et en ai même miné à l’époque. La bulle qui s'en est suivie m'en a détourné, mais je m'y suis replongé depuis 2017 et les étudie depuis avec passion.

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