La Blockchain pour le grand public (Dossier KPMG)

Ce n’est pas (que) la taille qui compte – Dans ce nouveau volet de notre analyse de l’étude KPMG nous nous intéresserons à la Blockchain Ethereum. Si twitter a récemment permis les dons en ethers, ce n’est pas pour rien. Ethereum est la première blockchain de contrats intelligents, avec 163 milliards de dollars injectés. C’est 66% de la valeur totale contenue dans la blockchain. Mais Ethereum ne propose que 15 transactions par seconde (TPS) quand Visa en propose 65 000.  La mise à l’échelle des blockchains est alors un des défis majeurs de l’écosystème, en passe d’être relevé cette année.

MULTIPLICATION DES LAYERS 1 : FAUSSE BONNE IDÉE

Pour pallier ce manque de scalabilité KPMG nous explique dans son rapport « Perspectives cryptos 2022 » que des side-chains ou chaînes enfants ont vu le jour. Les chaînes enfants sont des blockchains secondaires basées sur la même blockchain. Elles sont compatibles ou non avec Ethereum Virtual Machine, mais le transfert de données demande des bridges, une étape supplémentaire qui complique les opérations.

La résolution du fameux défi de scalabilité avec le triangle « décentralisation – scalabilité – sécurité » entraîne une multiplication des blockchains, donc une dispersion de la liquidité sur différents supports. Ce qui freine logiquement les interactions et la construction de services complexes.

Le trillemme de scalabilité de Vitalik Buterin.
Le trilemme de scalabilité

Ainsi si Polygon a pris de l’avance en permettant à certains réseaux de migrer sur sa chaîne permettant par exemple la mise en place du Forex on-chain. Polygon a ensuite été spammée à cause du manque de frais qui facilite les attaques. En réalité, est-il difficile d’imaginer une blockchain L1 capable d’absorber beaucoup de transactions, en restant sécurisée et décentralisée.

La multiplication des Layers 1 ne semble pas être la solution : soit les nouvelles blockchains rencontrent les mêmes problèmes que Ethereum ou Bitcoin, soit elles compromettent l’essence des cryptomonnaies.

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DES COUCHES SECONDAIRES POUR DE MEILLEURES PERFORMANCES

On pourrait qualifier Ethereum de rigide et homogène. Ethereum gère lui-même le stockage, l’exécution et le consensus sur sa blockchain en layer 1. L’idée des layers 2 rollups, c’est une solution hybride alliant off-chain et on-chain, à l’instar des sidechains.  Ainsi ils déplacent le stockage hors chaîne pour rendre Ethereum plus modulaire. 

La structure de la technologie blockchain est composée de plusieurs layers.
Structure en couche de la technologie blockchain.

Les rollups effectuent des transactions, puis les compresses, et les inscrivent dans la chaîne ce qui permet une réduction des données inscrites, donc des frais. Les rollups donne alors accès à une meilleure sécurité du réseau de correspondance, une augmentation des transactions par seconde, et une diminution des coûts. Ainsi avons-nous là un meilleur compromis qu’avec les Layers 1 et les sidechains classiques. Pour Vitalik Buterin, l’utilisation de ETH 2.0 combinée aux rollups permettrait d’atteindre les capacités de Visa en TPS.

DEUX TYPES DE LAYERS ROLLUPS POUR ETHEREUM

  • Optimistic rollups : Répandus et matures, ils imposent cependant un certain délai de retrait des fonds. On peut citer Arbitrum développé par Offchain lab, leader avec 2,5 milliards de total value locked déployé sur 60 apps.
  • Zeroknowledge Rollups : Difficile et technique, ce protocole permet l’agrégation des transactions et la production d’une preuve cryptographique de l’état des soldes sur Ethereum. On peut citer Starknet utilisé par Sorare pour la création et le trading de NFT.
Starkware StarkNet Architecture, un layer 2 ZKRollup
Architecture de Starknet, layer 2 ZKrollup

Cependant au demeurant, les Zkrollups sont difficilement compatibles avec les smart-contracts en solidity. Les solutions peuvent alors : soit provenir du Starknet qui améliore sa composabilité ; soit de ZkSync développé par Matter’s Lab’s et compatible avec Ethereum. 

En conclusion le monde multi-chain verra inévitablement des contraintes s’imposer à lui à cause du trilemme de scalabilité. Ainsi bien qu’Ethereum développe sa mise à jour, la blockchain devra passer par des zkrollups pour concurrencer Visa. Finalement un des grands enjeux sera l’interopérabilité entre les chaînes et les layers. Ainsi peut-être qu’en relevant ces défis les prédictions de bankless auront plus de chance de se réaliser.

Même si la compréhension des blockchains est nécessaire pour aborder l’écosystème, elle n’est pas indispensable pour investir avec Invictus Capital. Le fonds C10 Hedged facilite l’adoption des particuliers en regroupant les 10 premières cryptomonnaies en 1 seul token.  Qu’attendez vous pour vous inscrire ? (lien affilié)

Antoine Fraisse

Débutant en finance d’entreprise, je suis curieux voire enthousiaste sur les innovations amenées par les cryptomonnaies et la blockchain. Je découvre et explore cet environnement avec vous.

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