Fraude crypto : Ce milliardaire chinois écope de 30 ans de prison pour une arnaque à 1 milliard de $
Trente ans de prison. La justice américaine a condamné Guo Wengui, homme d’affaires chinois exilé aux États-Unis, à trois décennies de prison pour avoir orchestré une fraude massive adossée à des cryptomonnaies. Des milliers d’investisseurs avaient été appâtés par des promesses de rendements mirobolants sur des projets crypto qui n’existaient que sur le papier.
Points clés
- Guo Wengui condamné à 30 ans de prison pour une fraude crypto
- Plus d’un milliard de dollars détournés auprès de milliers d’investisseurs
- 262 millions de dollars captés via l’Himalaya Exchange
- 889 millions de dollars de restitution ordonnés par la justice
Une fraude à plus d’un milliard de dollars en lien avec la crypto
Arrêté en mars 2023, Guo Wengui, aussi connu sous le nom de Miles Guo, aurait détourné plus d’un milliard de dollars au détriment de milliers de personnes. Selon le Département de la Justice américain, il a notamment capté 262 millions de dollars via l’Himalaya Exchange, présenté comme une plateforme crypto parfaitement légitime.
En juillet 2024, un jury l’a reconnu coupable à l’unanimité sur neuf chefs d’accusation, principalement pour avoir sollicité des fonds auprès de ses abonnés en ligne sur la base de fausses déclarations. Les sommes collectées n’ont jamais financé le moindre projet alors que Guo Wengui s’offrait une demeure et des véhicules haut de gamme avec l’argent de ses victimes.
« Comme l’établit l’acte d’accusation, [Guo Wengui ] a menti à ses victimes et leur a promis des rendements importants s’ils investissaient dans des entités qu’il contrôlait, ou leur versaient de l’argent, notamment GTV Media, Himalaya Farm Alliance, G|CLUBS et Himalaya Exchange. »
Département de la Justice américain – Source : justice.gov

Une condamnation sévère de la part des États-Unis
La juge fédérale Analisa Torres a prononcé une peine de 30 ans de prison, assortie de la confiscation de 889 millions de dollars destinés à indemniser les victimes.
Selon elle, l’accusé a « exploité » celles et ceux qui aspiraient à instaurer la démocratie en Chine, sans jamais assumer la moindre responsabilité pour ses actes.
Celui qui s’affichait comme un farouche opposant au Parti communiste chinois (PCC) affirmait être venu aux États-Unis « pour détruire le PCC ». Dans les faits, il a transformé sa communauté de partisans en réservoir de victimes pour ses montages frauduleux. Et les 889 millions de dollars de restitution ne couvriront qu’une partie des pertes : le préjudice dépasse le milliard.
