98 % du marché crypto finance les États-Unis : la planche à billets de l’Oncle Sam
Ce mardi, lors de la conférence du Milken Institute, le fondateur de Digital Currency Group a confronté l’industrie crypto à ses propres contradictions. En captant 98 % du marché des stablecoins, le secteur offre au Trésor américain une capacité d’impression monétaire sans limite. La technologie censée libérer l’épargnant finance désormais la dette américaine sans restriction budgétaire.

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Coûts et délais : le marché a déjà choisi les stablecoins
Les réseaux bancaires classiques agissent comme un goulot d’étranglement pour les paiements internationaux. Un virement international de 200 $ coûte en moyenne 12 $ et demande 1 à 3 jours de traitement. Cette inefficacité historique est le principal moteur d’adoption des stablecoins.
Le volume des transactions stablecoin a atteint 33 000 milliards de dollars en 2025 selon Artemis Analytics, dépassant les 16 700 milliards de Visa. Le dollar tokénisé s’impose rapidement comme la nouvelle infrastructure de paiement mondiale.
Si cette victoire technologique libère les échanges, elle ancre plus profondément l’industrie crypto dans l’architecture financière des États-Unis.
MNBC : l’échec programmé face aux émetteurs privés
Les gouvernements tentent de concurrencer cette infrastructure avec leurs propres monnaies numériques de banque centrale (MNBC). Le marché international rejette pourtant ces tentatives, à l’image du yuan numérique chinois : les investisseurs boudent des actifs privés de liberté et surveillés par le protocole.
À l’inverse, les entreprises et les particuliers plébiscitent la flexibilité des jetons privés. Cette préférence fait paradoxalement le jeu des législateurs américains. Plutôt que d’imposer une monnaie d’État impopulaire, ils encadrent les émetteurs existants via des textes comme le GENIUS Act.
En obligeant ces sociétés à acheter des obligations d’État pour garantir leurs réserves, les États-Unis transforment l’industrie crypto en un canal de financement permanent pour leur propre dette.

L’absorption de la dette US par l’écosystème crypto
Le ratio dette/PIB des États-Unis dépasse désormais les 100 %, un record jamais atteint depuis la Seconde Guerre mondiale. En temps normal, cette dérive forcerait le gouvernement à la discipline : sans acheteurs pour sa dette, l’État est obligé de couper dans ses dépenses.
Mais les stablecoins changent la donne. Chaque USDT ou USDC créé oblige son émetteur à acheter de la dette américaine pour garantir ses réserves. Le secteur crypto est devenu le premier prêteur « automatique » du gouvernement, sans aucune exigence de rigueur en retour.
Barry Silbert, fondateur du géant Digital Currency Group, alerte sur cette perfusion permanente :
« Je crains de donner au Trésor la capacité illimitée d’imprimer des dollars. Avec le temps, les gouvernements détruisent leur monnaie, encore et encore. »
L’investisseur se retrouve donc face à un paradoxe : l’outil qu’il utilise pour sécuriser son capital aide l’État à financer la dévaluation de sa propre monnaie.
Le piège de la détention passive : le coût caché du « HODL » de stablecoins
Laisser dormir ses USDC ou ses USDT sur un portefeuille revient à accepter une dévaluation silencieuse. Tant que votre épargne reste inactive, elle sert de carburant à la dette américaine et s’effrite au rythme de l’impression monétaire.
En clair, sans stratégie de rendement, vous financez les déficits du Trésor à vos dépens. C’est le prix de l’immobilisme. Pourtant, la finance décentralisée offre les outils pour ne plus subir cette érosion. La performance existe, mais elle ne s’improvise pas.
Naviguer dans les protocoles on-chain devient tout de suite plus accessible quand on peut s’appuyer sur des analyses précises et une veille partagée.
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