Le cri du coeur de Benoit Coeuré (BCE) : « Halte aux monnaies privées »

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Récemment nommé à la tête d’une task force sur le sujet des cryptoactifs dans le cadre du prochain sommet du G7, Benoit Coeuré, membre du directoire de la Banque Centrale Européenne (BCE) est inquiet.

En effet, prenant la posture d’un lanceur d’alerte bancaire (sans le côté risqué de la chose) Benoit Coeuré tire le signal d’alarme : l’ennemi c’est Libra et sa monnaie privée, et il va falloir agir vite !

Gare aux GAFAM

C’est à l’occasion d’une table ronde sur le sujet des institutions internationales organisées durant les rencontres économiques d’Aix-en-Provence le 7 juillet que Benoit Coeuré, fraîchement désigné par le gouvernement français à la tête d’une Task Force sur la thématique des cryptoactifs, en a dévoilé un peu plus concernant sa position sur le sujet.

Bitcoin, un sujet qui lui tient à cœur

Et le moins qu’on puisse dire c’est que l’intéressé, s’il n’a jamais caché son désamour pour le Bitcoin (la qualification d’ « émanation maléfique de la crise financière de 2008 », c’est lui), une fois encore n’y a pas été avec le dos de la cuillère :

« Jusqu’à présent, on avait des petits projets, qui étaient intéressants, mais expérimentaux, et qu’on laissait se développer avec une certaine bienveillance en se disant “c’est trop petit pour être dangereux”. On les a donc laissés se développer dans le bac à sable en attendant de voir. Maintenant on a un éléphant dans le bac à sable et on aura peut-être plusieurs éléphants dans le bac à sable » Benoit Coeuré, évoquant les monnaies privées des GAFAM

Si on ne s’attardera pas sur un sens de la métaphore animalière quelque peu aléatoire, on retiendra surtout que ce type de propos est tout à fait typique des positions actuelles des Banques Centrales à travers le monde, entre inquiétude palpable et mépris mal dissimulé. On se remémorera notamment le « les jeunes devraient cesser d’essayer de créer de l’argent » du versatile Augustin Carsten, porte-parole et Directeur général de la Banque des règlements internationaux (BRI).

Le cœur du problème

Ainsi, si l’on peut raisonnablement supposer que Benoit Coeuré exercera sa mission avec rigueur et sens de la mesure (il rappelle à ce titre « qu’il s’agira de réglementer, pas d’interdire »), hors de question de voir ces premières incursions des GAFAM dans le domaine financier rester sans une réponse ferme de la part de l’intelligentsia financière Internationale. À ce titre, l’initiative Librajamais formellement citée – est qualifiée de « wake up call » (« coup de semonce ») auquel il conviendra de répondre promptement.

Pour autant, le représentant de la BCE n’a pas nié que ce phénomène représentait un véritable défi lancé aux institutions financières internationales, souhaitant que l’Europe serve d’exemple sur le sujet. Premiers éléments de réponse à l’occasion de l’imminente réunion des ministres des Finances du G7 prévue les 17 et 18 juillet à Chantilly.

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Crypto-enthousiaste, Polynésien de cœur vivant à Tahiti, Hellmouth Banner anime la page TahitiCryptomonnaies. "Après 10 ans dans le Pacifique Sud, je suis convaincu que les peuples du Pacifique Sud nous montrerons des chemins inédits à suivre, y compris dans les Nouvelles Technologies".

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Rømåın
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Rømåın

Tôt ou tard les crypto prendrons le pouvoir, c’est un virus mutagène inarrêtable, tous ces vieux banquiers et décideurs tributaire de leurs banques centrales, garant de l’héritage du 18ème siècle ne sont pas des éternels technologique. Comment stopper Bitcoin et ses dérivés? on ne le peux pas, même “qubitement” parlant. Même si vous décidez de coupez l’internet partout sur la planète, il est déjà possible de déployer des blockchains sur les circuits parallèles et d’échanger des informations cryptées en haut niveau… Conséquences collatérales peuvent être une “excuse” pour justifier d’un effondrement massif des systèmes économiques gouvernementaux. Une blockchain peut servire de base de donnée “immuable”, résiliente, imaginer “une autoroute inviolable” dans lequel vous pouvez par exemple “établir des règles” comme par exemple “Les trois lois d’Asimov” où un système tributaire dépend de cette référence non modifiable…. Tandis qu’un smart contrat agit comme “un tiers de confiance” immuable lui aussi au… Lire la suite »