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Kik Interactive menace d’attaquer la SEC en justice

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Les ennuis, menaces et blocages provoqués par la SEC – Securities and Exchange Commission – à cause des lois américaines sur les valeurs mobilières (datant des années 1930) ont conduit de nombreuses ICO à ne pas permettre aux résidents US d’investir dans leur projet (notamment EOS parmi les plus connus). Face à cette menace, le projet Kik envisage de s’attaquer directement à la SEC pour pouvoir mener son ICO à bien.

De plus en plus de rébellions contre la SEC ?

Début décembre 2018, le projet Blockvest avait déjà réussi à faire rejeter, par un tribunal californien, la qualification des tokens de son ICO en tant que securities (qualification voulue par la SEC).

Désormais, c’est la société canadienne Kik Interactive Inc. qui envisage de poursuivre la SEC devant une cour de justice. Elle lancera cette contre-attaque si la Commission de la SEC vote une action contre son ICO de 2017 et ses tokens « Kin », pour une prétendue violation des lois sur les valeurs mobilières.

« Nous ne savons pas ce que la Commission [de la SEC] votera, mais nous pensons que toute mesure coercitive à l’encontre de Kik, Kin et de la fondation nuirait à l’ensemble du secteur des cryptomonnaies », représentant de Kik cité par CCN

Non, toutes les cryptos ne sont pas des securities

Sur son blog Medium, Ted Livingston, le CEO de Kik, nous fait part du calvaire administratif et juridique que la SEC a fait subir à son projet :

« (…) davantage de questions, puis des assignations à comparaître pendant l’hiver [2017], puis des témoignages officiels à Washington pendant l’été [2018]. Ce processus a abouti à leur avis (…) le 16 novembre 2018 (…) expliquant pourquoi la SEC pense qu’il y a eu infraction aux lois sur les valeurs mobilières ».

Le CEO donne ensuite le principal angle d’attaque en faveur de son projet contre la SEC :

« À la page 11 du Securities Exchange Act de 1934, l’acte même qui a créé la SEC, il est explicitement indiqué que la définition d’une valeur mobilière “n’inclut pas la monnaie” ».

Hors la crypto Kin est utilisée dans plus de 30 applications sur Google Play et iOS et a déjà été utilisée par « des centaines de milliers de personnes qui ont échangé Kin contre des biens et des services ». Ted Livingston estime ainsi que la SEC ne devrait pas interférer avec son projet.

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Rémy R.
Issu d’une formation universitaire en Sciences, je m’intéresse aux blockchains et à Bitcoin depuis 2013 et en ai même miné à l’époque. La bulle qui s'en est suivie m'en a détourné, mais je m'y suis replongé depuis 2017 et les étudie depuis avec passion.

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