Baidu enregistre désormais ses révisions sur une blockchain

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Bien que l’on pense d’abord à l’utilité monétaire de la tenue d’un registre qui ne puisse être changé, l’immutabilité d’une blockchain a bien d’autres utilités, comme l’arrivée des smart contracts l’ont illustrée.

Le fait que les informations qui y sont enregistrées ne peuvent être changées, tout comme les transactions effectuées, permet à une blockchain de graver dans le marbre ces informations.

Car pour censurer ces informations, il faudrait pouvoir revenir en arrière dans la chaîne de bloc, jusqu’au bloc qui les contient.

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’un jeune Coréen a voulu graver dans la blockchain Ethereum le récent accord entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.

Ici, c’est donc Baidu Baike, l’équivalent chinois de l’encyclopédie en ligne Wikipédia, qui utilise désormais la technologie blockchain pour enregistrer l’historique de révision des entrées, dans le but d’apporter de la transparence et de la traçabilité à ce service en ligne.

Il faut savoir que Wikipédia est actuellement bloqué en Chine, ce qui explique le lancement de Baidu en 2008, pour combler ce vide.

Bien que Baidu n’ait pas annoncé publiquement cette intégration, lors d’un échange avec nos confrères de CoinDesk, un représentant de Baidu a déclaré que la fonctionnalité blockchain a été rendue visible au public ce lundi 28 mai 2018, et que le hachage des données sur la blockchain avait pu démarrer la semaine dernière.

Le porte-parole de Baidu a précisé que l’objectif final de cette intégration blockchain était d’assurer la crédibilité de l’encyclopédie, car, comme Wikipédia, tout le monde peut apporter des modifications au contenu.

Selon les propres données de Baidu, en février de cette année, le site encyclopédique détenait plus de 15,2 millions d’entrées avec quelque 6,4 millions de contributeurs volontaires effectuant des révisions.

L’exemple comparatif le plus connu dans le monde des cryptos serait celui de la plateforme Steemit, qui utilise la blockchain de Steem.

Après les registres de transactions monétaires, les smart contracts, la traçabilité (comme avec la crypto VeChain), l’Internet des Objets (IoT) et la sauvegarde d’informations contre la censure : que nous réserve encore la technologie Blockchain ? Les applications paraissent infinies, certaines sont encore sur le papier, en développement, d’autres n’ont même pas encore été imaginées !

Rémy R.
Issu d’une formation universitaire en Sciences, je m’intéresse aux blockchains et à Bitcoin depuis 2013 et en ai même miné à l’époque. La bulle qui s'en est suivie m'en a détourné, mais je m'y suis replongé depuis 2017 et les étudie depuis avec passion.

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Thierry Marchal
Invité
Thierry Marchal

ce que je ne comprend pas quand dans l’exemple quand il parle de wikipedia, c’est que rien ne prouve que l’information graver dans le marbre (pour reprendre le texte) ne soit réelle. Donc si on grave dans le marbre du faux, ou est l’interet ?

Cdt

Lucas E.
Admin

Remarque tout à fait pertinente ! Qui rejoint la problématique de l’oracle : comment certifier qu’une donnée est considéré comme “vrai” à partir de moment où c’est autre chose qu’un pur process informatique qui l’insère dans une blockchain. Un sujet très intéressant.