Bitcoin : Capital B, le Strategy français, veut lancer un produit de crédit BTC
Le STRC à la française. La société française Capital B, spécialisée dans la gestion de trésorerie en Bitcoin, prépare un instrument de crédit numérique calqué sur le STRC de MicroStrategy ou le SATA de Strive. L’idée : adosser un produit financier aux réserves en BTC de l’entreprise pour séduire le marché européen. Décryptage de ce nouveau produit financier très tendance.
Points clés
- Capital B développe un instrument de crédit numérique adossé à ses réserves Bitcoin, calqué sur le STRC de Strategy et le SATA de Strive
- La société, cotée à Paris, détient 3 139 BTC et promet des rendements à deux chiffres avec une volatilité plus faible
- Capital B vise 15 000 BTC fin 2027 et 1 % de l’offre totale de Bitcoin d’ici 2033
Capital B veut lancer un produit de crédit numérique adossé à Bitcoin
Cotée à la bourse de Paris, Capital B travaille sur un instrument de crédit numérique basé sur Bitcoin et destiné à l’Europe. Selon Alexandre Laizet, membre du conseil d’administration de la société, ce produit ressemblerait au STRC de Strategy ou au SATA de Strive. Sa promesse : des rendements à deux chiffres assortis d’une volatilité, elle, sous la barre des dix pour cent.
Avec une réserve actuelle de 3 139 BTC, Capital B compte utiliser ces actifs comme garantie de son nouvel instrument. Lors d’une interview accordée à The Block, M. Laizet justifie notamment sa démarche par « l’état du marché européen », où taxes élevées et réglementation vieillissante « brident l’innovation financière ».
Le modèle de Capital B reprend techniquement la recette de Strategy et Strive, deux sociétés qui ont déjà lancé des produits financiers adossés à leurs réserves de BTC. Toutes deux ont prouvé qu’on pouvait générer des rendements attractifs en plaçant Bitcoin au cœur du dispositif.

Bitcoin comme garantie : Les risques à surveiller
Pour lui, l’appréciation continue du bitcoin ouvre la voie à des instruments financiers durables. Il note d’ailleurs que le nombre d’investisseurs intéressés par ce type de produit a été multiplié par dix en l’espace d’un an.
Cependant, l’optimisme affiché n’efface pas les zones d’ombre, et Alexandre Laizet ne s’en cache pas. La volatilité du BTC et le risque de contrepartie restent les deux principales sources d’inquiétude, même s’il juge quasi nulle la probabilité que le bitcoin perde l’intégralité de sa valeur.
Pour limiter ces risques, Capital B ne collabore d’ailleurs qu’avec des banques réglementées et s’appuie sur une équipe d’experts en finance et en technologie. Le calendrier de lancement reste flou, mais la société se dit en bonne voie.
Avec cet instrument, Capital B espère drainer les capitaux institutionnels européens. L’objectif chiffré ne manque pas d’ambition : 15 000 BTC d’ici fin 2027, puis 1 % de l’offre totale de bitcoins à l’horizon 2033. De quoi installer durablement le modèle de trésorerie en BTC dans le paysage des entreprises du Vieux Continent.