Face-à-face tendu entre la Fondation Libra et le monde bancaire international

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La fondation Libra et certains de ses membres se sont soumis à un interrogatoire en règle à Bâle, en Suisse.

GAFI, BRI, Banques Centrales parmi les plus influentes… Face aux cadres de la Fondation de Facebook qui ambitionnent le lancement d’un stablecoin de nature privée à l’horizon 2020, seront alignés les poids lourds de la réglementation bancaire internationale.

La Libra, accusée en sursis ?

Plutôt réunion confraternelle entre futurs collègues, ou ambiance peloton d’exécution ? C’est toute la question que doivent se poser les représentants de la Fondation Libra qui ont dû répondre aux questions inquisitrices des chantres de la régulation.

Peu de chance que les intéressés se fassent néanmoins la moindre illusion sur l’accueil qui leur sera réservé. En effet, on retrouve à la manœuvre, notre compatriote Benoît Coeuré qui jouera le rôle de Mr loyal pour le compte de 26 Banques Centrales nationales – dont la FED américaine –  réunies pour l’occasion, ainsi que des représentants de la Banque des Règlements Internationaux (BRI). 

Benoît Coeuré, dont l’amour immodéré de l’initiative de Facebook n’a pas franchement sauté au visage ces derniers mois a prévenu : si la Fondation Libra souhaite opérer sur le sol européen « la barre pour l’approbation réglementaire sera très haute ». 

Des séries de questions sont d’ores et déjà à l’ordre du jour concernant le projet de stablecoin de Facebook, notamment s’agissant des mécanismes qui régiront le fonctionnement et la répartition du panier de devises supposé soutenir la Libra.

Côté Libra, ce sont notamment des représentants de JP Morgan et Fnality International (déjà acquéreurs d’un des 100 nœuds du futur réseau, pour la modique somme de 10 millions USD l’unité) qui se sont prêtés au jeu de l’interrogatoire. On leur souhaite bien du courage.

Un verdict connu d’avance ?

Les dirigeants de la Fondation Libra doivent maintenant avoir l’habitude de se confronter à un accueil glacial, pour ne pas dire hostile, de la part de « l’ancien monde » financier.

En effet de David Marcus à l’occasion de ses auditions devant le Sénat US aux récentes déclarations de défiance du Ministre de l’Economie Français Bruno Lemaire, les soutiens du projet se font rares. Peu de chance donc que l’aréopage d’argentiers réunis aujourd’hui à Bâle changent radicalement de position sur l’initiative de Facebook, accusée de tous les maux économiques possibles, d’une possible atteinte à la souveraineté des Etats, à la mise en péril de l’équilibre du système économique tout entier.

Pour autant, alors même que Marc Zuckerberg a encore rappelé qu’il se tenait prêt à échanger avec les régulateurs « aussi longtemps qu’il le faudrait », et que Facebook a engagé à grands frais des cabinets de lobbyiste réputés, ce serait mal connaître la firme que de supposer qu’elle rendra les armes facilement.

L’ensemble des échanges fera l’objet d’un rapport à destination des ministres des Finances du G7 en octobre.

 

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