Christine Lagarde tacle Bitcoin les 2 pieds décollés et espère un euro numérique rapidement

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Touche pas à mon crypto-euro !Cela fait un long moment que Christine Lagarde, actuelle présidente de la Banque centrale européenne, réfléchit à la faisabilité d’un euro numérique. Elle ne s’était par contre pas exprimée sur Bitcoin (BTC) depuis assez longtemps. Toutefois, au vu du récent succès du roi des cryptos, elle semble obligée d’en dire du mal.

Une « crypto » contrôlée par la banque centrale

Dans un entretien paru ce 30 novembre, la patronne de la Banque centrale européenne (BCE) a renouvelé son souhait de moderniser l’économie de l’Union européenne.

Pour Christine Lagarde, la piste principale de cette modernisation passerait par l’avènement d’une monnaie numérique de banque centrale (MNBC) commune à la zone euro.

« À l’heure de la numérisation, la nature de la monnaie, mais aussi celle des biens et services changent rapidement (…). Les paiements numériques sont en nette hausse (…). La pandémie du Coronavirus (Covid-19) a accéléré cette tendance à la numérisation (…) une monnaie de banque centrale sous forme numérique n’existe pas encore pour les paiements de détail (…). La BCE entend veiller à ce que l’euro reste adapté à l’ère numérique (…) avec la possibilité d’émettre un euro numérique (…). »

Mais pour bien imposer cet euro numérique, il convient d’abord de dénigrer toute forme de concurrence.

Les cryptos décentralisées et privées : trop risquées (mais pour qui ?)

Sous un intitulé qui en dit long – « Crypto-actifs porteurs de risques », Christine Lagarde s’emploie à descendre en flamme Bitcoin et les altcoins.

« Les innovations, telles que la technologie des registres distribués (DLT), en particulier la blockchain, (…) ouvrent de nouvelles perspectives, mais engendrent aussi de nouveaux risques (…) l’utilisateur ne peut pas compter sur la stabilité de la valeur de cryptoactifs hautement volatiles, illiquides et spéculatifs qui, de ce fait, ne remplissent pas l’ensemble des fonctions d’une monnaie. »

Comme si cela n’était pas déjà suffisant, l’ex-dirigeante du FMI explique également que les stablecoins ne sont pas non plus une solution viable à ses yeux, car ils posent aussi « de sérieux risques » (décidément !).

« L’adoption à grande échelle [des stablecoins] pourrait remettre en cause la stabilité financière et la souveraineté monétaire. (…) leur utilisation comme réserve de valeur pourrait déclencher un vaste mouvement de report de dépôts bancaires en leur faveur (…) »

De l’argent qui n’irait plus enrichir les banques. Vous imaginez la vision de cauchemar pour un banquier central ! Un autre point, réellement plus préoccupant, est en revanche évoqué à juste titre :

« Les stablecoins (…) des grosses entreprises technologiques (les big techs), pourraient également présenter des risques pour la compétitivité et l’autonomie technologique de l’Europe, en exploitant leur avantage concurrentiel (…). Leur domination peut entraver la concurrence, limiter le choix des consommateurs, et soulever des inquiétudes en ce qui concerne la confidentialité des données et l’utilisation abusive des informations à caractère personnel. »

Sur ce point-là, on ne peut que donner raison à Christine Lagarde. En effet, aucun crypto-enthousiaste n’est, par exemple, pas très fan de l’idée du futur stablecoin de la coalition menée par Facebook qui s’imposerait à la planète (renommé aujourd’hui Diem, plutôt que le trop connoté Libra). Mais il y a fort à parier qu’il en ira de même avec un euro numérique centralisé et contrôlé par la BCE. La vraie question qui se pose, c’est : qui de Bitcoin, du Diem ou du crypto-euro réussira à s’imposer comme la meilleure monnaie ? Nous avons notre favori.

Rémy R.

Auteur

Issu d’une formation universitaire en Sciences, je m’intéresse aux blockchains et à Bitcoin depuis 2013 et en ai même miné à l’époque. La bulle qui s'en est suivie m'en a détourné, mais je m'y suis replongé depuis 2017 et les étudie depuis avec passion.

  1. Avatar Romain dit :

    Ce qu’elle dit a du sens. Malgré tout le bien que je pense du BTC, il est aujourd’hui beaucoup trop volatile et sujet à la manipulation de cours pour une utilisation massive à l’échelle mondiale en tant que monnaie ou valeur refuge. Tant que ce problème ne sera pas résolu les crypto manqueront de crédit.

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