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Crypto : le classement 2026 des 36 pays les plus favorables à l’adoption

Plus ça change, plus c’est la même chose. Henley & Partners vient de publier la troisième édition de son Crypto Adoption Index. Ce classement note en effet 36 pays sur l’accueil qu’ils réservent aux cryptomonnaies. Le cabinet couronnait déjà les mêmes pays crypto-friendly l’an dernier, avec une méthode bâtie sur les mêmes fondations. Cette édition 2026 s’appuie par ailleurs sur plus de 900 points de données. Elle couvre six familles de critères, de l’adoption publique à la fiscalité, pour un score maximal de 60. Le podium ne bouge presque pas. Le reste du palmarès, si.

Points clés :

  • Le Crypto Adoption Index 2026 de Henley & Partners note 36 pays. Au total, six critères sont évalués, pour un score maximal de 60 points.
  • Ainsi, Singapour conserve la première place pour la quatrième année consécutive, devant les Émirats arabes unis et Hong Kong.
  • De plus, les Émirats grimpent de la 5e à la 2e place grâce à un score parfait en fiscalité crypto.
  • Enfin, la France reste absente du classement. L’Italie, l’Autriche, le Luxembourg, le Portugal et la Lettonie représentent, eux, l’Union européenne dans le top 25.
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Le podium crypto 2026 : Singapour, Émirats et Hong Kong verrouillent la tête

Ce classement ne raconte pas la même histoire que l’indice mondial d’adoption de Chainalysis. Cet autre indice mesure l’usage réel de la crypto par la population, plutôt que l’accueil réglementaire réservé aux investisseurs fortunés. Sur cet indice-là, l’Inde, les États-Unis et le Pakistan trustent le podium. Aucun des dix premiers, à l’exception des États-Unis, ne figure dans le top 20 de Henley. La Turquie, très haut chez Chainalysis, plafonne à la 14e place ici ; l’Argentine tombe même à la 26e. Les deux classements emploient pourtant le même mot, « adoption », pour deux publics qui n’ont rien en commun. D’un côté, les utilisateurs du quotidien ; de l’autre, les grandes fortunes en quête d’un point de chute fiscal.

Le classement Henley & Partners, publié le 8 septembre 2026, confirme Singapour en tête pour la quatrième année de suite. La cité-État affiche 47,1 points sur 60. Ce score s’explique par sa réglementation lisible, portée par la Monetary Authority of Singapore. Singapour décroche par ailleurs le meilleur score du classement en innovation technologique.

Juste derrière, les Émirats arabes unis bondissent de la 5e à la 2e place, à 46,4 points. Le pays décroche un 10 sur 10 en fiscalité : aucune taxe sur le trading, le staking ou le minage. Hong Kong ferme quant à lui la marche du podium, avec 46,2 points. Le territoire s’appuie sur les meilleurs scores du classement en infrastructures et en facteurs économiques.

Trois territoires, trois recettes différentes. Et un seul point commun : aucun des trois ne taxe lourdement les plus-values crypto.

Graphique du classement Henley Crypto Adoption Index 2026, avec le score de chaque pays sur 60 points.
Le Henley Crypto Adoption Index 2026, ici jusqu’à la 20e place. — Source : Henley & Partners

Derrière le trio de tête, les États-Unis et la Suisse jouent des coudes

Les États-Unis pointent en 4e position avec 43,7 points. Ils sont d’ailleurs le seul pays du classement à obtenir un 10 sur 10 en adoption publique. Ce score s’explique par la place prise par le bitcoin dans le débat politique depuis l’élection de Donald Trump. La Suisse complète le top 5 à 43,4 points, portée par l’innovation et des facteurs économiques solides. Malte suit en 6e position et décroche le meilleur score du classement en environnement réglementaire. La Thaïlande, le Royaume-Uni, Chypre et les Bahamas se partagent ensuite le reste du top 10. Ces quatre pays sont tous regroupés entre 40,9 et 39,7 points. Un mouchoir de poche.

Six nouveaux venus font leur entrée dans l’index cette année. Il s’agit des Bahamas, des îles Caïmans, de Bahreïn, de l’Argentine, des Maldives et du Paraguay. Bahreïn vient par exemple de devenir le premier État du Golfe à se doter d’un cadre réglementaire dédié aux stablecoins. Le royaume débute directement en 13e position.

Adoption crypto en Europe : la France toujours absente du classement

L’Union européenne peine à s’imposer dans ce palmarès mondial. Le Portugal pointe en 23e position, porté par une exonération des plus-values crypto après un an de détention. L’Italie suit en 19e place grâce à un régime de flat-tax pour les nouveaux résidents. Cette taxe vient toutefois de doubler en deux ans, pour atteindre 300 000 euros par an. L’Autriche, le Luxembourg et la Lettonie complètent également le tableau européen, respectivement 20e, 21e et 24e. La France n’apparaît en revanche nulle part parmi les 36 pays étudiés. Zéro sur trente-six.

Le règlement européen MiCA, entré pleinement en vigueur en décembre 2024, uniformise les règles du jeu sur tout le continent. L’harmonisation réglementaire ne suffit pourtant pas à faire remonter un pays dans ce classement. Celui-ci pèse aussi la fiscalité et l’écosystème de start-ups.

Le classement complet des 36 pays du Crypto Adoption Index 2026

Voici l’intégralité du classement, avec le score total obtenu par chaque pays sur 60 points :

En tête, on retrouve Singapour (47,1), les Émirats arabes unis (46,4), Hong Kong (46,2), les États-Unis (43,7), la Suisse (43,4), Malte (42,9), la Thaïlande (40,9), le Royaume-Uni (40,7), Chypre (39,8) et les Bahamas (39,7).

Juste derrière suivent le Canada (39,6), les îles Caïmans (36,8), Bahreïn (36,7), la Turquie (36,2), le Salvador (36,0), la Malaisie (35,8), Maurice (35,1), l’Australie (34,5), l’Italie (34,2) et l’Autriche (34,0).

Plus loin dans le classement se placent le Luxembourg (33,2), Antigua-et-Barbuda (32,7), le Portugal (32,5), la Lettonie (32,3), Saint-Christophe-et-Niévès (32,0), l’Argentine (29,6), Monaco (28,6), la Nouvelle-Zélande (28,5), la Grèce (27,0) et la Grenade (25,8).

Enfin, ferment la marche les Maldives (25,6), Nauru (24,5), l’Uruguay (24,2), le Panama (23,4), le Paraguay (23,0) et le Costa Rica (21,4).

Ce classement confirme surtout un déséquilibre persistant. L’Asie et le Moyen-Orient trustent le haut du tableau, quand l’Europe continentale peine à suivre.

« Les cryptomonnaies sont peut-être sans frontières, mais les familles qui les détiennent, elles, en ont une », résume Dominic Volek, responsable des clients privés chez Henley & Partners. C’est ce qu’il a déclaré dans le communiqué du 8 septembre. Les gouvernements l’ont compris. La citoyenneté par investissement est ainsi devenue un argument commercial à part entière pour capter cette richesse mobile. Singapour l’a démontré quatre années de suite.

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Magali

Tombée dans le terrier du lapin blanc en 2017, je suis passée de lectrice assidue à Rédactrice en chef du Journal du Coin. J’aime m'investir dans les coulisses de projets pour porter ma vision d'un futur décentralisé. Amoureuse des belles lettres, je coordonne nos équipes pour transformer la complexité technique en une information humaine, précise et sans jargon inutile. Entre entrepreneuriat et rédaction, ma mission est claire : vulgariser demain, mais le faire aujourd'hui.

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