Cartes Pokémon +1 750 %, Bitcoin +141 % : ce que ces 2 placements ont vraiment en commun
Une boîte de cartes Pokémon scellée a rapporté 1 750 % depuis janvier 2021. Bitcoin a rapporté 141 %, derrière l’or et l’argent métal. Un chercheur en finance comportementale explique pourquoi ces 2 placements se vendent au même client. Les chiffres de l’AMF montrent à quoi ressemble ce client en France.

L’or et l’argent métal ont battu le Bitcoin sur 5 ans
Prenez 10 000 dollars. Placez-les le 4 janvier 2021 sur 21 actifs différents, des cryptomonnaies, aux cartes à collectionner en passant par les sneakers. Ne touchez plus à rien jusqu’en avril 2026. Voici ce que ça donne.
Solana gagne, à +3 476 %. Acheté 2,49 dollars le 4 janvier 2021, le jeton transforme les 10 000 dollars en 357 628 dollars. Il trône logiquement en tête du classement.
En deuxième position, on retrouve une boîte scellée de cartes Pokémon Evolving Skies, avec une hausse de +1 750 %. Un carton de boosters fermé, jamais ouvert. Il bat Dogecoin (+919 %) ou une paire de sneakers Travis Scott (+916 %).
Bitcoin plafonne à +141 % et Ethereum à +133 %. L’argent métal fait mieux que les 2 leaders de la crypto avec une performance de +190 %. L’or termine à +145 %, juste au-dessus de son concurrent numérique.

L’IA, le thème le plus commenté de la décennie ferme la marche. 3 ETF spécialisés dans l’intelligence artificielle réalisaient seulement +28 % sur 5 ans. Dans le même temps, un fonds indiciel qui suivait bêtement le S&P 500 faisait +107 %.
La plupart des investisseurs construisent leur patrimoine sur un seul objectif
Pourquoi une boîte de cartes et un jeton finissent-ils dans le même panier ? Meir Statman, professeur de finance à la Santa Clara University, range le patrimoine en 2 étages mentaux.
Le premier sert à « ne pas devenir pauvre ». Il protège le niveau de vie, il encaisse les coups durs, il ne fait rêver personne.
Le second sert à « devenir riche ». Acheter sa résidence, arrêter de dépendre d’un salaire, prendre l’avion quand on veut.
Et pour ce second objectif, tout miser sur un seul actif peut se défendre. Un portefeuille diversifié avance trop lentement pour transformer 20 000 euros en changement de situation. Seul un actif capable de faire x10 peut permettre d’atteindre l’objectif rapidement. Une chance sur mille, mais une chance quand même. L’acheteur achète un billet de loterie.
Le phénomène a un siècle. Dans les années 1920, les actions de chemin de fer tenaient ce rôle de life-changer. Aujourd’hui ce sont les memecoins et les cartes à collectionner.
Ce raisonnement écarte mécaniquement tout ce qui rapporte lentement. Un actif qui double en 5 ans ne pèse rien face à la promesse, même infime, d’un x100.
L’AMF a compté les épargnants français. Plus d’un million de particuliers sont arrivés sur les marchés depuis 2020. Moyenne d’âge : 36 ans.
54 % détiennent des crypto-actifs. Et 73 % déclarent que leur priorité, c’est de gagner beaucoup d’argent très rapidement. Ils surestiment aussi leur niveau de connaissances financières.
Autrement dit, 3 épargnants sur 4 placent leur argent pour changer de vie. Protéger ce qu’ils possèdent déjà n’apparaît dans aucune de leurs priorités.
23 jours d’écart sur GameStop, 54 101 dollars de différence
Dans cette course au « devenir riche », le calendrier fait plus de dégâts que le choix de l’actif.
10 000 dollars placés en Bitcoin valaient 24 123 dollars en avril 2026 s’ils étaient investis le 4 janvier 2021. Investis au sommet d’octobre 2025, ils en valaient 6 182.
GameStop fait pire. Avec une entrée le 4 janvier 2021, on obtenait 56 927 dollars en avril 2026. Avec une entrée le 27 janvier, au pic du short squeeze organisé sur Reddit, on aurait 2 826 dollars. Entre les deux, seulement 23 jours se sont écoulés.
Même scénario sur Dogecoin. 101 920 dollars pour celui qui avait acheté en janvier 2021, contre 1 454 dollars pour celui qui achètait 4 mois plus tard, au sommet de mai.

Ce piège épargne les investisseurs professionnels. Leurs mandats leur interdisent la course aux rendements spéculatifs, ce qui les fait toujours arriver en retard par rapport à la hype du moment. C’est justement ce qui les protège, en plus d’être moins soumis aux décisions émotionnelles.
Les réseaux sociaux alimentent aujourd’hui les mêmes biais que les bulles d’hier
Le régulateur européen a rangé les biais comportementaux des investisseurs dans la même liste que les tensions géopolitiques et les menaces cyber.
Le texte nomme les canaux : surcharge d’information, désinformation, réseaux sociaux, applications de trading, gamification. Il y ajoute le mimétisme et la contagion entre investisseurs.
Le même document classe le marketing agressif sur les crypto-actifs parmi les risques qui pèsent sur le consommateur européen.
En France, on sait exactement d’où viennent ces idées de placement. 28 % des nouveaux investisseurs les trouvent sur les réseaux sociaux, et 22 % auprès d’influenceurs.
Chez les 18-24 ans, ces chiffres passent à 41 % et 29 %.
Le législateur a réagi. La loi du 9 juin 2023 interdit aux influenceurs la promotion de certains produits financiers, dont les actifs numériques, et autorise le blocage des sites qui vantent des plateformes non autorisées.
La facture arrive derrière. 3,2 % des Français seraient victimes d’arnaques à l’investissement financier, contre 1,2 % 3 ans plus tôt.
Devenir riche est un marché : des applications, des influenceurs, une réglementation dédiée. Ne pas devenir pauvre n’en est pas un.
Certains placements dépendent des cours. D’autres génèrent des revenus sans s’en soucier.
Investir en crypto ne veut pas forcément dire regarder son portefeuille fondre et attendre que ça remonte. C’est pourtant ce que fait la quasi-totalité des 73 % qui veulent devenir riches vite.
Il existe une autre entrée dans le même écosystème, avec par exemple, des stablecoins déposés en DeFi.
Le principe : viser des rendements annuels à deux chiffres avec un capital qui reste en dollars. C’est moins que la promesse d’un x100, mais c’est infiniment plus calme.
Aucune date d’achat à deviner. Aucune remontée des cours à espérer. 150 investisseurs français gèrent leur épargne comme ça.
Le Club 25%, c’est un club privé de 150 investisseurs qui gèrent leur épargne en stablecoins via la DeFi, avec un objectif de 15 à 25 % par an, sans trading, sans volatilité, en y consacrant quelques heures par trimestre.
Comment ça marche concrètement :
- Un portefeuille public de 100 000 $ géré en temps réel : toutes les décisions sont documentées et expliquées.
- Des opportunités DeFi analysées et auditées : vous suivez des guides vidéo étape par étape pour investir sur des protocoles sélectionnés pour leur robustesse.
- Une souveraineté totale sur vos fonds : vous restez maître de votre capital, aucune entité tierce n’a accès à votre wallet.
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Dans 5 ans, un autre actif improbable trônera en haut du classement. Personne ne sait lequel aujourd’hui. Et personne n’a besoin de le savoir pour faire travailler son épargne.