« Bitcoin devrait tomber sous les 20 000 $ » : La nouvelle prédiction diabolique de Peter Schiff sur le BTC
Le diable s’habille en fiat. Peter Schiff n’abandonne jamais. Alors que Bitcoin évolue douloureusement autour de 67 000 $ début juin 2026, le gold bug le plus célèbre de la finance traditionnelle vient de dégainer une nouvelle prophétie : une chute rapide sous les 20 000 $ qui briserait enfin le moral des HODLers les plus endurcis. Un tweet classique du genre, mi-alarmiste, mi-satisfait, qui sent bon le refrain habituel. Le ton est posé, presque clinique. Mais chez Peter Schiff, chaque mot cache une jubilation à peine voilée.
- Peter Schiff a prophétisé une chute de Bitcoin sous les 20 000 $, malgré sa résilience passée.
- Le marché de Bitcoin est sous pression avec un Crypto Fear & Greed Index en Extreme Fear.
Peter Schiff, l’ennemi juré de la reine des cryptomonnaies
Pour ceux qui découvriraient le personnage : Peter Schiff est un économiste américain, fils de l’icône libertarienne Irwin Schiff, et surtout un défenseur acharné de l’étalon-or. Président d’Euro Pacific Capital, il a bâti sa notoriété sur des critiques virulentes de la dette américaine, de la planche à billets et, depuis 2011, de Bitcoin qu’il qualifie régulièrement de « bulle », de « monnaie sans valeur » ou de « or numérique des fous ».
Son palmarès ? Impressionnant. Selon les compilations du Bitcoin Obituary Tracker, il a déclaré Bitcoin « mort » ou sur le point de s’effondrer plus de 20 fois. À chaque cycle, il revient avec la même certitude : cette fois, c’est la bonne. Les HODLers finiront par craquer. L’or triomphera.
Et pourtant, Bitcoin est passé de quelques centaines de dollars à plus de 100 000 $ en 2025 avant de corriger. Schiff, lui, reste fidèle au poste, comme le montre sa prose du jour :

« Il y a bien trop de complaisance sur Bitcoin pour que le marché soit proche d’un bottom. Quand Bitcoin cassera les 50 000 $, ça devrait tomber rapidement sous les 20 000 $, une baisse suffisante pour ébranler la conviction des HODLers de long terme et les pousser enfin à jeter l’éponge. »
Source : X
Un marché sous pression, mais pas encore en panique
Début juin 2026, Bitcoin oscille autour de 66 000-67 000 $, après avoir flirté avec les 74 000 $ récemment. La correction est réelle : sortie de capitaux des ETF Bitcoin, tensions macroéconomiques aux États-Unis et un halving encore frais dans les esprits. Rien d’extraordinaire dans un actif aussi volatil, mais suffisant pour que les bears relèvent la tête.
C’est là que le Crypto Fear & Greed Index entre en scène. Actuellement plongé en Extreme Fear (autour de 11-26 selon les sources), l’indice reflète une peur palpable sur le marché. Historiquement, ces zones d’extrême peur ont souvent coïncidé avec des points d’entrée intéressants plutôt qu’avec la fin du monde. Schiff voit dans cette complaisance résiduelle le signe que la vraie capitulation n’est pas encore arrivée. Les bulls, eux, y voient plutôt un signal classique de fin de cycle baissier.
Schiff a-t-il enfin raison ?
Sur le fond, Schiff n’a pas complètement tort de pointer la complaisance. Les narratifs de « Bitcoin va à un million » se sont multipliés ces derniers mois, et certains investisseurs institutionnels ou retail semblent encore sous-estimer les risques macro. Une cassure franche sous 50 000 $ pourrait effectivement déclencher une vague de liquidations et tester la conviction des nouveaux entrants.
Pourtant, l’histoire donne tort à Schiff avec une régularité presque comique. Chaque fois qu’il annonce l’armageddon, Bitcoin finit par rebondir plus haut. Ses appels répétés à vendre du BTC pour de l’or ont surtout permis à ceux qui l’ont ignoré de multiplier leur mise par 20 ou plus depuis 2018.

Aujourd’hui, le paysage a changé : ETF Bitcoin institutionnels, adoption par des États et des entreprises (MicroStrategy en tête), et une résilience démontrée face aux chocs. Tomber sous 20 000 $ représenterait un drawdown de plus de 80 % depuis les plus hauts, possible techniquement, mais de plus en plus improbable au vu de la maturité du marché.
Peter Schiff continuera probablement à hurler au loup. C’est son rôle dans la pièce. Il incarne ce personnage récurrent qui, depuis plus de quinze ans, permet aux bitcoiners de se rassurer : tant qu’il parle, c’est que l’histoire n’est pas finie.
Reste à voir si cette fois le marché lui donnera raison. Les HODLers, eux, ont déjà entendu ce disque mille fois. Et jusqu’à présent, celui qui a jeté l’éponge… c’est rarement eux.
Le diable s’habille en fiat, certes. Mais Bitcoin, lui, continue de s’habiller en résilience.