CAC 40 au plus haut, SP 500 au sommet : la Bourse s’offre un double record
Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. Deux continents, un même réflexe ce mardi. À l’ouverture de la séance parisienne, le CAC 40 a inscrit un nouveau sommet historique à 8 669 points, pendant que Wall Street préparait sa propre pièce du jour avec le S&P 500 à portée de son plus haut niveau jamais atteint. Ni krach ni correction à l’horizon : les indices enchaînent les records comme d’autres enchaînent les cafés du matin, portés par deux moteurs bien identifiés.
- Le CAC 40 et le S&P 500 ont atteint des sommets historiques, stimulés par les résultats liés à l’intelligence artificielle et une détente géopolitique autour de l’Iran.
- L’euphorie boursière actuelle a été portée par des dépenses technologiques massives et une baisse des tensions pétrolières, bien que cette conjoncture exceptionnelle puisse ne pas durer.
Paris et Wall Street, un même élan record
Le CAC 40 a dépassé en séance son précédent record de 8 642,32 points, lui-même établi la veille en battant un sommet vieux de plusieurs mois, celui du 26 février 2026 à 8 642,23 points. Trois records en trois jours, une cadence rare pour l’indice parisien.
Même scénario outre-Atlantique. D’après IBTimes, le S&P 500 a grimpé de 0,8% mardi pour approcher les 7 665 points, effaçant son précédent record de 7 620,90 points fixé le 2 juin dernier. L’indice affiche désormais une progression de 11,4% depuis le 1er janvier, soit son 23e record de clôture de l’année selon les calculs de Charlie Bilello, fondateur de Creative Planning. Vingt-trois sommets en sept mois : la routine, en quelque sorte.
L’IA et le pétrole, moteurs jumeaux
Deux forces se conjuguent derrière cette euphorie. D’un côté, la fièvre des résultats liés à l’intelligence artificielle continue de tirer les indices vers le haut, avec des géants technologiques qui annoncent des dépenses d’infrastructure toujours plus vertigineuses. De l’autre, la désescalade entre Washington et Téhéran fait chuter le prix du pétrole depuis plusieurs séances, retirant une prime de risque géopolitique qui pesait sur les marchés depuis des semaines. Deux moteurs bien distincts, mais qui poussent au même moment dans le même sens.
Rien ne garantit que cette conjonction dure. Les dépenses IA reposent sur des paris de rentabilité encore largement invérifiés, et l’accord promis sur le détroit d’Hormuz reste, à ce stade, une déclaration d’intention plus qu’un fait acquis.
Le Bitcoin regarde le spectacle de loin
Pendant que les indices actions s’envolent, la crypto reine reste étonnamment stable, sans afflux massif de capitaux qui viendrait profiter de cet appétit pour le risque. Un contraste net avec les précédentes phases d’euphorie boursière, où Bitcoin surfait généralement sur le même optimisme que les actions technologiques.
Cette déconnexion tient largement à une rotation des capitaux qui délaisse en partie la crypto au profit des paris technologiques traditionnels, un mouvement de fond qui dépasse la seule séance de mardi. Si les résultats liés à l’IA continuent de dépasser les attentes et si Téhéran confirme sa désescalade, les indices actions pourraient continuer d’aspirer les capitaux au détriment du Bitcoin, un basculement à surveiller de près pour quiconque suit les deux marchés en parallèle.