Bitcoin sous pression : Le monde craint le conflit USA-Iran
Le réveil est brutal ce lundi 2 mars 2026. Alors que les crypto-enthousiastes savouraient un léger rebond dominical, l’ouverture des marchés traditionnels a agi comme une douche froide. La raison ? Une escalade militaire sans précédent entre les États-Unis et l’Iran, marquée par un changement de leadership à Téhéran et, surtout, la fermeture effective du détroit d’Ormuz. Dans ce jeu d’échecs géopolitique, le Bitcoin, souvent perçu comme « l’or numérique », se comporte aujourd’hui davantage comme un actif risqué classique, pliant sous le poids des incertitudes globales. On fait le point dans cet article.
- Le monde a été secoué par une escalade militaire sans précédent entre les États-Unis et l’Iran, entraînant la fermeture du détroit d’Ormuz et un impact immédiat sur les marchés financiers.
- Le Bitcoin et les altcoins ont subi une baisse notable, les investisseurs se tournant vers des actifs plus traditionnels comme l’or, tandis que le prix du pétrole a connu une flambée spectaculaire.
Conflit USA- Iran : Quel impact sur les cryptomonnaies ?
Le cours du Bitcoin a chuté de 1,1 % en début de séance pour s’établir autour de 66 700 $, annulant presque totalement sa montée à 68 000 $ observée samedi. Mais ce sont les « altcoins » qui paient le plus lourd tribut à cette poussée de fièvre :
- Ether (ETH) : En baisse de 2,5 % à 1 967 $.
- Solana (SOL) : Accuse le coup avec une chute de 4,1 % à 84 $ (portant ses pertes hebdomadaires à plus de 8 %).
- XRP : Recule de 3,6 % à 1,36 $.
Pourquoi ce désamour soudain ? Tout simplement parce que les investisseurs détestent l’incertitude. Cette baisse est aussi alimentée par la crainte que la hausse des prix de l’énergie ne relance l’inflation, forçant la Fed à maintenir des taux élevés, ce qui est historiquement toxique pour les cryptos.
USA – Iran : Le pétrole en première ligne
Le véritable séisme vient du marché pétrolier. Le Brent crude a bondi de 6,4 % pour atteindre 77,50 $, après un pic à +13 % à l’ouverture. C’est la plus forte progression depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022.
Comprenons bien la situation. Le blocage du détroit d’Ormuz est le point de bascule : par ce mince bras de mer transite un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. Bloomberg confirme que le passage est « effectivement fermé », étranglant l’offre mondiale. En réaction, les actions asiatiques ont lâché 1,4 % et l’or, grand gagnant de la panique, culmine à 5 350 $ l’once.

Bitcoin : Entre frappes et diplomatie
La situation est d’autant plus volatile que les messages diplomatiques sont brouillés. Le président Donald Trump a affirmé que la campagne de bombardements se poursuivrait jusqu’à ce que les « objectifs soient atteints ». Cependant, des rapports suggèrent que Trump aurait accepté de discuter avec le nouveau leadership iranien pour éviter l’embrasement total.
Face à lui, le chef de la sécurité nationale iranienne, Ali Larijani, souffle le froid en déclarant que le pays ne négociera pas sous la pression.

Ce week-end « haut en couleur », pour ne pas dire rouge sang sur les graphiques, nous rappelle que même la reine des cryptomonnaies ne peut pas totalement ignorer l’odeur du soufre et du pétrole. Si le Bitcoin a prouvé sa résilience par le passé, il danse aujourd’hui au rythme des tweets présidentiels et des mouvements de troupes dans le détroit d’Ormuz.
La grande question qui brûle toutes les lèvres sur X et dans les salles de marché est désormais celle du timing. Donald Trump, fidèle à son style direct, évoque un conflit éclair de « quatre semaines ou moins » pour atteindre ses objectifs. Un optimisme qui, s’il se vérifie, pourrait transformer cette purge actuelle en une gigantesque opportunité d’achat. Mais attention : en géopolitique comme en crypto, les certitudes du lundi sont rarement celles du vendredi.
Si le détroit reste verrouillé, l’inflation pourrait redevenir le croque-mitaine de la Fed, douchant les espoirs de baisse des taux. À l’inverse, le moindre signe de détente pourrait renvoyer le BTC tester les 70 000 $ plus vite qu’un missile hypersonique. Affaire à suivre, sur Le Journal du Coin.