Scandale Terra (UST) : le géant de Wall Street Jane Street accusé de délit d’initié
L’administrateur de Terraform Labs vient de lancer des poursuites explosives contre le géant Jane Street pour délit d’initié. En 2022, pendant que les investisseurs particuliers perdaient tout dans le krach historique de Terra/Luna, ce faiseur de marché aurait utilisé des informations confidentielles pour sauver ses millions in extremis. Décryptage d’une affaire qui prouve une chose : en trading, les dés sont pipés.
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Un krach à 40 milliards et des acteurs de l’ombre
L’effondrement de l’écosystème Terra/Luna a vaporisé 40 milliards de dollars en 2022. Ce désastre n’a pas seulement précipité le Bitcoin sous la barre des 20 000 $, il a aussi déclenché un hiver crypto glacial et largement contribué à la chute de l’empire FTX.
Si le fondateur de Terraform, Do Kwon, a écopé de 15 ans de prison en décembre dernier pour ce que le juge a qualifié de « fraude d’une ampleur générationnelle », il semblerait qu’il n’était pas le seul à tirer les ficelles en coulisses.
Todd Snyder, l’administrateur nommé par le tribunal des faillites pour liquider les restes de l’entreprise, vient de déposer une plainte officielle devant la cour fédérale de Manhattan. Sa cible ? Jane Street, l’un des plus puissants « Market Makers » du monde.
Pour vulgariser : un Market Maker (ou faiseur de marché) est un géant financier qui utilise des algorithmes ultra-rapides et des capitaux massifs pour dicter les prix et fournir de la liquidité sur les marchés. Mais Snyder les accuse d’être allés bien plus loin que leur rôle habituel. Ils auraient exploité des informations non publiques pour faire du « front-running » — c’est-à-dire passer leurs ordres juste avant que le marché ne s’effondre, se délestant de centaines de millions de dollars d’exposition sur le dos des investisseurs particuliers.
L’infiltration : L’opération « Bryce’s Secret »
Pour comprendre comment un titan de Wall Street obtient un coup d’avance, il faut regarder son réseau.
Petite parenthèse ironique : Sam Bankman-Fried, l’ex-PDG de FTX au centre des pires manipulations crypto, a lui-même fait ses armes chez Jane Street.
La plainte révèle qu’en février 2022, Jane Street a envoyé Bryce Pratt, un de ses employés qui se trouvait être un ancien stagiaire chez Terraform, pour renouer le contact avec ses ex-collègues. Pratt a mis en place un groupe de discussion WhatsApp sobrement nommé « Bryce’s Secret ». Ce groupe VIP incluait notamment un ingénieur logiciel et le directeur du développement commercial de Terraform.
Sous couvert de discuter de potentiels investissements, ce canal s’est transformé en une ligne directe pour aspirer des informations confidentielles. L’administrateur Todd Snyder est catégorique : « Jane Street a abusé de ses relations pour truquer le marché en sa faveur lors de l’un des événements les plus lourds de conséquences de l’histoire de la crypto. »

Le « Front-running » : Le braquage du pool de liquidité
C’est ici qu’il faut vulgariser le cœur de la machination : le pool de liquidité. Voyez cela comme un immense coffre-fort numérique transparent où les utilisateurs du monde entier déposent leurs cryptos pour permettre à d’autres de faire des échanges. Le fameux « Curve3pool » était le coffre-fort essentiel pour maintenir la stabilité du TerraUSD (UST), une monnaie algorithmique qui était censée toujours valoir 1 dollar.
Le 7 mai 2022, à 17h44 (heure de l’Est), Terraform retire discrètement 150 millions d’UST de ce coffre-fort. Cette information cruciale n’a fait l’objet d’aucune annonce publique.
Pourtant, moins de 10 minutes plus tard, un portefeuille crypto lié à Jane Street siphonne précipitamment 85 millions d’UST du même pool. En retirant massivement leurs fonds à cet instant précis, ils ont ajouté une pression vendeuse colossale au pire moment possible, accélérant la perte d’ancrage du jeton par rapport au dollar.
Ce n’est que le 8 mai que Do Kwon tentera de justifier publiquement ce retrait. Et pendant que la panique s’emparait du grand public le 9 mai, Bryce Pratt organisait encore un appel privé avec Do Kwon pour discuter d’une offre de rachat. La boucle entre initiés était bouclée, pendant que le particulier voyait son portefeuille s’évaporer.
L’offensive judiciaire : La chasse aux milliards
Cette plainte contre Jane Street s’inscrit dans une vaste opération de nettoyage menée par Todd Snyder pour maximiser la récupération des fonds des créanciers floués. Elle fait suite à une autre plainte retentissante de 4 milliards de dollars déposée récemment contre Jump Trading, un autre monstre du trading à haute fréquence accusé d’avoir accéléré le krach via des manipulations similaires.
De son côté, un porte-parole de Jane Street a balayé ces accusations, qualifiant la poursuite de « désespérée » et de « tentative transparente pour soutirer de l’argent ». Mais pour l’investisseur particulier, le message est d’une clarté aveuglante : les marchés directionnels sont une arène où vous jouez contre des algorithmes qui voient vos cartes.
Sortir du jeu truqué : Ce que font déjà 150 investisseurs pour se protéger
Face à de telles révélations, une réalité douloureuse s’impose. Si vous essayez de battre le marché en faisant du trading, vous finissez invariablement par servir de « liquidité de sortie » aux gros fonds. Vous vous épuisez à analyser des graphiques à 3h du matin, pendant qu’ils discutent sur WhatsApp avec les fondateurs pour savoir quand appuyer sur le bouton « Vendre ».
C’est épuisant, stressant, et surtout : ce n’est pas de l’investissement.
Pourtant, il existe une troisième voie pour ne plus subir cette asymétrie d’information, ni la volatilité toxique du marché. Au lieu d’essayer de deviner les prix, la solution est d’utiliser la Finance Décentralisée (DeFi) pour agir comme un banquier. En prêtant vos liquidités de manière asynchrone via des monnaies non volatiles, vous captez la valeur sans jamais avoir à jouer au casino.
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