Ray Dalio met en garde contre les MNBC et leurs risques de surveillance et de contrôle
Le danger des MNBC. Les monnaies numériques de banques centrales (MNBC) sont des projets de plus en plus avancés, notamment en République populaire de Chine et en Union européenne (UE). Mais pour le célèbre investisseur-milliardaire Ray Dalio, fondateur du fonds Bridgewater Associates, ces MNBC représentent un grave danger de dérive autoritaire.
- Les monnaies numériques de banques centrales (MNBC) sont des instruments de contrôle excessivement puissants pour les gouvernements, selon Ray Dalio.
- Les MNBC ont suscité des inquiétudes quant à la possibilité de blocages de comptes arbitraires et à la perte d’intérêts, ce qui les rendrait peu attrayantes à posséder.
Les MNBC donneront « un grand contrôle » aux États sur leurs citoyens
Dans une récente interview donnée à Tucker Carlson, le célèbre investisseur Ray Dalio a exprimé ses craintes sur les monnaies numériques de banques centrales. Selon lui, ces MNBC donneront bien trop de pouvoir aux gouvernements.
Car si Ray Dalio reconnait que ces MNBC sont « faciles » et pratiques à utiliser, il considère surtout qu’elles sont « un mécanisme de contrôle très efficace par le gouvernement ».
« Le gouvernement aura un grand contrôle (…) car toutes les transactions seront connues. (…) Ce contrôle s’étendra à d’autres domaines, les MNBC pouvant potentiellement être utilisées par les gouvernements pour prélever automatiquement des impôts et appliquer des contrôles de change. »
Ray Dalio
Les blocages de cette monnaie numérique seront encore plus rapides et arbitraires que ceux du Convoi de la Liberté
En février 2022 au Canada, l’ancien premier ministre Justin Trudeau avait notamment demandé de geler les comptes bancaires des manifestants du Convoi de la Liberté, qui exerçaient simplement leur droit fondamental de protester contre les violentes restrictions et obligations liées au Covid (obligation vaccinale déguisée pour les chauffeurs routiers notamment).
Et avec une monnaie numérique de banque centrale, Ray Dalio pense qu’un gouvernement pourrait encore plus facilement, et même « automatiquement », appliquer des sanctions (gel des MNBC) contre des personnes qui seraient par exemple juste des contestataires ou des opposants politiques.
Et si l’investisseur-milliardaire est inquiet de l’hyper-surveillance permise par les MNBC, il n’est pas non plus très optimiste sur leur utilité. Car le fondateur de Bridgewater Associates ne pense pas que les MNBC n’offriront probablement pas d’intérêts, et ne seront donc « pas un instrument efficace à détenir, car vous subirez une dépréciation » de la monnaie fiduciaire (comme pour n’importe quelle monnaie fiat, qui est rongée par l’inflation avec le temps).
Contrairement à ce que permet l’argent liquide ou les cryptomonnaies, les transactions entre particuliers en MNBC seront totalement transparentes pour les gouvernements. Si cela peut aider à lutter contre les activités illégales, cela donne surtout un pouvoir de surveillance sans précédent aux États. Très problématique donc pour le respect à la vie privée. Surtout que ce pouvoir pourrait facilement être détourné à des fins de contrôle social et politique. Heureusement, certains pays comme la Norvège (qui ne fait pas partie de la zone euro) stoppent leur projet de MNBC, plutôt que de le pousser de toutes leurs forces, comme le faite la Banque centrale européenne (BCE).