Comment Ethermine trahit Ethereum… et menace Bitcoin !

Le bulletin d’humeur crypto de Benoit, co-fondateur du Journal du Coin – Ça sent le sapin les amis. Des effluves nauséabondes chargées de relents de censure, d’autoritarisme et d’arbitraire telles qu’il convient de ne pas les ignorer… En jeu, la censure de transactions sur Ethereum par Ethermine, un acteur majeur à la fois du réseau et de l’industrie. Une porte dangereuse qui s’ouvre sur un avenir inquiétant pour tout l’écosystème.

Depuis une semaine environ, Ethermine le plus gros mineur d’ETH censure toute transaction en provenance de Tornado Cash, le mixeur bien connu, sous les feux des projecteurs ces dernières semaines.

On ne parle plus de censurer des Front end là, c’est littéralement au niveau du protocole que cette censure s’exerce. Et, ne riez pas, techniquement le risque est le même pour Bitcoin.

Si la réglementation condamne des adresses, tout mineur qui valide une transaction y étant liée pourrait se retrouver en difficulté judiciaire… Et, cela vaut pour les exchanges aussi, y compris « décentralisés »…

Pour l’instant Ethermine est apparemment le seul acteur industriel à adopter cette approche.

Mais à mon avis nous n’en sommes qu’au début du bras de fer. La conclusion est simple, et elle l’a toujours été, il n’y a pas de résistance possible à l’oppression sans anonymat… la décentralisation ne suffit pas.

Si une loi, fusse-t-elle injuste, ordonne quelque chose, si votre identité est connue, soit vous l’appliquez, soit vous finirez en prison (ou en exil à pérorer de loin dans le meilleur des cas, cf. Assange et Snowden).

Ce n’est pas nouveau, et ce n’est pas seulement vrai pour les cryptos : les résistants donnent rarement leur vrai nom et leur adresse… et dans le cas contraire ils finissent souvent en martyrs. Satoshi le savait, il n’était pas pseudonyme par hasard, et à la base le PoW est un modèle de consensus qui fonctionne sans KYC, ce n’est pas un hasard non plus…

Malheureusement avec la montée à l’échelle des cryptos, la plupart des grandes pool de mining sont désormais identifiées, et le gros des volumes de trade des cryptos se fait sur des échanges centralisés…

Bref je donne pas cher de la résistance à la censure des cryptos dans les années qui viennent. En espérant me tromper !

N’en déplaise aux régulateurs, il existe encore des plateformes qui préservent votre vie privée. Inscrivez-vous dès maintenant sur PrimeXBT, l’exchange sans KYC (lien commercial).

Benoit

Crypto vétéran, co-fondateur de BitConseil et du Journal du Coin, membre du Cercle du Coin.

Recevez un condensé d'information chaque jour