Stablecoin : Face au dollar, 12 banques européennes accélèrent

L’euro contre-attaque. L’asymétrie entre le poids économique de la zone euro et sa présence sur les registres distribués soulève des préoccupations croissantes chez les régulateurs et les institutions bancaires du continent. Alors que la monnaie commune représente de 20 à 25 % de l’activité financière mondiale traditionnelle, sa part de marché dans les transactions sur blockchain stagne à environ 0,2 %. Cette déconnexion structurelle force actuellement les acteurs européens à utiliser des jetons indexés sur le dollar américain pour leurs opérations de règlement ou de conservation. Face à ce constat, le consortium Qivalis, soutenu par douze banques majeures de l’Union européenne telles qu’ING, UniCredit et BBVA, prépare le lancement d’un stablecoin régulé par le cadre MiCA pour le second semestre de l’année.

Les points clés de cet article :
  • L’asymétrie entre le poids économique de l’euro et sa faible présence sur les registres distribués a inquiété les régulateurs européens.

  • Le consortium Qivalis, soutenu par douze grandes banques de l’UE, prépare le lancement d’un stablecoin euro pour contrer la domination du dollar sur la blockchain.

Configure ton plan DCA, maintiens-le actif pendant 3 mois consécutifs et gagne jusqu’à 50 € supplémentaires en BTC par mois !
<strong>Pour profiter de ce bonus de bienvenue, créez votre compte Bybit via ce lien</strong>
Pour profiter de ce bonus de bienvenue, créez votre compte Bybit via ce lien

Un impératif de souveraineté numérique face à la dollarisation

L’absence d’un actif en euro disposant d’une liquidité profonde sur les réseaux publics constituerait un risque pour l’autonomie financière de l’Europe, selon Jan-Oliver Sell, PDG du consortium Qivallis qui s’est exprimé dans la presse spécialisée.

Actuellement, le marché des stablecoins, valorisé à environ 314 milliards de dollars, est dominé de manière quasi exclusive par des jetons adossés au billet vert comme l’USDT et l’USDC. Sans une alternative européenne robuste, l’infrastructure financière de demain pourrait s’appuyer par défaut sur le dollar, entraînant une dépendance technologique et monétaire.

Les prévisions de cabinets d’analyse comme Jefferies suggèrent que la capitalisation de ces actifs pourrait atteindre entre 800 et 1 150 milliards de dollars d’ici cinq ans, rendant l’enjeu de la représentativité de l’euro d’autant plus pressant. Le projet Qivalis vise donc à établir un standard euro par le biais d’une approche bancaire coordonnée, évitant ainsi la fragmentation que provoquerait l’émission de multiples jetons isolés. En unissant leurs forces, ces institutions comptent générer la distribution et la profondeur de marché nécessaires pour attirer les utilisateurs institutionnels.

Ces derniers subissent aujourd’hui un risque de change (FX) lorsqu’ils opèrent sur des plateformes où le dollar est l’unique unité de compte. L’introduction d’un jeton euro stable permettrait de supprimer cette exposition aux fluctuations de change pour les acteurs de la zone, tout en réaffirmant le rôle de l’euro comme seconde monnaie de réserve mondiale dans les environnements numériques.

Cette initiative privée s’inscrit en parallèle des travaux de la Banque Centrale Européenne (BCE) sur l’euro numérique, dont le lancement n’est pas envisagé avant 2029. Le consortium précise que son stablecoin ne concurrence pas le projet de monnaie numérique de banque centrale (MNBC), mais propose une solution complémentaire adaptée aux réseaux publics.

L'asymétrie entre le poids économique de la zone euro et sa présence sur les registres distribués soulève des préoccupations croissantes chez les régulateurs et les institutions bancaires du continent. Alors que la monnaie commune représente de 20 à 25 % de l'activité financière mondiale traditionnelle, sa part de marché dans les transactions sur blockchain stagne à environ 0,2 %. Cette déconnexion structurelle force actuellement les acteurs européens à utiliser des jetons indexés sur le dollar américain pour leurs opérations de règlement ou de conservation. Face à ce constat, le consortium Qivalis, soutenu par douze banques majeures de l'Union européenne telles qu'ING, UniCredit et BBVA, prépare le lancement d'un stablecoin régulé par le cadre MiCA pour le second semestre de l'année.
Le patron du consortium Qivalis défend l’intérêt d’un stablecoin en euro dans un monde largement dominé par le dollar – Source : Compte X

Configure ton plan DCA, maintiens-le actif pendant 3 mois consécutifs et gagne jusqu’à 50 € supplémentaires en BTC par mois !
<strong>Pour profiter de ce bonus de bienvenue, créez votre compte Bybit via ce lien</strong>
Pour profiter de ce bonus de bienvenue, créez votre compte Bybit via ce lien

Complémentarité avec le cadre réglementaire et l’action de la BCE

Tandis que l’euro numérique de la BCE reposerait sur une infrastructure centralisée pour les paiements de détail, le stablecoin de Qivalis servirait d’interface pour les usages spécifiques à la blockchain, tels que le règlement de transactions complexes ou les protocoles de finance décentralisée, toujours selon le patron du consortium européen. La mise en place de cette architecture hybride permet de couvrir l’ensemble du spectre monétaire, de la monnaie centrale aux actifs programmables.

La réussite de ce déploiement dépendra cependant de l’approbation réglementaire de la Banque centrale néerlandaise (car Qivalis y est basé), une étape cruciale pour garantir la conformité totale avec le règlement MiCA. Ce cadre législatif unique au monde offre désormais aux banques européennes une base juridique solide pour concurrencer les émetteurs non européens.

L’objectif consiste à intégrer cet écosystème euro natif auprès des bourses, des dépositaires et des plateformes de paiement mondiales. En structurant cette offre autour d’un actif audité et garanti par des banques de premier plan, l’Europe tente de reprendre l’initiative sur l’organisation de son infrastructure financière future.

L’émergence d’un stablecoin euro liquide représente une étape notable pour la stabilité du système financier européen. La transition des activités de marché vers les rails technologiques de la blockchain semble inévitable, et le maintien de la parité euro dans ces échanges garantit la compétitivité du continent. Si le dollar conserve une avance considérable, l’alignement des banques commerciales et des régulateurs autour d’un projet commun pourrait rétablir un équilibre nécessaire. La capacité de l’Europe à imposer ses propres standards monétaires on-chain déterminera, à terme, son degré d’influence dans une économie mondiale de plus en plus numérisée. Et le temps presse…

Bybit est une géant de la crypto parfaitement régulé en Europe. Une plateforme qui propose de très nombreuses crypto ainsi que de nombreux produits dérivés sécurisés. Configure ton plan DCA, maintiens-le actif pendant 3 mois consécutifs et gagne jusqu’à 50 € supplémentaires en BTC par mois !
<strong>Pour profiter de ce bonus de bienvenue, créez votre compte Bybit via ce lien</strong>
Pour profiter de ce bonus de bienvenue, créez votre compte Bybit via ce lien

Ben Canton

Avec une formation en littérature et en langues, j’aime mêler l’analyse rigoureuse au goût des idées pour décrypter les grands enjeux économiques et (géo)politiques liés aux cryptomonnaies. Depuis 2019, j’écris pour le Journal du Coin, et je collabore également avec Tahiti Cryptomonnaie, où je me concentre sur des sujets comme le Bitcoin, les MNBC, la tokenisation des RWA et plus largement les mutations stratégiques du Web3. Lecteur passionné, curieux du monde et des rapports de pouvoir qui le structurent, je m’efforce de rendre ces thématiques accessibles à tous, avec une attention particulière pour les projets pensés pour le grand public.

Journal du Coin
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.