
Blanchiment d’argent : le dollar mène la danse (pendant que tout le monde regarde Bitcoin) !
Blanchiment bancaire. Dans la crypto, les chiffres permettent de relativiser certains fantasmes. Comme par exemple le fait de considérer Bitcoin comme une monnaie du crime. Alors, le BTC est-il toujours l’ennemi public numéro un, la coqueluche des narcotrafiquants et l’obsession d’Elizabeth Warren ?
Si l’on en croit les chiffres, il faudrait peut-être rembobiner un peu la cassette. Car pendant que la sphère crypto fait office de bouc émissaire, un autre acteur, bien plus habitué à ce genre de manigances, continue de briller : le système bancaire traditionnel. Entre 2020 et 2024, les banques américaines auraient blanchi plus de 312 milliards de dollars à elles seules. Ça, c’est ce qu’on appelle une performance.
- Le système bancaire traditionnel a blanchi plus de 312 milliards de dollars entre 2020 et 2024, éclipsant de loin les activités illicites associées aux cryptomonnaies.
- Les banques américaines ont joué un rôle majeur dans le blanchiment d’argent en collaboration avec des réseaux criminels internationaux, malgré une stigmatisation continue des cryptomonnaies par les régulateurs.

Le blanchiment d’argent, un sport bancaire ?
La criminalité liée aux cryptomonnaies existe bel et bien. Mais elle représente une part très minoritaire des activités illicites menées à l’échelle mondiale. En effet, selon les données de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), le montant total de ces opérations s’élève à une fourchette impressionnante de 2 à 5 % du PIB mondial, soit entre 800 milliards et 2 trillions de dollars par an. Une somme qui fait passer la crypto pour un jeune délinquant en sursis. »
Une réalité qui permet de remettre en perspective les 189 milliards de dollars associés à la crypto sur les 5 dernières années. D’autant plus si l’on considère que la part de Bitcoin dans ce domaine est historiquement basse. Car les criminels préfèrent désormais se tourner vers des réseaux plus discrets, comme par exemple Tron ou des stablecoins comme le Tether.
Pourtant, la crypto-phobie ambiante continue de faire de cette économie numérique un vecteur privilégié de toutes les dérives possibles. Comme par exemple dans le cadre de l’opération Choke Point 2.0 menée par les instances de régulation US. Cela au point de pousser le candidat Donald Trump à en faire un argument de campagne.
D’ailleurs, les données montrent que les banques traditionnelles restent les principales responsables de ce type de dérives. Avec un montant estimé à 312 milliards de dollars sur les 4 dernières années.

Les banques US ont blanchi 312 milliards de dollars
Les données proviennent d’un avis publié par le FinCEN (Financial Crimes Enforcement Network) des États-Unis. Une instance en charge de la lutte contre la criminalité financière. Et autant dire que le bilan n’est pas très reluisant pour les banques traditionnelles.
En effet, le FinCEN a analysé plus de 137 000 rapports liés au Bank Secrecy Act entre 2020 et 2024. Et le résultat montre que plus de 62 milliards de dollars par an ont transité par le système bancaire US afin de blanchir de l’argent pour le compte de réseaux chinois.
« Ces réseaux blanchissent les produits des cartels de la drogue basés au Mexique et sont impliqués dans d’autres systèmes importants de transfert d’argent souterrain aux États-Unis et dans le monde entier. »
Une opération menée en collaboration avec les cartels de la drogue basés au Mexique. Car ces derniers ont besoin de blanchir les revenus de leurs ventes en dollars. Alors que les gangs chinois veulent des dollars pour contourner les lois de contrôle des changes de leur pays.
Les banques traditionnelles continuent de mener la danse dans le domaine du blanchiment d’argent. Pourtant, les instances de régulation persistent à considérer les cryptomonnaies comme un problème. Une position très largement soutenue par la sénatrice Elizabeth Warren, dont la croisade anti-crypto est devenue un véritable running gag.
