Malte, Bitcoin-Island sans contrainte et paradis des crypto ? Plus pour longtemps aux yeux des régulateurs

La menace réglementaire est bien réelle – Alors que Malte est devenue une escale ou une destination incontournable de transactions cryptos, se chiffrant en plusieurs dizaines de milliards d’euros, les gendarmes financiers expriment leur inquiétude quant à l’efficacité du dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent du pays.

Des milliards de dollars sous le radar

Le Times of Malta du 20 juin 2021 parle de 71 milliards de dollars (environ 60 milliards d’euros), qui correspondrait à la valeur totale des cryptomonnaies qui ont transité par Malte depuis 2017, année où cet Etat méditerranéen est devenu l’« île blockchain ».

Si les autorités du pays peuvent se réjouir d’être sur la bonne voie pour gagner leur pari de faire de leur île une destination majeure pour les cryptomonnaies, la nouvelle fait cependant grincer les dents des gendarmes financiers, s’inquiétant de la robustesse des dispositifs de lutte contre le blanchiment d’argent face aux transactions cryptos.

Malte fut d’ailleurs au cœur des discussions du Groupe d’Action Financière (GAFI) sur le blanchiment de capitaux, lors de sa récente réunion dans la capitale française. L’objectif était de savoir si Malte devait ou non figurer sur la liste des pays ayant respecté leurs obligations en matière de lutte contre la criminalité financière.

Malte sous la loupe des régulateurs pour son opacité en matière de Bitcoin et de cryptomonnaies
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Le paradis des cryptos est l’enfer des régulateurs

L’île avait adopté les cryptomonnaies dès 2017, à un moment où le secteur était encore peu réglementé. Ce serait ce plongeon précoce dans les cryptos qui inquièterait les fonctionnaires du GAFI. Ces derniers ont, par ailleurs, exprimé leurs préoccupations quant au régime d’application de la loi du pays.

Malte fera-t-il figure de mauvais élève en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et devra-t-il ainsi en assumer les conséquences ?

L’archipel a pris un risque qui, pour le moment, semble s’être avéré payant, car l’Etat a pu attirer plusieurs entreprises blockchains et cryptos en 2018. Binance fait partie de ces entreprises qui y ont élu domicile, prévoyant un climat réglementaire ensoleillé pour les cryptomonnaies. A l’époque, les entreprises n’avaient nullement besoin d’une licence pour leurs activités.

Toutefois, cette période de grâce d’un an applaudie par les bénéficiaires de cette souplesse réglementaire serait la cause d’« une explosion des transactions à haut risque effectuées par les bourses de cryptomonnaies dans un environnement sans licence », dixit une source du Times of Malta.

Malte va-t-il essayer de faire les yeux doux aux régulateurs, comme ce géant de Wall Street qui prétend miner du bitcoin propre ? Avec un GAFI qui ne supporte pas d’être « aveugle », habitué à un voyeurisme financier légalisé, cela va être une tâche plus difficile.

En France, une grande latitude est laissée aux amateurs de Bitcoin et de crypto, dès lors qu’ils passent par des acteurs légitimes et régulés. A ce titre, faites le choix d’une plateforme de trading fiable, en vous inscrivant via ce lien affilié sur l’exchange FTX !

Le Journal Du Coin

Un article de la rédaction. Le Journal du Coin, premier média d’actualités francophone sur la cryptomonnaie, Bitcoin, et les protocoles blockchain.

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