Consensus Blockchain Proof of burn

Consensus & blockchain : découvrons le proof of burn !

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Après avoir introduit la semaine dernière ce qu’était une méthode de consensus en évoquant les plus notables que sont le Proof-of-Work et le Proof-of-Stake, poursuivons dans le feu de l’action avec le Proof of Burn – vous l’avez ?. On en entend vaguement parler, mais aujourd’hui, on va dépeindre ensemble un tableau de cette technique de consensus pour le moins ardente !

Combattre le feu par le feu : le Proof-of-Burn contre le Proof-of-Work

“Burnt coins are mining rigs!” – Iain Stewart’s (2012)

Cette phrase a été écrite par Iain Stewart’s, le premier à avoir proposé le principe du Proof-of-Burn en 2012 sur Bitcointalk. Il y voyait alors une méthode alternative au PoW pour réduire la consommation énergétique allouée au minage. Son souhait été de créer une technique de consensus qui reproduirait certaines des propriétés aléatoires du PoW, notamment en gardant le principe d’un ajustement de la difficulté et d’un investissement nécessaire des participants au réseau. Toutefois, au lieu d’investir des ressources physiques pour valider un bloc, il faudra investir directement des ressources financières.

Bitcoin SV halving

Mais alors… quelle différence avec le Proof-of-Stake, me direz-vous ?

Le Proof-of-Stake au bûcher

Rappelons que dans le Proof-of-Stake, on met sous séquestre une certaine quantité de cryptomonnaies : il s’agit d’un collatéral nécessaire pour participer à la validation du réseau, mais si l’on souhaite quitter ce réseau il est possible de récupérer sa mise initiale.

De plus, nombre de variations du PoS existent aujourd’hui, notamment du côté des masternodes : contre la mobilisation d’un certain collatéral en cryptomonnaies, si vous participez à la validation d’un réseau de masternodes, un revenu passif vous est versé en récompense de l’effort consenti. Certains professionnels du secteur proposent d’ailleurs des solutions de déploiement et de gestion déléguée de masternodes, à l’image des grenoblois de Feel Mining.

Pour en revenir au Proof-of-Burn, le fonctionnement est en réalité très différent, puisqu’il s’agira de détruire les tokens que vous fournirez pour gagner le droit de valider les transactions du réseau ! En effet, il faudra envoyer des jetons sur une adresse publique à laquelle aucune clé privée ne sera assignée… cette adresse gloutonne (“eater address”) servira donc de dernière demeure aux cryptomonnaies qui lui seront envoyées et plus personne ne pourra jamais les dépenser !
On comprend donc que la quantité des jetons qui seront ainsi brûlés sera vérifiable par tous les membres du réseau, sans que personne ne puisse avoir accès à ces fonds.

Ce système peut pour autant sembler tout de même similaire au PoS dans le sens où, plus on brûle de tokens, plus on a de chances d’obtenir la récompense associée (qui quant à elle introduit des nouvelles cryptos sur le marché). Les tokens détruits peuvent par exemple être des bitcoins, utilisés alors pour créer d’autres tokens. Le mineur n’a aucun intérêt à tricher en proposant un un bloc faux puisque les autres nœuds ne le valideront pas et il perdrait alors son argent.

Certains projets détruisent leurs propres tokens, à l’image de Binance qui brûle une certaine quantité de BNB en fonction des volumes d’échange que la plateforme annonce chaque trimestre. Notons cependant que la motivation est alors différente : il ne s’agit plus de brûler des tokens comme mode de consensus, mais afin d’essayer d’agir sur la politique monétaire et la valeur des BNB.

Cendres et poussières

Mais attention, rappelons encore qu’en ce qui concerne une cryptomonnaie qui utiliserait le Proof-of-Burn, la récompense retirée à la participation au réseau ne sera naturellement pas le montant affiché par la fameuse adresse gloutonne : ces tokens seront eux bien inutilisables. Il faut alors voir le Proof-of-Burn comme une variante conceptuelle du PoW, puisqu’en dépensant des tokens, les participants s’engagent financièrement dans le réseau d’une façon différente.

Aujourd’hui la crypto-monnaie la plus connue utilisant ce consensus est Counterparty. En 2016, ses utilisateurs ont détruit environ 2100 bitcoins pour créer 2,6 millions de XCP (le jeton de Counterparty).

Le Proof of Burn se propose comme une alternative au classique Proof of Work, mais cette jeune technique est critiquée par certains détracteurs qui considèrent qu’il s’agit d’un simple gaspillage de tokens. Et vous, que pensez-vous de l’idée de détruire des cryptomonnaies… pour en créer ?

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Morgan Richaud
Etudiant en école de commerce, j'ai rejoint l'association Kryptosphère cette année en tant que Responsable Rédaction à Marseille. J'ai connu le Bitcoin et la Blockchain en 2017, avant la bulle même si cette dernière m'a encore plus motivé à découvrir cet univers fascinant.

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