La version bêta du Lightning Network est déployée

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Le Lightning Network est de plus en plus proche de voir le jour avec le lancement de la version bêta de ce protocole révolutionnaire par Lightning Labs. Dans un article publié dans la semaine, je vous avais fait part de l’implantation de plus de 1000 nœuds constitutifs de ce fameux réseau tout en vous expliquant brièvement son concept.

Le lancement de cette version bêta représente un énorme pas pour Bitcoin. Depuis plusieurs années maintenant, trois groupes de développeurs se sont engagés dans la création de cette couche technologique qui augmentera la vitesse des transactions de façon considérable : cette dernière était en effet l’une des plus grandes limites de la blockchain de bitcoin.

ACINQ, Lightning Labs, Blockstream (formé par les membres fondateurs de Bitcoin) mais aussi des développeurs volontaires venant du quatre coins du monde avaient jusqu’alors réussi chacun de leur côté à conceptualiser le Lightning Network. Lightning Labs devient ainsi le premier à lancer un protocole fonctionnel de cette technologie qui, était jusque là testée sur des réseaux « test » (testnet).

Appelé Lightning Network Daemon (LND), ce bijou technologique apporte quelques surprises en plus de sa mission première résolvant les problèmes liés aux délais de transaction.
Pour en citer quelques-unes :
– La création future d’un portefeuille numérique intégrant le Lightning Network nativement ;
– La mise en place des atomic swaps qui permettront d’échanger des bitcoins contre les autres tokens qui auront déployé cette technologie, pour aucun coût et quasi-instantanément.

La communauté Bitcoin nous surprend une nouvelle fois par son engagement dans un projet universel et open-source, dont le but est la réalisation de la vision de Satoshi Nakamoto. Il ne serait pas étonnant de voir certaines entreprises se pencher aussi vers cette technologie, tant elle révolutionne le problème lié à la scalabilité que connaissent certaines blockchain. C’est d’ailleurs certainement pour cette raison que plusieurs grands noms de l’industrie ont décidé de participer financièrement au développement du Lightning Network Daemon, comme le PDG de Twitter Jack Dorsey, ou encore l’un des business angels de Tesla et Space X (Bill Lee), réunissant environ 2,5 millions de dollars.

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Vincent
Vivant en Chine depuis 7 ans, j’ai découvert les cryptos dans un univers fermé, mais là où tout est possible. Amateur presque fanatique de cette monnaie révolutionnaire, je cherche à vous partager le récit de mon exploration quotidienne dans ce nouveau monde numérique.

6 Commentaires

  1. “Olala, la blockchain c’est trop lent, je me demande comment on pourrait faire pour aller plus vite…
    – J’ai ! On s’en sert pas !
    – Génial putain, pourquoi on n’y avait pas pensé avant ?”

    “Il ne serait pas étonnant de voir certaines entreprises se pencher aussi vers cette technologie, tant elle révolutionne la scalabilité.” -> Non, elle déplace le problème.

    Une question me taraude, tu sais ce que c’est la scalabilité ? Ou tu te contentes de sortir des mots que t’as lu ailleurs ? Parce que là la blockchain est pas plus scallable, elle a juste une surcouche qui permet d’écrire dedans le moins possible, tout en rendant opaque pas mal d’éléments de la transaction.

    • Bonjour Juranio,

      Merci pour votre remarque. En effet, la phrase peut induire à l’erreur. L’article a d’ailleurs été modifié avec davantage de précisions 😉

      Par contre, je suis sûr de savoir ce qu’est la scabilité mais pas autant concernant la première partie de votre commentaire. Pouvez-vous reformuler?

      • Les 10 transactions par seconde restent les mêmes, tout le reste se passant en dehors. On a donc des tunnels qui s’ouvrent et se ferme en informant seulement de l’état à la fermeture.
        La blockchain n’est donc en aucun cas capable de supporter une montée en charge, étant donné qu’elle perd une partie de ses fonctionnalités, ce n’est pas elle qui s’adapte mais ses utilisateur.

        Dans le cadre d’une vraie scabilité d’infra horizontale, on a admettons 40 serveurs qui sont capables de prendre 250 000 connexions/s, avec un répartiteur de charge devant qui se débrouille pour que tout se passe bien. Dans le cas où ces 250 000 connexions/s sont dépassées, le répartiteur alloue plus de serveurs de sorte à pouvoir traiter plus de requêtes. A aucun moment il n’envoie des informations incomplètes le temps que les serveurs puissent répondre, ce serait l’inverse totale de la scalabilité. Je le rappelle au cas où, wikipedia étant mon meilleur pote :
        “En informatique matérielle et logicielle et en télécommunications, la […] scalabilité […] désigne la capacité d’un produit à s’adapter à un changement d’ordre de grandeur de la demande (montée en charge), en particulier sa capacité à maintenir ses fonctionnalités et ses performances en cas de forte demande”

        Bref, pour le coup ça illustre bien l’utilisation d’un terme technique devenu un buzzword. Et le pire c’est que les gens s’en satisfont.

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