Trésor américain : la réglementation US s’impose à Libra et aux cryptos

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La lutte contre le blanchiment d’argent (AML) et le financement du terrorisme reste la priorité principale des autorités financières à travers le monde, États-Unis en tête. Une représentante officielle du Département du Trésor américain a d’ailleurs rappelé que les cryptomonnaies, quelles qu’elles soient, étaient toutes scrupuleusement scrutées par les régulateurs d’Outre-Atlantique.

Taper du poing sur la table

Réveillé en sursaut en juin dernier par l’émergence soudaine du Libra de Facebook, les autorités de régulation nationales et internationales ont depuis martelé le même message : les cryptoactifs doivent subir la même surveillance réglementaire que “toutes les autres banques”, comme le disait en personne le président Donald Trump.

Sigal Mandelker – sous-secrétaire au Trésor américain – a de nouveau enfoncé le clou le 10 septembre : le stablecoin Libra devra atteindre les normes les plus élevées de conformité vis-à-vis de la réglementation américaine avant tout lancement, d’après Reuters.

“Qu’il s’agisse de Bitcoin, d’Ethereum, de Libra, notre message est le même pour toutes ces sociétés (sic) : la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme doit être intégrée dans votre conception dès le départ.”, Sigal Mandelker, sous-secrétaire au Trésor, chargée du terrorisme et du renseignement financier

Si la formule peut prêter à sourire (essayez donc d’appeler le représentant commercial de Bitcoin Inc, pour voir), elle a le mérite de confirmer que la formule passée du Secrétaire du Trésor des États-Unis M. Mnuchin n’était pas un accident de parcours : oui, les cryptos sont bien considérées comme “un enjeu de sécurité nationale”.

La Suisse sous pression

Continuant sa diatribe, Sigal Mandelker explique que le secteur des actifs numériques se serait trop fortement concentrée sur la construction de son infrastructure. Dans le même temps, trop peu d’attention aurait été portée aux problèmes du terrorisme et du crime organisé dans le contexte de la cryptosphère.

La sous-secrétaire au Trésor Américain a en tout cas averti la Suisse : les pays affichant une position crypto-amicale “doivent prendre des préoccupations particulières [vis-à-vis des risques liés au blanchiment et au terrorisme] au plus haut niveau et avec la plus grande considération”.

Alors que l’Association Libra cherche à se faire reconnaître comme un système de paiement dans les contrées helvètes, les autorités étasuniennes ne relâchent donc toujours pas la pression sur le projet Libra.

Rémy R.
Issu d’une formation universitaire en Sciences, je m’intéresse aux blockchains et à Bitcoin depuis 2013 et en ai même miné à l’époque. La bulle qui s'en est suivie m'en a détourné, mais je m'y suis replongé depuis 2017 et les étudie depuis avec passion.

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